Index - FAQ - Rechercher - Membres - Groupes - S'enregistrer - Messages Privés - Connexion
De belles histoires à méditer...
Aller à la page Précédente  1, 2, 3, 4, 5, 6, 7  Suivante
 
Ce forum est verrouillé, vous ne pouvez pas poster, ni répondre, ni éditer les sujets.   Ce sujet est verrouillé, vous ne pouvez pas éditer les messages ou faire de réponses.    www.corsicafr.com Index du Forum -> Un Problème <=> Une Solution
Voir le sujet précédent :: Voir le sujet suivant  
Auteur Message
paper1
ELOQUENT


Inscrit le: 11 Fév 2008
Messages: 124
Localisation: bord de mer

MessagePosté le: 12 Juin 2008 15:48    Sujet du message: Répondre en citant

Voici un petit bijou d'Amadou Hampâté Bâ

(avec une dédicace particulière pour Malayk)

LE ROI ET LE FOU (Conte Peul)

Au cœur de la forêt régnait un Roi despote appelé Hediala. (onomatopée peule exprimant l'engoisse).
Chaque matin, la malignité de ce Roi produisait de quoi faire bouillir d'angoisse la cervelle de ses sujets.
Ses conseillers avaient beau faire, Hediala, têtu comme une mule, avait décidé une fois pour toute de torturer tous ceux qui faisaient parler d'eux. Sourcils toujours froncés, il ne levait le bras que pour frapper, n'ouvrait la bouche que pour insulter. Il demandait aux uns d'avaler des flammes, aux autres de lécher un couteau tranchant, et Dieu sait quoi encore !


Or, dans la région, vivait un homme réputé connaître beaucoup de choses. Chacun ventait sa grande sagesse.
Il n'en fallait pas plus pour que Hediala veuille le tracasser; Aussi le manda-t-il auprès de lui.
Le jour de la rencontre, la foule nombreuse s'assembla, chacun tenant à assister à ce qui allait se passer.
- "Il m'est revenu, dit le Roi, que tu te piques de tout connaître ?"
- "Seigneur, répondit le sage, je n'ai jamais prétendu à la connaissance totale. Je ne connais que ce que je sais. Et ce que je sais n'est qu'une goutte d'eau alors que ce que je ne sais pas est un océan immense."
- "Ah ! Ah ! tu ne sais donc rien et cependant tu fais le gros dos au milieu de tes prétendus élèves ! Eh bien, tu vas devoir faire un plongeon dans la petite goutte de ton savoir pour y trouver la réponse à cette question: quand on laisse tomber un pilon dans u mortier vide, le bruit qui en résulte vient-il du mortier ou du pilon ? Réfléchis bien et réponds, sinon, je te ferai pendre immédiatement !"
- le sage garda un moment le silence, puis il dit: "le bruit vient des deux"
- "mais dans quelle proportion d'intensité ?" Demanda encore le Roi.
Le sage, ne sachant quoi répondre, resta interdit.
Hédiala reprit: Dépêchons-nous, fameux sage dont la connaissance se situe en deçà d'un mortier et d'un pilon !"

A ce moment, un fou écarta la foule et s'avança vers Hediala.
" Ô Roi ! s'écria-t-il. Aucun homme n'ayant jamais été frappé de commotion cérébrale ne poserait pareille question, et pour y répondre, il faut avoir l'esprit fêlé. Aussi, est-ce moi qui vais te donner satisfaction."
Et, levant le bras, il assena au Roi une gifle si sonore que chacun l'entendit dans tout le village.
Puis, il éclata de rire et dit:
" Eh bien, Ô Roi ! Est-ce de ma main ou de ta joue qu'est sorti le bruit…..et dans quelle proportion ?"

Moralité: il faut souvent un fou pour instruire un despote.
Revenir en haut
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé
Paul
CONFERENCIER


Inscrit le: 11 Jan 2005
Messages: 6427
Localisation: Haute Corse

MessagePosté le: 13 Juin 2008 8:57    Sujet du message: Répondre en citant

Bonjour Florence,

Merci pour ce conte d'actualité dont j'ai particulièrement apprécié l'humour. Mort de rire

Il est vrai qu'en dernier recours, l'humour est une arme qui a raison de toutes les injustices...

Bonne continuation et à bientôt.

Cordialement,

Paul
http://agirpoursasante.free.fr
Revenir en haut
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé Envoyer l'e-mail Visiter le site web du posteur
paper1
ELOQUENT


Inscrit le: 11 Fév 2008
Messages: 124
Localisation: bord de mer

MessagePosté le: 14 Juin 2008 9:01    Sujet du message: Répondre en citant

Bonjour Paul,

J'ai toujours été extrêmement sensible à l'injustice dont j'ai été victime très jeune, et souvent depuis.
J'ai eu très tôt un sentiment personnel de la justice qui m'a conduit à beaucoup souffrir de l'injustice à mon égard et à l'égard des autres.

Voici une petite histoire d'illustration.

Marie étais interne en pensionnant, en sixième, une de ses proches amies avait de longs cheveux blonds. Elle s'appelait Muriel. Ses parents étant en instance de divorce, elle ne sortait que pour les vacances scolaires. Elle souffrait de la séparation de ses parents et avait une double peine en restant seule au pensionnat le week-end. Marie l'invitait souvent chez elle pour rompre sa situation de solitude.
Le règlement était très strict dans cette école. Les élèves devaient porter un uniforme bleu-marine, jupe bleue, obligatoire, chemisier blanc et cheveux attachés sous peine de punition.
Un jour, les deux amies s'étaient amusées à se coiffer l'une l'autre et, la cloche sonnant, avaient regagné leur classe dans la précipitation. Muriel n'avait pas remis l'élastique de circonstance.
Elle est restée tout l'après-midi cheveux au vent et le soir, une sœur l'a prise à part et a donné quelques coups de ciseau dans sa belle chevelure.
Lorsque Muriel est revenue vers Marie, en pleur, les cheveux coupés et le visage devenu autre, Marie a hurlé à la sœur que c'était une injustice innommable et qu'elle en référerait à ses parents. Muriel, choquée, continuait de pleurer. Quant à Marie, elle a été punie pour son insolence à rester le week-end suivant pour cirer l'escalier.

Marie, c'était moi, Florence, Paper.
Revenir en haut
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé
paper1
ELOQUENT


Inscrit le: 11 Fév 2008
Messages: 124
Localisation: bord de mer

MessagePosté le: 14 Juin 2008 18:52    Sujet du message: Répondre en citant

LE POUVOIR DE LA PORTE NOIRE

Il était une fois, au pays des mille et une nuits, un roi très critiqué pour ses actes de guerre. Une fois qu'il avait fait prisonniers tous ses ennemis, il les conviait dans une grande salle. Le roi criait :
- Je vais vous donner une dernière chance. Regardez tous à droite.
Tous tournaient la tête vers une rangée de soldats armés d'arcs et de flèches, prêts à leur tirer dessus.
- Maintenant, disait le roi, regardez tous à gauche.
Dans cette direction, les prisonniers pouvaient apercevoir une gigantesque porte noire d'aspect dantesque incrustée de crânes humains sanguinolents, de mains décharnées, de morceaux de cadavre en putréfaction. Une porte d'aspect infernal… qui les faisait frissonner d'horreur.
Le roi se positionnait au centre de la salle
- Ecoutez-moi tous. Que désirez-vous le plus ? Mourir transpercés par les flèches de mes archers ou bien tenter votre chance et passer le seuil de la porte noire ? Décidez-vous, je respecterai le choix de votre libre arbitre…
Tous les prisonniers adoptaient le même comportement : au moment de se décider, ils approchaient de la porte géante, lui jetait un regard tourmenté et se prononçaient en tremblant :
- Nous préférons mourir sous tes flèches !
Aucun d'entre eux n'osait ouvrir la porte, imaginant quel insoutenable destin il trouverait là derrière.
Mais un jour, la guerre fut terminée. Et un soldat qui faisait partie autrefois du peloton d'exécution des archers, osa interroger le roi :
- Tu sais, grand roi, je me suis toujours demandé ce qu'il y avait derrière la porte noire.
Le roi répondit :
- Tu te souviens que je donnais le choix aux prisonniers ? Ils pouvaient pousser la porter ou opter pour une mort certaine. Eh bien, toi, vas ouvrir la porte noire !
Le soldat, frémissant, s'exécuta et la porte tourna sur ses énormes gonds grinçant. Un pur rayon soleil balaya le sol dallé. Alors le soldat ouvrit la porte en grand. La lumière inonda la salle. Elle provenait d'un paysage verdoyant. Le soldat vit un chemin qui montait au milieu des arbres.

Et il comprit : ce chemin, c'était celui de la liberté !
Revenir en haut
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé
Paul
CONFERENCIER


Inscrit le: 11 Jan 2005
Messages: 6427
Localisation: Haute Corse

MessagePosté le: 15 Juin 2008 7:00    Sujet du message: Répondre en citant

Bonjour Florence (ou devrais-je dire Marie ?)

Je comprends votre sentiment d'injustice à l'égard cette soeur sadique. Décidément, l'enfer est pavé de bonnes intentions - ou censées l'être... Il m'est d'avis qu'elle ne l'emportera pas cet acte au paradis...

Merci pour votre conte édifiant sur le thème des appréhensions et de la peur qu'il est utile de dépasser pour être libre.

Bonne continuation et à bientôt.

Cordialement,

Paul
http://agirpoursasante.free.fr
Revenir en haut
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé Envoyer l'e-mail Visiter le site web du posteur
paper1
ELOQUENT


Inscrit le: 11 Fév 2008
Messages: 124
Localisation: bord de mer

MessagePosté le: 15 Juin 2008 15:08    Sujet du message: Répondre en citant

Un petit conte pour enfant sur l'identité et la peur

LA PETITE SOURIS ET LE GRAND LAMA

Au sommet du monde, dans les montagnes de l'Himalaya, vivait un sage.
Un grand Lama, comme on dit là-bas.
Cet homme était connu dans toute l'immensité du Tibet pour son intelligence et sa bonté.
Un matin, en sortant de chez lui, voici ce qui lui arriva.

Le grand Lama pousse la porte de sa maison, passe un pied puis l'autre et "coui", un petit cri retentit près de lui. Un cri franchement petit. Le grand Lama se baisse, tend l'oreille, cherche sous la pierre et que voit-il ? Une petite sourie blottie, toute transie par le froid de la nuit. Le sage la ramasse avec précaution et la protège de ses mains. Bientôt la petite souris à si chaud qu'elle revient à la vie. Le grand Lama lui offre un peu de lait tiède de yak et la petite souris, ragaillardie, se met à couiner poliment.
- Rimpoché (un nom qui veut dire "le haut précieux" et qui est signe de grand respect), je n'oublierai jamais que tu m'as sauvé la vie. Mais je serai toujours trop petite pour te remercier à bon prix.
- Détrompe-toi, répond le Grand Lama. Il suffit que tu restes ici, à me tenir compagnie. Et puis chez moi, tu n'auras jamais froid.

Et c'est ainsi que la petite souris commença sa nouvelle vie, dans la chambre du grand Lama.
Elle était choyée comme une princesse. Ses jours s'écoulaient tranquillement à jouer sur le grand tapis de soie, celui aux mille voyages. Et à chacun de ses couchers, le grand Lama la berçait de ses histoires préférées.
Pourtant, dans le gris de ses yeux, quelque chose n'allait pas. Un soir, le grand Lama s'inquiéta.
- Qu'as-tu, petite souris ? Regrettes-tu la montagne et le froid ? Dès le printemps, si tu veux, tu y retourneras.
- Oh non, non, Rimpoché, répond la petite souris, je ne regrette rien, ni la montagne, ni le froid, mais….
- Mais quoi petite souris ?
- Rimpoché, c'est que….Ma vie est douce près de toi et les gens de ta maison sont tous bons pour moi, mais il y a le chat !
A ces mots, le grand Lama pouffe de rire. Il n'avait pas pensé au chat. Un animal trop bien nourri pour s'occuper d'une souris.
- Tu n'as rien à craindre, je t'assure, mon chat ne ferait pas de mal ç une souris !
- Je te crois couine timidement la souris, mais c'est plus fort que moi. voilà, j'ai peur du chat !
Le grand Lama s'assied et il se met à réfléchir tandis que la petite souris trépigne.
- Rimpoché, chuchote-t-elle un peu gênée, je crois que j'ai une idée: transforme-moi en chat et je serai heureuse près de toi !
Le grand Lama hésite, hoche la tête, mais devant la petite souris suppliante, il finit par décider:
- Puisque c'est ainsi, petite souris, que ton désir se réalise !
Aussitôt dit, la petite souris devient un beau chat gris.
Au petit matin, le beau chat gris sort tête haute de la chambre du grand Lama. Mais juste après la porte, il rencontre le chat de la maison qui revient de la cuisine. Le beau chat gris prend peur, il fait le gros dos, il crache, il miaule, il souffle devant l'autre chat, ahuri. Et, pour finir, il se précipite, les poils tout hérissés, dans la chambre du grand Lama. En le voyant dans cet état, le grand Lama se désole:
- Qu'as-tu à présent ? tu n'as tout de même pas eu peur de mon chat si gentil .
la petite souris-chat a tellement honte qu'elle répond:
- Oh, non, non, Rimpoché, ce n'est pas ton chat qui m'a fait peur, c'est un chien. Un chien géant qui m'a montré ses dents !
le grand Lama se met à réfléchir, il hésite, il hoche la tête puis, il finit par demander:
- Voudrais-tu devenir un chien par hasard ?
- Oh, Rimpoché, ta bonté n'a pas de limite !
- Puisque c'est ainsi, répond le Lama, que ton désir se réalise !
Aussitôt dit, le beau chat gris devient un superbe chien gris.
Vers l'heure de midi, le superbe chien gris sort triomphant de la chambre du grand Lama. Mais dans la cour, il croise à nouveau le chat de la maison qui se lèche les babines.
Le chat, épouvanté par cet énorme chien, s'enfuit en miaulant affreusement. Quant au chien, encore plus terrifié, il bondit en aboyant comme un fou avant de se réfugier dans la chambre du grand Lama.
Cette fois, le grand Lama sursaute et s'inquiète:
- Qui t'a fait peur ainsi ? Un autre chien, plus fort que toi ?
- La petite souris-chien, la tête sous le tapis, répond morte de honte: oh, non, non, Rimpoché, figure-toi que dans la cour, je viens de rencontrer un tigre. Un tigre géant qui m'a sorti ses griffes !
Le grand Lama se met à réfléchir, il hésite, il hoche la tête, puis il finit par dire:
- Je comprends ton malheur et ta peur. Veux-tu alors que je te transforme en tigre ?
- Oh, Rimpoché, répond la petite souris-chien en sortant sa tête de dessous le tapis, ce serait sûrement la fin de mes soucis !
A la tombée du jour, un puissant tigre au pelage d'or quitte la chambre du grand Lama. Il se promène fièrement dans la maison, faisant fuir tous ses habitants. Soudain, dans la pénombre, il rencontre le chat de la maison qui s'en retourne vers la cuisine. A la vue du tigre, le chat, se croyant déjà mort, s'élance en haut du toit. Mais à la vue du chat, le tigre, encore plus fou de peur, s'enfuit hors d'haleine dans la chambre du grand Lama et se cache sous le matelas.
Le grand Lama n'en croit pas ses yeux:
- Pauvre tigre, quelle horrible bête a osé te menacer ?
- Oh, la plus monstrueuse qui soit, Rimpoché. Une bête comme tu n'imagines pas !
- Mais il n'y a pas d'animal plus effrayant que le tigre dans toute l'Asie ! s'étonne le sage.
- Oh, si, il y en a un, je t'assure…..
- Mais qui est-il ? Réponds-moi insiste le Lama.
- C'est…c'est…je veux dire que c'est…..C'est le chat ! Bafouille le tigre encore tout essoufflé.
Alors, le grand Lama éclate de rire et dit:
- tu vois petite souris, ce qui compte, c'est ton cœur de souris. L'apparence ne change rien. Tu auras beau être transformée en chat, en chien, en tigre, tu auras toujours peur du chat parce que ce que tu es, toi, c'est une souris. Voilà !

et c'est ainsi que la petite souris-chat-chien-tigre redevint petite souris pour la vie.

(les contes à plusieurs voix, Diane Barbara, Acte sud junior)
Revenir en haut
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé
Paul
CONFERENCIER


Inscrit le: 11 Jan 2005
Messages: 6427
Localisation: Haute Corse

MessagePosté le: 16 Juin 2008 7:32    Sujet du message: Répondre en citant

Bonjour Florence,

Merci pour ce nouveau conte intéressant.

Bonne continuation et à bientôt.

Cordialement,

Paul
http://agirpoursasante.free.fr
Revenir en haut
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé Envoyer l'e-mail Visiter le site web du posteur
paper1
ELOQUENT


Inscrit le: 11 Fév 2008
Messages: 124
Localisation: bord de mer

MessagePosté le: 17 Juin 2008 6:52    Sujet du message: Répondre en citant

Voici un LONG conte très émouvant que j'ai conté une seule fois en public.
je le trouve très beau

SIX CAILLOUS BLANCS SUR UN FIL

Les forets du quebec abritent une multitude de lacs.
Au bord de l’un d’eux vivait autrefois une tribu amérindienne.
Le chef Onas habitait le plus grande loge avec sa femme Niska et leur fils Machigan.
La foret donnait du gibier en abondance, le lac fournissait des poissons en quantité et les champs cultivés produisaient assez de maïs pour nourrir tout le monde.
La vie se déroulait paisiblement au rythme des saisons et chacun accomplissait les tâches dictées par la tradition.
Mais une croyance semait l’angoisse dans les cœurs.
Tous les membres de la tribu, grands et petits, ne circulaient dehors que le jour car la nuit leur inspirait une grande frayeur : ils savaient que le Grand Huart, l’oiseau noir, régnait en maître sur la nuit et que personne n’avait le droit de s’y aventurer.
Aussi, dès la tombée du jour, lorsque le chant des oiseaux parvenait aux oreilles des hommes, c’était le signe que personne ne devait sortir de sa loge ou de son abri de trappe.
Car on redoutait les punitions que le manitou infligerait à celui qui braverait sa loi.
Le sorcier de la tribu entretenait cette crainte en parlant de châtiments terribles :
« si l’un de vous ose sortir, il sera emporté dans le royaume de la nuit et jamais plus il ne reverra les siens », répétait-il.
Ainsi quand, à la brunante, on sentait descendre l’obscurité, chacun se dépêchait d’achever ses tâches en attendant le chant-signal.
Lorsqu’il emplissait l’air de sa mélodie, on s’empressait de ranger les canots au sec et tous se réfugiaient à l’intérieur des loges.
Personne, depuis des lunes, n’avait oser sortir et regarder la nuit en face.
Onas enseignait à son fils tout ce qu’il faut savoir pour devenir un grand chef sage et courageux.
Sa femme Niska adorait Machigan ; elle passait ses journées à le regarder grandir et à apprêter des peaux pour lui coudre des tuniques et lui broder des mocassins.
Machigan avait quinze ans et, déjà, il avait fait ses preuves comme chasseur et comme guerrier.
Tous vantaient sa valeur et son endurance.
Mais depuis quelque temps, il s’était mis à réfléchir.
Il était agacé de voir les siens accorder foi aveuglément à cette croyance à propos du Grand Huart et de la nuit.
Au fond de son cœur il n’arrivait pas à y croire.
Il interrogeait les anciens, il essayait de discuter, de comprendre ; mais tout le monde prenait peur quand il abordait le sujet.
Un jour en chassant loin de sa bourgade, il avait entendu parler des étoiles et toute sorte d’autres choses qu’il ne connaissait pas : de lueurs dans le ciel qu’on appelait des aurores, de feu lointains, d’éclairs magnifiques qu’on ne voyait que la nuit.
Machigan voulait savoir et sa curiosité le rongeait.
Alors, un jour, n’y tenant plus, il dit tout haut ce qu’il pensant : « je ne crois pas ce que le sorcier enseigne à propos du GrandHuart !
- comment ? s’écria Onas, son père. Tu oses contredire notre sorcier ? malheur à toi, mon fils ! espérons que le grand Huart ne t’ait pas entendu ! »
Machigan baissa la tête sans répondre.
Mais pour lui tout seul il pensa : »cette nuit, je sortirai voir les étoiles et toutes les choses qui m’ont été cachées. Tant pis si le Huart m’attrape.
Lorsque tout le village fut endormi, Machugan se leva donc doucement et sortit de la loge.
Le cœur battant il regarda la lune qui traçait un chemin brillant sur l’eau du lac. Il admira les étoiles qui décoraient le ciel de milliers de points brillants. Le parfum des feuilles et des mousses lui semblait vingt fois plus odorant que le jour. Jamais il n’avait rien vu d’aussi beau. C’était donc cette beauté sans limite que le Grand Huart refusait de partager ?
Avide de découvrir d’autres merveilles, Machigan détacha un canot et d’enfuit sur l’eau sans faire le moindre bruit.
Tôt le matin suivant, un chasseur courut avertir le chef qu’il manquait un canot.
Onas alla voir sur la grève.
« quelqu’un a-t-il quitté le village ? demanda-t-il.
- je ne sais pas, répondit le chasseur. »
alertée par les bruits de voix, Niska se retourna vers le lit de sapinage où dormait son fils au fond de la loge. Il était vide !
avant même de regarder la couche de Machigan, quelque chose l’avait averti que son fils était parti. Etait-il allé braver le grand Huart ?
elle n’osait pas y penser.
Puis Onas, constatant l’absence de son fils, déclara :
« Machigan a enfreint la loi. A cette heure-ci, il doit être déjà mort. »
et sans manifester d’émotion il ajouta :
« le sorcier va préparer la cérémonie des morts »
le sorcier se retira dans sa tente pour faire ses préparatifs et invoquer les esprits.
« l’offense est grave, dit-il. Il faudra bien choisir nos chants et nos offrandes au Grand Huart pour réparer la grande faute de Machigan. Sinon les malheurs s’abattront sur notre village. »
les gens allèrent chacun chez soi, chercher des colliers, des plumes, des fourrures soyeuses, les meilleurs morceaux de poisson séché.
Mais Niska refusait d’accepter si vite la mort de son fils chéri.
« le Huart l’a peut-être épargné, lanca-t-elle à son mari. Pourquoi ne pas envoyer quelques-uns le chercher ?
- « où chercher ? dit Onas, irrité de son audace. Au fond du lac ? »
tout à coup Niska se souvint qu’elle avait vu en rêve un canot glisser sur une eau noire au-dessus de laquelle brillaient des lumières.
-« pas au fond mais sur le lac » précisa-t-elle.
Bientôt Niska comprit que ni les anciens, ni les chasseurs, ni le sorcier, ni son mari ne conservaient espoir de retrouver Machigan.
Leur crainte du Grand Huart était telle qu’ils ne pensaient qu’à s’incliner devant sa puissance.
Tandis que pour elle, son amour pour son fils l’emportait sur tous les autres sentiments.
Elle pensait que le Grand Huart avait peut-être un enfant, lui aussi, qui était curieux et ardent comme le sien.
Son cœur de mère refusait d’accepter la fatalité.
« quand le soleil sera droit au-dessus de nos têtes, si Machigan n’est pas de retour, j’enverrai un canot à sa recherche » dit enfin Onas pour calmer sa femme.
En prononçant ces paroles, il tentait d’enterrer ses doutes et peut-être aussi d’enfouir au fond de son être la douleur qu’il ressentait.
Puis, chacun, au village, reprit ses activités.
Niska, rongée d’inquiètude, s’en alla au bord du lac.
Elle marcha longtemps sur la grève, scrutant l’eau profonde, au milieu du lac, là où, chaque soir, le Huart lançait son signal.
Elle chercha en vain un indice qui lui révèlerait la présence de machigan.
« était-t-il pensable qu’un manitou puisse ravir un jeune homme si beau, si plein de promesses ? » se demandait-t-elle.
Non, ce n’était pas possible.
Le grand huart ne pouvait être cruel à ce point.
Tout en marchant, Niska ramassa à ses pieds un caillou blanc.
Elle se mit à le tourner et à le retourner dans sa main comme pour combattre par ce geste son angoisse et son inquiétude.
Puis elle frotta le caillou contre une pierre dure tout en continuant à épier les mouvements de l’eau.
Lorsque le soleil fut au zénith, Onas envoya un canot avec deux de ses meilleurs chasseurs à la recherche de Machigan dans chaque baie et chaque anse du lac et même sur les rivières avoisinantes.
Tout le temps qu’ils furent partis, Niska continua de polir le caillou blanc qui devint lisse et brillant.
Machinalement, elle y perça un trou et l’enfila sur une lanière de cuir qu’elle glissa à son cou.
Le soir arriva. Les chasseurs revinrent au village sans machigan.
Niska et les autres se dépêchèrent de rentrer avant la tombée de la nuit.
Onas tenta de raisonner sa femme mais elle refusait d’accepter que son fils soit mort.
« demain, tu enverras encore un canot à sa recherche » le supplia-t-elle.
Onas accepta car lui aussi avait beaucoup de chagrin d’avoir perdu son fils.
Pendant les cinq journées qui suivirent, Onas envoya des chasseurs fouiller toutes les berges, toutes les anses du lac. Leur canot partait à midi et revenait le soir, sans jamais rien appoerter de nouveau.
Le jour succédait à la nuit et chaque matin, Niska repartait vers la rive, enjambant les trons morts et les rochers.
Elle allait et venait, gardant une lueur d’espoir bien vivante dans son cœur.
Et pour occuper son esprit, chaque jour, elle ramassait un caillou blanc sur la grève et le frottait contre une pierre ; le petit bruit grinçant qui trouait anisi le silence devanait la seule prière timide qu’elle osait adresser au manitou.
Le soir, en rentrant à la loge, elle perçait son caillou et l’enfilait sur sa lanière.
Le sixième jour, bien avant le coucher du soleil, Niska entendit des voix venant du lac et le bruit des avirons dans l’eau.
Son cœur bondit dans sa poitrine. Elle se mit à courir.
Le sorcier, qui avait été forcé de retarder encore la cérémonie des morts, approcha de la rive.
L’un des chasseurs cria.
On avait retrouvé Machigan. Vivant !
A plusieurs mètres du rivage, Machigan sauta dans l’eau et s’avança vers les gens qui l’attendaient.
Tous le regardaient venir vers eux en silence.
Sa mère s’élança vers lui.
Le jeune homme la prit par la main et s’assit près d’un bouleau.
On l’entoura et il se mit à raconter. :
Le ciel était noir mais des milliers d’étoiles brillaient. Quand la lune paraissait, on voyait clair comme en plein jour. J’ai respiré des odeurs extraordinaires. Je ne me lassais pas de regarder le ciel et d’admirer les reflets de surprenantes lueurs. J’entendais le souffle du vent et le chant de mille oiseaux de la nuit. On aurait dit qu’ils riaient.
Je suis entré dans les eaux turbulentes et mon canot a chaviré.
J’ai essayé de nager mais une grande faiblesse m’a envahi et d’étranges remous m’ont emporté. Je n’avais pas la force de les combattre. J’ai coulé à pic.
Quand j’ai ouvert les yeux, j’étais au sec dans un nid de branches et de feuilles et le grand huart se tenait près de moi. Il m’a apporté du poisson à manger et de l’eau à boire. Petit à petit mes forces sont revenues.
Le grand huart ne semblait pas offensé de ma bravade. Il m’a demandé ce que j’avais vu dans son royaume.
Il voulait savoir si avec mes flèches, je pouvais atteindre les étoiles, si nos guerriers voulaient capturer la lune et l’emprisonner dans la grande loge.
J’ai répondu que je ne le pensait pas.
Alors il m’a raconté les secrets de la nuit, les mystères qu’elle abrite, les feux qu’elle allume. Il a compris qu’il ne devait pas craindre que les hommes lui volent son royaume et il m’a dit :
Je veux bien désormais partager la nuit avec vous. Mon chant ne sera plus un signal pour vous interdire de sortir. Vous aurez accès à toutes ses beautés. Vous laisserez la lune suivre son chemin et à partir de maintenant, je chanterai désormais pour saluer sa venue.
Je ne savais pas où je me trouvais mais devant mes yeux tout à coup je vis avancer une embarcation. J’ai appelé…
Niska se leva et embrassa son fils
Viens dit-t-elle
Elle l’entraîna sur le rivage et lui dit de ne pas bouger. Sous les yeux de tous, elle détacha un canot et s’en alla toute seule au milieu du lac. Personne n’osait rien dire, pas même Onas, ni le sorcier. Sur le visage de machigan qui la suivait du regard se dessinait un sourire.
Niska fila sur l’eau et le chant modulé du huart retentit. Les gens massés sur la grève frissonnèrent car ils n’étaient pas totalement rassurés.
Le grand huart lançait son signal et pourtant, la nuit était loin encore !
Qu’est ce que cela voulait dire ,
Niska continua d’avancer. Sans même agiter la surface de l’eau un magnifique huart noir surgit devant le canot. Niska arrêta d’avironner. Elle retira de son cou le collier de cailloux blancs qu’elle avait polis et repolis tout au long de sa douloureuse attente.
Elle se pencha vers le huart qui se tenait immobile devant elle. Puis elle lui glissa au cou le collier qu’elle avait façonné.
Elle murmura un seul mot avant de repartir vers le village : MERCI
On dit que c’est depuis ce jour que les huarts portent sur leur cou noir et luisant un magnifique collier de plumes blanches.
Des plumes qui ont dû être un jour des cailloux.
Six cailloux blancs sur un fil.


Petits contes de sagesse / cécile gagnon/nathalie fortier/ albin michel jeunesse
Revenir en haut
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé
Paul
CONFERENCIER


Inscrit le: 11 Jan 2005
Messages: 6427
Localisation: Haute Corse

MessagePosté le: 17 Juin 2008 7:43    Sujet du message: Répondre en citant

Bonjour Florence,

Merci pour ce très beau conte qui suggère de dépasser ses croyances limitantes.

Bonne continuation et à bientôt.

Cordialement,

Paul
http://agirpoursasante.free.fr
Revenir en haut
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé Envoyer l'e-mail Visiter le site web du posteur
paper1
ELOQUENT


Inscrit le: 11 Fév 2008
Messages: 124
Localisation: bord de mer

MessagePosté le: 17 Juin 2008 8:44    Sujet du message: Répondre en citant

Et qui parle tout autant de l'amour inconditionnel, éternel et confiant, d'une mère pour son fils, son enfant.

qui parle aussi de la cécessité d'être curieux et de transgresser parfois les lois des aînés.

et plus encore !!!!!!!

Merci Paul.

ps: Malayk me manque, lui qui voit toujours des tas de choses dans les contes.
Revenir en haut
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé
Malayk
CONFERENCIER


Inscrit le: 19 Nov 2007
Messages: 558

MessagePosté le: 18 Juin 2008 18:24    Sujet du message: Répondre en citant

Bonsoir Florence,

Citation:
Décidément, vos analyses des contes m'apprend toujours quelque chose alors que je croyais y avoir déjà beaucoup réfléchi.


Merci, heureux d'avoir pu vous apporter quelque chose... Sourire

Citation:
Cela me fait penser à un petit adage:
Tu as un œuf, j'ai un œuf. Si nous échangeons nos œufs, à l'arrivée, tu as un œuf et j'ai un œuf.
U as une idée, j'ai une idée. Si nous échangeons nos idées, à l'arrivée, nous avons chacun non pas une mais deux idées.
L'échange des idées nous rend plus riches.


Oui, tout à fait.
D'ailleurs, cela me fait penser à la philosophie du logiciel libre (et de la documentation libre, par exemple Wikipedia), portée par la FSF (Free Software Foundation) et l'immanquable licence GNU.
Ce principe est utilisé dans de plus en plus d'industries et a pu donner naissance à des logiciels très en vue comme Firefox (dont la version 3 est sortie il ya à peine quelques jours et qui est en passe de battre le record du monde en téléchargements) et OpenOffice, en passe de devenir un concurrent sérieux de la célèbre suite bureautique Microsoft Office.

Nul ne peut être propriétaire d'une idée à l'origine, tout comme on ne pourrait être propriétaire d'une formule de chimie par exemple, alors pourquoi ne pas les partager quand cela est possible ? Sourire

Parlons un peu des contes, si vous le voulez bien.

En ce qui concerne Les deux qui ne s'aimaient pas, je pense que Paul a tout dit Clin d'oeil
Conte amusant, fin un peu violente mais cela aurait été difficile, je pense, d'énoncer la morale d'une autre façon. Enfin, que ne ferait-on pas par orgueil, hein ?
Je me demande à quel réponse aurait pu s'attendre le prince. Il connaissait les deux marchands, je crois qu'il savait qu'aucun des deux n'aurait pu supporter de voir l'autre plus riche que lui. Cependant, aurait-il pu en déduire que l'un des marchands irait jusqu'à sa propre mutilation ?
Peut-être que ce prince, joueur, voulait jouer mais attendait aussi une réponse, sa réponse face à la vision de l'orgueil humain.

La réponse du premier marchand peut également venir comme un réflexe de désorientation face au coefficient multiplicateur de fortune imposé par le prince ; il ne s'agit plus de composer sa propre fortune, il faut également décider de la part du rival, ce qui impose à aller toucher ce même rival, quelque part, que l'on déteste.

La pression imposée par le temps aura finalement eu raison de ces deux-là...mais c'est une pression voulue par le jeu, pression qui se retrouve également au quotidien dans notre vie, dont le temps peut sembler nous échapper, ce temps que l'on ne maitrise pas toujours. Mais c'est justement, et paradoxalement, cette même pression qui peut rendre la vie passionnante et intéressante à vivre...

Le Roi et le Fou

Merci pour votre dédicace, cela me touche...

J'aime bien la conclusion de ce conte, où l'on voit qu'un homme supposé fou, et peut-être pas aussi fou que cela, peut parfois faire preuve de plus de recul et de discernement qu'un roi.
Donc, première leçon : se méfier des apparences.

Ensuite, un peu trop facilement peut-être, on peut également retrouver le célèbre "ne fais pas à autrui ce que tu ne voudrais pas que l'on te fasse"...

Enfin, la raison symbolisée par le savant, ne fait pas tout et ne suffit pas : en effet, ce dernier est incapable de répondre à la question, cependant absurde, qui est posée par le roi. Il a fallu ce brin de folie pour pouvoir apporter la meilleure pertinence, mais pas sous la forme à laquelle on aurait pu s'y attendre.
"Savoir composer raison et folie pour progresser tout en restant sur la voie"

"Votre histoire d'enfance"

Je trouve regrettable ce qui a pu vous arriver dans le passé. Combien de personnes ont pu ainsi agir aveuglément et sans considération, au nom d'une religion qui elle, au contraire, est censée représenter l'amour, et plus que tout, le pardon ?

Comment voulez-vous que ce genre de bonnes soeurs se permettent par la suite d'enseigner l'indulgence ?

Certes, il ne faut pas généraliser, les traitements corporels ont depuis été abolis dans les pensionnats, non ?

Le pouvoir de la porte noire

Belle histoire représentant le prix de la liberté...et également le courage nécessaire pour y parvenir.

L'état de la porte peut représenter l'apparence première de la liberté telle que l'on peut se la concevoir en état d'enfermement extérieur ou intérieur. Une liberté peut donner l'impression que l'on se sentira facilement seul, en détresse, non capable d'assumer sa propre indépendance ou autonomie.

Cependant, le châtiment imposé par le roi montre que l'ouverture de la porte donc l'accès à la liberté, demeure obligatoire pour tout un chacun, à moins de vivre une fin sans pitié...c'est ce même roi qui peut se montrer indulgent envers ceux faisant preuve d'assez de courage pour devenir libres.

Je lirai vos deux derniers contes par la suite.

Merci pour dernière allusion, cela me touche beaucoup.

Bien à vous, et tenez bon,

Malayk
Revenir en haut
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé
paper1
ELOQUENT


Inscrit le: 11 Fév 2008
Messages: 124
Localisation: bord de mer

MessagePosté le: 18 Juin 2008 19:05    Sujet du message: Répondre en citant

Bonjour Malayk et merci pour ces commentaires toujours aussi riches et intelligents.

Allez-vous mieux ?

Moi, j'allais nettement mieux et puis, je retombe un peu depuis hier. Arff ! C'est le lot du trouble bipolaire.

A bientôt.
Florence.
Revenir en haut
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé
Malayk
CONFERENCIER


Inscrit le: 19 Nov 2007
Messages: 558

MessagePosté le: 20 Juin 2008 18:15    Sujet du message: Répondre en citant

Bonsoir Florence,

Citation:
Bonjour Malayk et merci pour ces commentaires toujours aussi riches et intelligents.


Je suis touché par votre appréciation, merci Sourire

Citation:
Allez-vous mieux ?


Ca va mieux, je vous remercie Sourire
Je me suis d'ailleurs manifesté sur mon propre topic pour répondre aux questions...

Citation:
Moi, j'allais nettement mieux et puis, je retombe un peu depuis hier. Arff ! C'est le lot du trouble bipolaire.


Sachez que vous n'êtes pas prisonnière de ces troubles, et que ce n'est pas parce que vous retombez aujourd'hui que la raison en est forcément votre bipolarité diagnostiquée.
Donnez-vous la possibilité de vous voir autrement, et d'apprendre à vous voir fonctionner autrement...

A propos de La petite souris et le Grand Lama

Ce conte me rappelle un cartoon que j'aimais particulièrement avec Porky Pig et Daffy Duck, qui se basait sur le même principe...Une souris envahissait la maison, Porky faisait appel à Daffy qui amenait un chat...le chat dérangeait tout, on appelait un chien, qui à son tour dérangeait tout...puis un tigre...puis un éléphant...puis on ramena la souris qui fit peur à l'éléphant, et avec qui, finalement, Porky Pig fit la paix.

Votre conte montre qu'il ne sert à rien de fuir continuellement sa peur, et qu'il est bien plus utile de l'affronter : nos peurs font partie de nous et définissent une part de notre identité...
Revenir en haut
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé
paper1
ELOQUENT


Inscrit le: 11 Fév 2008
Messages: 124
Localisation: bord de mer

MessagePosté le: 21 Juin 2008 8:52    Sujet du message: Répondre en citant

désolée Malayk, les mots ne sorteny pas.
je reviendrais plud tard jedos dormie
Revenir en haut
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé
Malayk
CONFERENCIER


Inscrit le: 19 Nov 2007
Messages: 558

MessagePosté le: 22 Juin 2008 7:53    Sujet du message: Répondre en citant

Bonjour Florence

paper1 a écrit:
désolée Malayk, les mots ne sorteny pas.
je reviendrais plud tard jedos dormie


Si vous vous sentez fatiguée, reposez-vous pour récupérer...si c'est possible, tentez de récupérer activement en vous lançant dans des activités de création qui vous forceront à imaginer, concevoir et qui, par le simple fait de vous y adonner, vous redonneront la motivation dont vous avez besoin.

C'est en commençant votre activité que petit à petit, vous trouverez de plus en plus d'energie pour continuer.

Courage,
Revenir en haut
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé
Montrer les messages depuis:   
Ce forum est verrouillé, vous ne pouvez pas poster, ni répondre, ni éditer les sujets.   Ce sujet est verrouillé, vous ne pouvez pas éditer les messages ou faire de réponses.    www.corsicafr.com Index du Forum -> Un Problème <=> Une Solution Toutes les heures sont au format GMT
Aller à la page Précédente  1, 2, 3, 4, 5, 6, 7  Suivante
Page 6 sur 7

 
Sauter vers:  
Vous ne pouvez pas poster de nouveaux sujets dans ce forum
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Vous ne pouvez pas éditer vos messages dans ce forum
Vous ne pouvez pas supprimer vos messages dans ce forum
Vous ne pouvez pas voter dans les sondages de ce forum


Powered by phpBB
Corsicafr Theme © 2005 http://www.corsicafr.com
Designed & images by JL