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Soigner sa dépression sans médicaments

 
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Paul
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MessagePosté le: 11 Jan 2010 15:57    Sujet du message: Soigner sa dépression sans médicaments Répondre en citant

En septembre 2008, quinze spécialistes renommés s’associaient à l’appel de Psychologies magazine contre l’abus d’antidépresseurs chez les personnes souffrant d’un simple mal-être ou d’un coup de blues passager. Aujourd’hui, c’est sur le recours systématique à ces médicaments que nous nous interrogeons. Quelqu’un qui est diagnostiqué dépressif par un médecin se voit invariablement prescrire des cachets.

Or les antidépresseurs et les anxiolytiques ne sont pas forcément la seule réponse. Gaëlle, Maxime et Antoinette ont été diagnostiqués dépressifs. Ils ont pris des médicaments, puis ont choisi d’essayer de se guérir autrement. Ils restent prudents avec leur maladie, à l’écoute d’une possible rechute, mais ils vont mieux. Jean-Pierre Olié, chef du service de psychiatrie au centre hospitalier Sainte-Anne, à Paris, nous confirme, sans renier les bienfaits de certains traitements chimiques, que des méthodes alternatives peuvent faciliter la guérison.

http://www.psychologies.com/Moi/Problemes-psy/Deprime-Depression/Articles-et-Dossiers/Soigner-sa-depression-sans-medicaments

Cordialement,

Paul Zveguinzoff
Psychologue clinicien, psychothérapeute
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Paul
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MessagePosté le: 12 Jan 2010 8:11    Sujet du message: Répondre en citant

Antidépresseurs : pas plus efficaces qu'un placebo

Une étude américaine conclut que les antidépresseurs ne seraient pas plus efficaces qu'un placebo contre les états dépressifs légers à modérés et qu'ils ne seraient nécessaires que pour soigner les dépressions sévères.

Or, dans la pratique, près de 70 % des patients auxquels on prescrit un antidépresseur souffrent d'une dépression légère à modérée.

Le Devoir rapporte jeudi que pour en arriver à une telle conclusion, les chercheurs de l'Université de Pennsylvanie, à Philadelphie, ont réalisé une grande analyse de six essais cliniques en comparant un antidépresseur à un placebo pendant au moins six semaines. Sur les 718 patients au total qui participaient à ces essais cliniques, 180 présentaient une forme légère de la maladie, 255 une forme dite modérée et 283 souffraient de dépression profonde.

Les chercheurs ont découvert que l'efficacité des antidépresseurs variait considérablement en fonction de la sévérité des symptômes. A leur avis, les dépressions légères à modérées pourraient être traitées par des approches alternatives, comme la psychothérapie ou l'exercice physique.

Pierre Landry, psychiatre à l'hôpital Louis-H. Lafontaine, confirme que le taux de réponse au placebo est élevé dans les études en général. Il ajoute, toutefois, une fois les études terminées, que les personnes qui reçoivent un placebo rechutent plus souvent, voire plus rapidement dans l'année qui suit que celles à qui on administre des médicaments antidépresseurs.

Pierre Blier, chercheur à l'Institut de recherche en santé mentale de l'Université d'Ottawa, ajoute que lorsque la dépression est peu sévère, il est plus difficile de mettre en évidence l'effet de l'antidépresseur par rapport à l'effet placebo, notamment en raison de l'effet psychothérapeutique que peut avoir l'encadrement du patient qui, au cours de l'étude, est suivi de près.

L'étude des chercheurs de Philadelphie paraît dans le Journal of the American Medical Association (JAMA).

Nouvelles de © La Presse Canadienne, 2009.

http://www.passeportsante.net/fr/Actualites/Nouvelles/Fiche.aspx?doc=antidepresseurs-pas-plus-efficaces-qu-un-placebo-pour-les-depressions-legeres-a-moderees-20100107&source=bulletin

Cordialement,

Paul
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Paul
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MessagePosté le: 12 Jan 2010 16:06    Sujet du message: Répondre en citant

Antidépresseurs les mensonges des labos

Le Point du 10 décembre 2009 consacre un dossier (pages 64 à 76) au "grand mensonge des antidépresseurs", qu'on nous vend comme les "pilules du bonheur". L'hebdomadaire insiste sur une présentation extrêmement positive de ces molécules par les laboratoires pharmaceutiques, alors que leur efficacité serait mise en doute et qu'ils seraient potentiellement responsables de lourds effets secondaires. Dans une interview, Boris Cyrulnik, souligne l'intérêt majeur des antidépresseurs dans les cas de dépressions sévères, mais il met en garde contre une tendance dangereuse, qui conduit les praticiens à les prescrire trop facilement. Le dossier note que "les quatre antidépresseurs les plus consommés au monde : le Prozac®, le Deroxat®, l'Effexor® et le Serzone® (...) ne seraient pas plus efficaces qu'un placebo !". C'est en tout cas la récente découverte qu'ont faite deux chercheurs en analysant les dossiers d'autorisation de mise sur le marché américain. Ils sont tombés sur "des études jamais rendues publiques qui montraient l'absence d'efficacité du médicament, excepté pour les malades atteints des dépressions les plus sévères", indique l'hebdomadaire. Ce qui n'est pas pour surprendre la psychiatre Monique Debauche. Comme elle l'explique dans la revue, la plupart des essais cliniques sur les médicaments sont financés par les firmes pharmaceutiques. "Elles conçoivent les études et sont propriétaires des résultats, qu'elles peuvent laisser dans un tiroir si ça ne leur convient pas ou au contraire utiliser comme outil de promotion". "Si les médecins généralistes, qui prescrivent 80 % des antidépresseurs connaissaient tous les résultats des études menées sur ces médicaments, il s en prescriraient au compte-goutte !", regrette Monique Debauche. Un voeux pieux. La France est un des pays les plus gourmands d'antidépresseurs au monde avec 65 millions de boîtes par an. Leur consommation a doublé en moins de dix ans et six millions de personnes sont sous traitement, "avec des ordonnances injustifiées dans la moitié des cas". Pourtant, déplore, François Pesty, un ex-directeur des ventes dans l'industrie pharmaceutique, aujourd'hui consultant pour l'assurance maladie, "en 1998, le gouvernement s'était fixé comme objectif de réduire de 10 % la consommation d'antidépresseurs en France. Ca n'a presque pas bougé. L'année dernière, on en a encore remboursé pour 400 millions d'euros". Prescrire, l'unique revue médicale française indépendante, ajoute que "les firmes ont réussi à convaincre que la tristesse et l'anxiété faisaient partie des symptômes de la dépression et qu'il fallait les soigner avec des médicaments", alors que les alternatives existent comme le montre l'enquête du Point.

http://www.annuaire-secu.com/html/news379.html#13

Cordialement,

Léon Renard
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Astyan
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MessagePosté le: 12 Jan 2010 23:19    Sujet du message: Répondre en citant

Je trouve le professeur Olié très interressant, un tchat à eu lieu sur psychologie auquel j'ai participé voila sa réponse à une question que jelui avais posé
astyan06 > bonjour pensez vous qu'il y'a des psychothérapie plus efficace que d'autre dans la dépression? le sport aide t-il à lutté contre? et en ce qui concerne l'alimentation y'a t'il des moyen de lutté en mangeant mieux?

Jean-Pierre Olié > Réponse positive pour le sport, une alimentation de type méridéteranéen. Les thérapies cognitives (TCC) ont apporté la preuve d'une efficacité sur les symptômes dépressifs. D'autres psychothérapies agissent plus globalement sur le fonctionnement individuel et la gestion des émotions.

On peut aussi s'interrogé sur le manque de rigueur des tests des antidépresseurs, et de leurs champ d'action, donc sur leurs fonctionnement.
_________________
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Paul
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MessagePosté le: 13 Jan 2010 7:32    Sujet du message: Répondre en citant

Bonjour Astyan,

Félicitations pour votre participation !

Effectivement, comme vous le soulignez, les antidépresseurs sont aujourd'hui sérieusement remis en question par de nombreux scientifiques, notamment pour les dépressions légères ou modérées.

Cordialement,

Paul Zveguinzoff
Psychologue clinicien, psychothérapeute
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Paul
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MessagePosté le: 03 Avr 2010 7:56    Sujet du message: Répondre en citant

Antidépresseurs = Placebo !

Un antidépresseur est un médicament principalement prescrit dans le traitement de certaines dépressions et de certains troubles anxieux et dont les effets apparaissent après deux ou trois semaines. Il existe différentes classes d'antidépresseurs. Toutefois leur efficacité n'était jusqu'ici démontrée et affirmée que par des études commanditées par des laboratoires producteurs de ces drogues. Une grande étude réalisée par d'éminents scientifiques sur les données soumises à la FDA aux USA (Food and Drug Administration) remet complètement en question l'utilité de toutes les classes d'antidépresseurs connus.



Le professeur Irving Kirsch du département de Psychologie de l'Université de Hull au Royaume Uni en collaboration avec le professeur Brett Deacon de l'Université du Wyoming, le professeur Tania B. Huedo Medina du centre de Santé de l'Université du Connecticut et le Professeur Alan Scoboria du département de Psychologie de l'Université de Windsor, Ontario, Canada avec le professeur Thomas J. Moore de l'institut pour les pratiques médicales sans danger d'Untington Valley en Pennsylvanie ont réalisé une méta-analyse des données soumises à la Food and Drug Administration concernant les résultats des antidépresseurs sur des populations de dépressifs sévères, sur des dépressifs de niveau modéré et des dépressifs légers. Ces résultats ont été comparé à ceux des groupes qui ont reçu un placebo (un simulacre de médicament mais ne contenant en réalité aucune substance active).

Mécanismes d'action

Pour rappel, le mécanisme d'action des antidépresseurs est généralement lié à un effet sur les neurotransmetteurs (en particulier la sérotonine et la noradrénaline).

Les ISRS (inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine) augmentent la concentration de sérotonine dans la synapse en empêchant sa recapture dans le neurone pré-synaptique (voir synapse) : fluoxetine, venlafaxine, nefazodone et paroxetine. Cette classe d'antidépresseurs est récente. Le célèbre Prozac en fait partie.
Les IMAO (Inhibiteurs des monoamine oxydases) augmentent la concentration en sérotonine en inhibant les enzymes (les monoamines oxydases ou MAO) chargées de sa dégradation. Leur usage requiert une surveillance très contraignante de l'alimentation et ils ne sont maintenant que très rarement utilisés.
Les antidépresseurs tricycliques empêchent la recapture de divers neurotransmetteurs, y compris la sérotonine, la noradrénaline et la dopamine. Ces antidépresseurs sont les plus anciens et restent très efficaces malgré des effets secondaires parfois gênants.
Les inhibiteurs de la recapture de la sérotonine-noradrénaline (IRSNa) inhibent de façon sélective la recapture de la noradrénaline et de la sérotonine.
Résultats

Pas de différence de résultat pour les dépressifs légers et les dépressifs de niveau modéré ! Une relative petite différence pour les dépressifs sévères. L'étude conclu en outre que la -petite- différence de résultats entre les deux groupes de dépressifs sévères (le groupe placebo et le groupe expérimental) est plus due au manque de réponse suite à des prises répétées de placebo plus qu'à une augmentation de la réponse à la médication. Les antidépresseurs qui ont été testé sont ceux en prescription actuellement .
En conclusion, TOUS les antidépresseurs n'ont pas plus d'effet que les simulacres de médication en d'autres termes ils ne sont pas plus efficace que le pouvoir d'auto-guérison dont nous sommes tous doté ni n'importe quelle manoeuvre censée aider le patient à condition que la relation entre le soigné et le soignant soit de qualité. Ces résultats sont en effet consternants quand on connaît le budget que constitue la prescription systématique et acharnée sur les populations locales mais aussi leurs effets secondaires.

Effets secondaires des antidépresseurs

Les antidépresseurs peuvent avoir des effets secondaires et c'est la principale cause d'interruption du traitement par le patient.

Les dysfonctionnements sexuels (anorgasmie, baisse de la libido, etc.) font partie des effets secondaires les plus souvent constatés. Cette question doit être prise en compte lors d'une indication dans la mesure où ce qui s'améliore d'un côté, l'humeur du patient, peut être contrebalancé par quelque chose qui empire, la vie sexuelle avec ses répercussions sur la vie de couple. Comme dans toute indication médicale, la balance "bénéfices attendus et inconvénients" doit être sérieusement envisagée et discutée avec le patient. Un dysfonctionnement sexuel peut être la conséquence de l'utilisation d'un ISRS. Ce dysfonctionnement peut être permanent.

L'akathisie est un des effets secondaires des antidépresseurs, il est qualifié d'effet indésirable le plus meurtrier des antidépresseurs(http://akathisie.spaces.live.com). Il peut en effet entraîner des pulsions meurtrières et/ou suicidaires.

Le syndrome sérotoninergique est une complication potentiellement mortelle liée à des médicaments antidépresseurs inhibiteurs de la recapture sélective de sérotonine, IMAO, tricycliques... D'après certains auteurs, les cas de syndrome sérotoninergique sont largement sous estimés.

Effets indésirables avec les premier et deuxième groupes

Premier groupe : hypotension orthostatique et troubles de la conduction cardiaque (effet de type quinidine), surtout chez les personnes âgées, en cas de pathologie cardio-vasculaire préexistante et à doses élevées. En cas de surdosage, des troubles du rythme à issue éventuellement fatale peuvent survenir.

Premier groupe et certaines substances du deuxième groupe : effets anticholinergiques (sécheresse de la bouche, troubles mictionnels, troubles de l'accomodation...). Cela peut occasionner des problèmes chez les patients atteints d'une hypertrophie de la prostate ou d'un glaucome à angle fermé, ou en cas de traitement concomitant par d'autres médicaments à action anticholinergique.

Avec l'amitriptyline, la doxépine, la maprotiline, la miansérine, la mirtazapine et la trazodone : sédation. Cette propriété sédative est intéressante en cas d'anxiété associée à la dépression; la prise principale ou unique journalière se fera de préférence le soir. D'autres antidépresseurs sont peu ou pas sédatifs, ou même légèrement stimulants (désipramine, nortriptyline); ils sont parfois responsables d'anxiété, d'agitation et d'insomnie.

Avec la trazodone : risque de priapisme.

Surtout avec la miansérine (peut être aussi avec la mirtazapine apparentée) : risque d'agranulocytose.

Effets indésirables avec les ISRS

Effets gastro-intestinaux fréquents (nausées, diarrhée...).

Effets indésirables centraux fréquents (céphalées, vertiges, agitation, insomnie...).

Syndrome sérotoninergique chez les patients traités avec des doses élevées d'ISRS, surtout en association avec d'autres médicaments sérotoninergiques. Ce syndrome se caractérise entre autres par une hyperthermie, de l'agitation, des myoclonies et, plus rarement, des convulsions, une arythmie ventriculaire avec parfois une évolution fatale.

Manifestations extrapyramidales.
Hémorragies, p. ex. au niveau du système gastro-intestinal, de la peau et des muqueuses.

Hyponatrémie surtout chez les personnes âgées.
Précautions particulières

Chez les enfants et les adolescents, une efficacité n'a été suffisamment démontrée pour aucun antidépresseur. De plus, des études avec certains antidépresseurs dans cette tranche d'âge montre un risque accru des tendances suicidaires et l'automutilation, et selon certains, un tel risque ne peut être exclu pour aucun antidépresseur. Il convient d'y être attentif, surtout lors de l'instauration du traitement.

Lorsque l'on désire passer d'un ISRS à un autre antidépresseur, surtout lorsqu'il s'agit d'un IMAO, la longue demi-vie de certains ISRS peut poser des problèmes; ceci est surtout important pour la fluoxétine dont le métabolite actif (la norfluoxétine) à une demi-vie de plus de 7 jours. C'est pourquoi, un intervalle sans médicament de 1 à 2 semaines (5 semaines pour la fluoxétine) devrait être respecté.

En cas d'utilisation de miansérine ou de mirtazapine, l'apparition de fièvre, mal de gorge, etc. doit faire envisager la possibilité d'une agranulocytose.

Le syndrôme de sevrage aux antidépresseurs

Comme l'akathisie le syndrôme de sevrage peut entraîner des pulsions meurtrières et des suicides. Les suicides étant cette fois entraînés. Le nombre de personnes sujettes a un syndrôme de sevrage varie selon les molécules de 50 % à 78% environ. Certains laboratoires ont été condamnés pour avoir caché cette dépendance (deroxat / seroxat / paxil par exemple). Le syndrôme prolongé de sevrage aux antidépresseurs (pouvant durer des mois ou des années) n'est pas encore reconnu en France.

Antidépresseur et acte suicidaire

Les études établissant un lien entre le risque suicidaire et la consommation d'antidépresseur sont nombreuses. Alors que certaines études indiqueraient une réduction du taux de suicide lié à un diagnostic et une prise en charge de la dépression, d'autres tendent à montrer une augmentation significative mais faible du risque de passage à l'acte suicidaire essentiellement chez l'adulte jeune et des présomptions de risques augmentés chez les enfants et les adolescents. Ce risque de passage à l'acte suicidaire est surtout présent en début de traitement, principalement dans la période de latence, entre le début du traitement et le début des effets sur l'humeur du patient, ce qui a motivé une note d'avertissement de la FDA américaine en 2004. Ces faits restent controversés : le nombre de suicide ne semble pas, en particulier, corrélé avec le nombre de prescriptions d'antidépresseurs. De plus, la plupart des études excluent les dépressifs graves, avec un risque suicidaire maximal et pour lesquels le traitement antidépresseur aurait une efficacité maximale sur le taux de suicides, la mise de ces derniers sous placebo posant des problèmes d'éthique.

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http://www.zenlatitudes.com/FR/ArticleAntidepresseursPlacebo.htm

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Paul
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MessagePosté le: 22 Juin 2010 6:33    Sujet du message: Répondre en citant

Les suppléments d'oméga-3 font leurs preuves contre la dépression
(4)

Des suppléments d’oméga-3 seraient aussi efficaces que la majorité des antidépresseurs chez les personnes atteintes de dépression, dans la mesure où elles ne souffrent pas de troubles de l’anxiété.

C’est ce que révèlent les résultats d’une étude1 dirigée par le Dr François Lespérance, du Centre de recherche du Centre hospitalier de l’Université de Montréal (CRCHUM).

Selon lui, c’est la plus importante étude clinique menée sur les suppléments d’oméga-3 et la dépression. En tout, 432 patients ayant reçu un diagnostic de dépression ont été recrutés pour les besoins de l’étude. Leur moyenne d’âge était de 46 ans, et 68 % étaient des femmes.

Pendant 8 semaines, la moitié d’entre eux ont pris 3 capsules d’huiles de poisson2, procurant un apport quotidien de 1 050 mg d’acide eicosapentaénoïque (AEP), l’un des 2 principaux types d’oméga-3 d’origine marine. Les capsules contenaient aussi 150 mg d’acide docosahexaénoïque (ADH).

Sans le savoir, les autres participants utilisaient un placebo contenant 2 % d’huiles de poisson, pour en simuler le goût.

Pas efficace pour toutes les personnes dépressives

Dr François Lespérance
Si les capsules d’AEP n’ont pas entraîné d’effet indésirable majeur - sauf l’arrière-goût de poisson, pour certains - elles n’ont pas amélioré l’état mental de tous les participants.

Plus précisément, le traitement aux oméga-3 n’a pas eu d’effet chez ceux qui souffraient également de troubles anxieux, soit la moitié (53 %) des participants - une proportion semblable à celle que l’on observe chez les patients en général.

« Souffrir d’un trouble anxieux, c’est plus qu’être simplement anxieux, spécifie le Dr Lespérance. Lorsqu’on souffre d’un pareil trouble, on a des obsessions compulsives, des phobies spécifiques ou des phobies sociales - dont l’agoraphobie - ou encore un syndrome post-traumatique, par exemple. »

Par contre, chez les dépressifs qui ne souffraient pas de troubles de l’anxiété, les oméga-3 auraient réduit les symptômes avec une efficacité similaire à celle que procure la prise de médicaments antidépresseurs.

Par ailleurs, aucun effet synergique n’a été observé par la prise combinée d’antidépresseurs et de capsules d’AEP.

« Le traitement unique aux oméga-3 s’est avéré efficace contre la dépression, mais pas la prise d’AEP en combinaison avec les antidépresseurs », a souligné le chef du Département de psychiatrie du CHUM.

Pourquoi? « Les patients qui ne vont pas mieux avec les antidépresseurs sont généralement plus résistants aux traitements », soumet-il.

Peut-on prendre n’importe quelle huile de poisson?

Les capsules utilisées pour l’étude contenaient 1 050 g d’AEP. « On peut penser que d’autres capsules, contenant la même quantité de cette catégorie d’oméga-3, donneraient le même résultat », avance le Dr Lespérance.

Poisson ou supplément?

« Nos résultats sont basés sur la prise de 1 050 g d’AEP chaque jour. Pour avoir la même quantité d’AEP, il faudrait manger une bonne portion de poisson chaque jour, pendant 8 semaines. Difficile de dire si on obtiendrait les mêmes résultats », répond le Dr Lespérance.

Prévenir la dépression avec les huiles de poisson?

« C’est possible, mais puisque ce n’était pas l’objet de notre étude, nous ne pouvons l’affirmer », selon François Lespérance.

Voir son médecin d’abord
Pour le Dr François Lespérance, les résultats de cette étude offrent une alternative aux patients atteints de dépression. Et à leur médecin, un nouvel outil dans l’arsenal des traitements disponibles.

« C’est souvent par une panoplie de traitements qu’on parvient à traiter la dépression, et nous savons maintenant que les suppléments d’AEP font partie des choix thérapeutiques disponibles et sécuritaires », a-t-il insisté.

Mais il faut être prudent avant d’aller à la pharmacie pour se procurer des oméga-3.

« Il importe d’abord de consulter son médecin, pour discuter de cette possibilité et pour être suivi adéquatement. Il ne faut pas remplacer ses médicaments par des oméga-3 sans en parler à son médecin », conclut le psychiatre.

Au Canada, environ 11 % des hommes et 16 % des femmes font une dépression au cours de leur vie3.

Limites des antidépresseurs classiques4

Après 8 semaines de traitement, l’état de 50 % des patients ne s’améliore pas et seulement 30 % sont en rémission.
Vingt pour cent des patients arrêtent leur traitement dans les 2 premiers mois, parce qu’ils ne tolèrent pas les effets indésirables.
Parce qu’ils refusent de prendre leurs médicaments pour ne pas être étiquetés, 25 % des patients en dépression utilisent d’autres types de traitements n’ayant pas été évalués scientifiquement.


Martin LaSalle – PasseportSanté.net



1. Lespérance F, et al, The Efficacy of Omega-3 Supplementation for Major Depression: A Randomized Controlled Trial, The Journal of Clinical Psychiatry, publié en ligne le 15 juin 2010, 10.4088/JCP.10m05966blu.
2. Les capsules utilisées étaient de marque OM3, commercialisées par Isodis natura.
3. Résultats encourageants de la plus grande étude clinique jamais réalisée dans le traitement de la dépression avec les oméga-3, communiqué de presse émis le 21 juin 2010 par le CRCHUM [consulté le 21 juin 2010].
4. Données présentées par le Dr François Lespérance dans le cadre de la conférence de presse du 21 juin 2010.

http://www.passeportsante.net/fr/Actualites/Nouvelles/Fiche.aspx?doc=supplements-omega-3-font-leurs-preuves-contre-la-depression_20100621&source=bulletin&provenance=

Cordialement,

Paul
http://agirpoursasante.free.fr
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