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Malayk CONFERENCIER
Inscrit le: 19 Nov 2007 Messages: 558
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Posté le: 22 Juin 2008 11:04 Sujet du message: Destruction de l'identité...puis renaissance ? |
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Bonjour à tous,
ces derniers temps, a ressurgi une sorte de réflexe de pensée, que je sais malsain, mais qui s'avère également tentant à suivre...
C'est ce que j'appelle mon concept de "renaissance", en quelque sorte. Tout avait commencé après le rejet que j'ai subi de par ma voisine, en octobre 2007. Elle m'avait alors rejeté pour un défaut qu'elle ne m'avait pas pardonné, et dès lors, je me faisais à l'idée qu'aucun humain que je cotoyerai à l'avenir ne me pardonnerait jamais mes défauts.
Pour moi, c'était comme si je me sentais stupidement indulgent au milieu des autres, qui me semblaient faibles au point de ne pouvoir composer avec l'autre et ses compromis. Ou sinon, ils me semblaient aveugles et fortement contradictoires, par exemple quand ils disaient rejeter un défaut qui pourtant se trouvaient dans plusieurs membres de l'entourage qu'ils avaient. A moins que leur trop grand attachement aux autres ne les aide à accepter le compromis...
C'est ce que je me suis alors dit. Je voulais être simplement comme tout le monde. Je voulais juste que l'on m'accepte tel que j'étais, et que l'on me laisse le temps d'évoluer et de grandir...et de corriger mes défauts.
Mon principal défaut est peut-être la sensibilité. Encore aujourd'hui, je me dis que c'est un peu la honte pour un homme de "ressentir". Comme si c'était uniquement le domaine des femmes, et qu'il ne fallait pas y toucher. Comme si l'amour aux yeux des autres hommes, ne semblait être uniquement que le domaine de la compagnie et du plaisir charnel. Romantisme, charme, sensualité, passion, tout cela me semblait et me semble encore aujourd'hui féminin.
Mais le rêve de la "princesse charmante" ne me quitte toujours pas aujourd'hui...
Des fois, je me dis que je conçois l'amour de façon féminine, comme si je ne n'arrivais pas à penser comme mes amis masculins. Par exemple, là où eux semblent accorder plus d'attention à la poitrine ou au postérieur de ces demoiselles, moi, je fais plus attention à la forme du visage, à la chevelure, puis ensuite, au ton de la voix, au parfum, etc...
Peut-être est-ce le serment de virginité que j'ai contracté qui me fait réfléchir de la sorte. Il est possible, qu'inconsciemment, je me sois aveuglé sur tout ce qui se rapprochait d'une vision "sexuelle" de l'amour, pour me rapprocher d'une vision uniquement conceptuelle.
C'est drôle, je n'arrive pas à parler de moi en disant "puceau". Je préfère dire "vierge". "Puceau" me semble péjoratif, comme si c'était une caractéristique dont il fallait se débarasser le plus vite possible. "Vierge", à l'inverse, me renvoie un sentiment de pureté, de naïveté originelle, comme une sorte de caractéristique précieuse et rare que je me verrais posséder, et surtout conserver. Comme si c'était quelque chose qui me resterait de mon enfance...et que je ne devais pas perdre, à l'inverse des autres.
Mais je sais que "vierge", aujourd'hui, se dit habituellement des femmes, et ça me dérange un peu. Je ne suis pas une femme, et je n'ai pas envie d'y être vraiment associé. Je me plais tout à fait tel que je suis, dans mon état d'homme, et je n'ai pas envie d'être rapproché corporellement ou spirituellement de l'autre sexe.
Je sais qu'on pourrait se dire facilement qu'un garçon sensible, c'est un homosexuel. Pourtant, je n'ai jamais ressenti d'attirances envers un homme. Ca me dégoute même au plus haut point.
Une de mes peurs aujourd'hui serait de changer ma vision de l'amour. Je me dis que si je brisais ce serment de virginité trop facilement en acceptant une relation sexuelle alors que la relation amoureuse serait trop récente ou dont l'avenir serait incertain, je risquerais de prendre goût au sexe au point de négliger l'essentiel...et si rupture il devait y avoir, je me sentirais alors comme le reste des hommes ayant déjà "couché", ces hommes qui me semblent aujourd'hui faibles car facilement manipulables par les femmes qui sauraient les attirer et les contrôler "sexuellement". Je me sentirais également "sale", comme si j'aurais perdu quelque chose que je ne pourrais plus jamais retrouver.
Oui, je sais que le "sexe" est un besoin physique indéniable. D'ailleurs, en tant qu'homme, je ressens les mêmes besoins, besoins que je n'ai jamais reniés. Cependant, étrangement, en gardant ma virginité, c'est comme si je me sentais avoir et garder le contrôle sur ces envies sexuelles, comme si, à l'inverse des autres, je me sentais résistant à l'attraction charnelle, pour ne privilégier que ce qui me semble vraiment beau et surtout utile : le sentiment amoureux.
Je me dis aujourd'hui qu'en me liant avec une femme que j'aimerais et avec qui je me verrais construire sur la durée, cela ne poserait pas de souci, puisque je saurais que j'aurai désiré cette femme d'un amour qui se voulait pur et non sexuel...
Peu importe que je prenne goût au sexe après la liaison, donc.
En fait, je ne supporterais pas de désirer uniquement charnellement une femme. Je veux continuer à ressentir la passion amoureuse, une passion pure, et je n'arrive toujours pas à composer avec la case "sexe" dans tout cela.
Je ne supporte pas que l'on puisse m'assimiler à l'image classique de "l'homme attiré par les fesses", et c'est ce que j'aurai peur de devenir, en acceptant d'avoir des relations sexuelles avec une femme que je serais forcé de quitter par la suite...
J'ai peur de prendre goût au sexe et d'oublier de ressentir du plaisir par les sentiments amoureux, car à l'inverse du plaisir charnel qui se veut éphémère, le plaisir accordé par les sentiments réciproques sur la durée me semble avoir bien plus de valeur. C'est un plaisir dont j'ai conscience aujourd'hui, et que je ne veux jamais oublier de ressentir.
Peut-être que je me fais une mauvaise idée des relations sexuelles, puisque je n'en ai jamais vécu. Beaucoup d'artistes aujourd'hui donnent une image intéressante et belle des relations charnelles. Cette vision de l'union de l'homme et de la femme me plait assez...c'est ainsi que les relations sexuelles me semblent être une concrétisation de l'amour que deux êtres se portent.
Aujourd'hui, comme je l'ai déjà dit, je suis toujours hanté par cette image de "princesse charmante".
J'ai toujours du mal à retrouver ma vision personnelle de l'amour dans ce que je vois autour de moi, du mal à comprendre qu'il suffise de se dire "je t'aime" pour pouvoir s'embrasser sur les lèvres trois minutes plus tard, le tout en l'espace d'une heure. Tout cela me dégoute.
Je regrette le temps de ma relation amoureuse "platonique". Là, au moins, il n'y avait de la place que pour les sentiments. J'avais ce que je voulais, mes opinions étaient respectées, ma compagne m'acceptait tel que j'étais.
Les choses ont malheureusement fait que l'on soit séparés...avec le temps, j'en ai fait le deuil, mais je perds petit à petit espoir de revivre une relation platonique du même genre.
Je sais qu'à cause de tout cela, je suis aujourd'hui très difficile sur les filles susceptibles de me plaire : ce qui m'attire, ce sont les filles montrant une facette naïve, la même facette que je me sais posséder ; ces filles me semblent les seules susceptibles de concevoir l'amour de la même façon que moi, les seules peut-être capables de respecter mon choix.
Seulement, là s'est profilé avec le temps un dangereux fait : comme je suis assez difficile sur les filles qui peuvent m'attirer, dès que l'une de ces filles semble me plaire, je lui accorde une (trop) grande importance, et je m'y attache un peu (trop).
Je le sais, c'est du romantisme, romantisme qui veut à la base que les garçons soient serviables, gentils, patients, respectueux...mais c'est un romantisme que je me plais à vivre. Je ne veux pas être l'esclave d'une femme, attention, mais je me plais à accorder à la femme cette place de compagne, d'égale face à l'homme, de représentation de la beauté et du charme même.
J'ai toujours cette vision en tête de l'homme qui se met à genoux pour demander la main de son aimée. Cette image m'a toujours plue, celle de l'homme qui ravale sa fierté pour oser demander en mariage et donc s'engager sur la durée, avec la femme, belle, qui accepte l'offrande et lui tend la main pour l'aider à se relever et se remettre au même niveau qu'elle.
Malgré toutes les expériences que j'ai vécues dans ma vie, en ce qui concerne les interactions avec la femme (mère, soeur, amies, cousines), j'aime retrouver cette image sublime et si unique qui définit la femme.
Avez-vous lu les contes des Mille et Une Nuits ? L'héroïne est justement une femme, Shéhérazade, une femme qui à elle seule, se montre intelligente, belle, maternelle, mais également indépendante, rusée, malicieuse, et très habile. Dans les contes même, la femme apparait comme le soutien indispensable, la clef de voûte des multiples récits, sans qui les hommes seraient bien souvent perdus.
A l'inverse de l'homme qui semble n'afficher ses qualités que directement, la femme m'apparait aujourd'hui comme un "tout à la fois". Imprévisible, bien souvent, elle semble se renouveler dans un cycle perpétuel pour nous afficher tour à tour, ses nombreuses facettes.
J'ai encore beaucoup à apprendre de la femme, et je crois même pouvoir affirmer que je resterais à jamais amoureux de l'image de la femme en général.
J'ai 21 ans, aujourd'hui, et je sais que plus les années passent, plus je peinerai à trouver la femme susceptible de me plaire un jour. Je rêve toujours de cette "princesse" que je me verrais séduire avec le temps, cette "princesse" que je me verrais gâter, protéger, mais princesse de qui je me verrais également recevoir en attention, conseils et sentiments. La femme semble avoir quelque chose dont j'ai besoin, mais je ne saurai pas vraiment définir précisément ce que c'est. Un autre regard sur les choses du monde, je pense.
C'est une "Shéhérazade" que je cherche, en fait. Celle qui verrait l'amour de la même façon que moi, et qui placerait le sexe en dernière position de concrétisation. Celle qui saurait m'impressionner par ce qu'elle me semble être. Celle qui me considérerait et qui m'accepterait en tant qu'homme passionné et amoureux, et qui nous ferait sentir au même niveau tous les deux. Mais ce type de femme me semble si rare...
Revenons au concept de la "renaissance". Ma voisine me semblait représenter une "Shéhérazade", de par son apparence naïve, certes, mais également mystérieuse, habile, indépendante et intelligente. Je m'y suis attaché plus que la normale, je l'ai sublimé dans son image de femme, mais mes sentiments l'ont effrayé...
Alors, à cette époque je me suis dit que si je devais rencontrer un jour une femme qui semblerait correspondre à l'image que je cherche, je n'aurais plus à prendre de risques et je ne lui dévoilerai plus mes sentiments. D'ailleurs, par analogie, j'en suis venu à ne plus afficher mes sentiments du tout, avec quiconque. Je ne voulais en fait, pas que quelqu'un puisse me déconsidérer du fait qu'un jour, je lui eusse affiché mes sentiments. Ce quelqu'un représentait aussi bien ma voisine, qu'un ami ou un membre de ma famille.
Alors, je décidai à cette époque de "mourir" en quelque sorte, d'abandonner cette image de sensible que je renvoyais à l'époque, cette image qui avait déplu à la "Shéhérazade" que je convoitais, pour "renaître" et revetir un manteau d'insensible froid, désagréable à porter, mais qui me garantirait peut-être plus facilement de rencontrer et d'attirer la "Shéhérazade" qui me plairait.
C'était une demi-renaissance. Je projetais en fait d'abandonner tous mes amis et ma famille, pour me rebatir un avenir ou plus personne ne pourrait jamais témoigner qu'un jour, je m'étais montré sensible. Seulement, c'est cette même sensibilité qui a fait que je n'ai pas rejeté tous mes amis, et que je n'ai procédé qu'à une destruction partielle de mon identité, me contentant d'abréger mon prénom qui pourtant m'a toujours été si cher, et de changer les multiples avatars et facettes que je me plaisais à afficher en public.
Je repense encore à cette renaissance avortée, et bien qu'aujourd'hui, j'ai grandi par rapport à l'époque et que je sais que je n'ai pas à abandonner tous mes amis et ceux que je connais en vertu de ce qu'ils m'ont accordé et peuvent ressentir eux-mêmes par attachement à ma personne, je me sens quelque part tenté de repartir à zéro, de tout lâcher pour retrouver cette solitude, et de me contenter de ressentir du plaisir en oeuvrant pour aider l'autre, sans "me faire toucher en retour", au risque d'afficher de la sensibilité.
Je rêve parfois d'un projet humanitaire, où je me verrais rassembler mes économies, prendre un crédit, puis partir seul au fond de l'Afrique pour rencontrer et aider l'humain. Je me sens sensible au sourire de l'enfant, cet enfant que quelque part, je me sens toujours être. Un peu comme le roi qui aime se reposer sur la cuisse de Shéhérazade, elle le caressant doucement, à la manière d'une mère.
L'abandon temporaire de ma sensibilité me semble être le prix à payer pour trouver "Shéhérazade"...
Cependant, je sais qu'en abandonnant ma sensibilité, j'aurais du mal à conserver la virginité qui me caractérise aujourd'hui, virginité physique mais également virginité d'esprit. Cela changerait à jamais ma vision de l'amour, j'en ai bien conscience...mais peut-être que j'idéalise trop cet amour, je ne sais pas.
Cependant, je me dis que je pourrais passer d'insensibilité à sensibilité, si je me sens assez en confiance et si je pense avoir trouvé la "Shéhérazade" qui me plairait.
Dois-je renaître ? Dois-je tout jeter et repartir à zéro, quitte à tout abandonner pour reconstruire une autre identité ?
Pour la première fois depuis longtemps, moi qui étais toujours assez confiant et spontané...j'hésite.
Je n'ai qu'une question à vous poser, Paul.
Est-ce que ce concept de renaissance vous semble naturel ? |
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Metta Plutôt BAVARD
Inscrit le: 23 Juin 2007 Messages: 24 Localisation: Paris
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Posté le: 22 Juin 2008 13:05 Sujet du message: |
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Bonjour, Malayk,
A ta question "est ce que le concept de renaissance semble naturel", je pense que oui, la plupart d'entre nous ont cette renaissance (meme si dans ce cas là, elle est un peu imposée) qu'on appelle l'adolescence :
« L’adolescence, c’est comme une seconde naissance qui se ferait
progressivement (…) Quitter l’enfance, faire disparaître l’enfant en nous, c’est une mutation. اa donne par moment l’impression de mourir. اa va vite, quelquefois trop vite (…) On sait ce qui meurt mais on voit pas encore vers quoi on va (…).Les homards quand ils changent de carapaces, perdent d’abord l’ancienne et restent sans défense, le temps d’en fabriquer une nouvelle. Pendant ce temps là, ils sont très en danger. Pour les adolescents, c’est un peu la même chose (…) Dans les
parages d’un homard sans protection il y a presque toujours un congre qui guette, prêt à le dévorer. L’adolescence, c’est le drame du homard ! (….) »
Ainsi, tout comme dans la crise d'adolescence, cette renaissance n'est pas sans péril. A la lecture de certaines de tes interventions, je trouve dommage de sacrifier cette sensibilité, cette pureté physique meme temporairement pour attirer une "Shérazade" séduite par "un manteau d'insensible froid" qu'au fond, tu n'es pas et n'aime pas...
Je t'assure que tu n'es pas le seul à idéaliser l'amour, moi aussi, je l'idéalise, et beaucoup de mes amis me disent "qu'il est vrai que ça n'a aucun intéret de faire l'amour trop tot mais qu'il ne faut se bloquer juste pour respecter une image."
Et pourtant, je pense que c'est cette image qui me permet d'affirmer mon individualité au risque de déplaire. tout le monde ne peut m'aimer mais je préfère rester fidèle à mes convictions (notamment la chasteté avant le mariage) car je ne veux pas m'engager dans une relation qui ne m'apporterait rien de durable. _________________ "Il faut beaucoup de chaos dans la tête pour accoucher d'une étoile qui danse." |
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Malayk CONFERENCIER
Inscrit le: 19 Nov 2007 Messages: 558
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Posté le: 22 Juin 2008 19:28 Sujet du message: |
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Salut Metta,
merci pour ta réponse...
| Citation: |
A ta question "est ce que le concept de renaissance semble naturel", je pense que oui, la plupart d'entre nous ont cette renaissance (meme si dans ce cas là, elle est un peu imposée) qu'on appelle l'adolescence :
« L’adolescence, c’est comme une seconde naissance qui se ferait
progressivement (…) Quitter l’enfance, faire disparaître l’enfant en nous, c’est une mutation. اa donne par moment l’impression de mourir. اa va vite, quelquefois trop vite (…) On sait ce qui meurt mais on voit pas encore vers quoi on va (…).Les homards quand ils changent de carapaces, perdent d’abord l’ancienne et restent sans défense, le temps d’en fabriquer une nouvelle. Pendant ce temps là, ils sont très en danger. Pour les adolescents, c’est un peu la même chose (…) Dans les
parages d’un homard sans protection il y a presque toujours un congre qui guette, prêt à le dévorer. L’adolescence, c’est le drame du homard ! (….) » |
Je suis d'accord...
L'enfant se construit, ou se reconstruit une nouvelle identité plus adaptée en fonction de ses nouvelles possibilités en vertu de ce qu'il découvre, et sait maitriser dans son environnement.
C'est l'étape du changement d'identité qui s'avère donc critique, n'est-ce pas ? Pendant cette étape, ton homard bien fragile sans carapace n'en est donc plus tout à fait un..
Pour ma part, je sais que je garde toujours de l'enfance, une certaine naïveté enfantine au fond de moi, une naïveté qui me pousse parfois à agir trop spontanément. Quelquefois, je n'ai pas vraiment conscience du bien-fondé ou du mal-fondé d'une action. J'ai parfois tendance à voir les choses "naturellement", trop peut-être.
C'est ainsi que quand je vise un objectif, j'ai tendance à essayer n'importe quel chemin, pour arriver à le réaliser. J'emprunte parfois des chemins tordus et difficiles, mais c'est comme si cela ne comptait pas et que je pretais uniquement attention à ma résistance personnelle et à l'objectif que je souhaite atteindre.
Au fond, j'aime cette naïveté, parce qu'elle me fait voir les choses simplement, plus simplement que certaines personnes qui semblent se complaire dans du complexe qui les rassure sur leurs capacités à "maitriser".
Malheureusement, avec cette spontanéité, j'ai tendance parfois à être excessif et à en faire trop, ce qui désoriente quelquefois mon entourage...
Néanmoins, même avec cette naïveté, je sais que je commence à entrer dans une vie d'adulte, avec des responsabilités qui s'accumulent...je n'ai pas de mal à tout assumer, c'est juste que je n'arrive pas à me dédier entièrement à des passions de type adulte, ou du moins pas encore. Ca viendra peut-être un jour, je n'en sais rien.
| Citation: |
| Ainsi, tout comme dans la crise d'adolescence, cette renaissance n'est pas sans péril. A la lecture de certaines de tes interventions, je trouve dommage de sacrifier cette sensibilité, cette pureté physique meme temporairement pour attirer une "Shérazade" séduite par "un manteau d'insensible froid" qu'au fond, tu n'es pas et n'aime pas... |
C'est une sorte de pensée naïve que j'ai eu, je dirais.
"Puisque ta nature ne plait pas aux autres, tu n'as qu'à changer de nature", c'est ce que je m'étais dit. Malheureusement, comme tu le dis, la personnalité que j'afficherais ainsi en tant qu'"insensible froid", ne serait pas la mienne.
Non seulement, je perdrais une certaine identité en reniant ou en feignant de renier l'une de mes caractéristiques, mais en plus, ça ne me donnerait plus le droit de changer et de redevenir dans mon état normal par la suite, au risque de me faire traiter de "non sincère". Or c'est justement pour changer un jour que je suis tenté de reprendre le manteau, changer en assumant ma sensibilité le jour où je pourrais faire confiance à la "Shéhérazade" dont je serais sûr qu'elle m'accepterait tel que je suis.
| Citation: |
Je t'assure que tu n'es pas le seul à idéaliser l'amour, moi aussi, je l'idéalise, et beaucoup de mes amis me disent "qu'il est vrai que ça n'a aucun intéret de faire l'amour trop tot mais qu'il ne faut se bloquer juste pour respecter une image."
Et pourtant, je pense que c'est cette image qui me permet d'affirmer mon individualité au risque de déplaire. tout le monde ne peut m'aimer mais je préfère rester fidèle à mes convictions (notamment la chasteté avant le mariage) car je ne veux pas m'engager dans une relation qui ne m'apporterait rien de durable. |
Ce qui me dérange, ce n'est pas le fait d'assumer ma nature, ce serait plutôt le fait de risquer de me sentir marginal ainsi, comme si de par mes envies et mes rêves, je n'aurais que d'infimes chances de trouver la "Shéhérazade" qui me plairait tant.
D'expérience, je sais que les mensonges ne se cachent pas bien longtemps, et même si je mens sur ma nature, l'autre en face le saura tôt ou tard...et pourtant, parfois, je me dis que c'est la seule chance pour que je puisse vivre une relation normalement comme les autres sans sacrifier ma virginité spirituelle, de la même façon que je me suis senti forcé de mentir sur mon âge à mon ex, au tout début de notre relation.
Tu sais, dans la relation amoureuse que j'ai connu, naïvement, je ne me voyais pas rompre un jour. J'étais cependant conscient que je n'aimerais pas mon ex comme au premier jour au fil du temps, mais plus la relation avançait, plus elle faisait partie de moi, telle une complice. On se comprenait, on se connaissait parfaitement, nos qualités et nos défauts n'avaient plus de secret l'un pour l'autre. On se sentait vraiment exister à travers l'autre. Je me sentais capable de faire n'importe quoi pour que cela dure. Elle l'avait compris.
C'est cela que j'aurais envie de revivre un jour...
C'était il ya déjà trois ans, et j'en ai aujourd'hui 21. Avec le temps, je me mets à penser que j'aurai de plus en plus de mal à trouver une fille de mon âge qui pense comme moi et pour qui je n'aurai pas besoin de me montrer insensible.
Je sais, on me dira "apprends à modérer ta sensibilité", mais là encore, ne serait-ce pas changer de personnalité, et donc, perdre en sincérité ? A moins que ce ne soit une évolution programmée et permanente ?
Merci de ta réponse Metta. Je sais que je ne suis pas le seul à idéaliser l'amour, même si aujourd'hui, peu de personnes semblent avoir la même conception de l'amour que moi... |
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Metta Plutôt BAVARD
Inscrit le: 23 Juin 2007 Messages: 24 Localisation: Paris
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Posté le: 23 Juin 2008 0:27 Sujet du message: |
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Bonjour, Malayk,
J'ai pris le temps de relire entièrement ton post "j'ai eu tort", cela m'a pris seulement 3 heures mdr, mais c'est fou comme tu m'as captivé du début à la fin, j'ai été bien surprise en apprenant que Malayk et Sigma ne sont qu'une et meme personne car ce sont des personnalités si différentes qu'on a du mal à croire à une telle évolution ! Je suis vraiment admirative devant cette analyse de ce parcours atypique qui dénote d'une réflexion approfondie et d'une incroyable introspection sur soi... J'ai été surprise de constater que j'aurais pu écrire la meme chose que toi notamment au sujet de :
- la solitude, ce paradoxe de la toute puissance et en meme temps d'une incroyable fragilité... Comme un géant aux pieds d'argile... On a tant envie parfois de pouvoir intégrer un groupe mais en meme temps, on craint de perdre la liberté de pouvoir s'isoler de la masse de peur de devoir accepter certains compromis
- le refuge dans le travail comme ultime rempart pour forger son estime de soi
- ne compter que sur soi pour atteindre ses objectifs, refuser de l'aide car cela sous entendrait que l'on n'est pas capable de résoudre soi meme ses problèmes, ce qui serait un signe de faiblesse
- ce désir de chasteté et de virginité, le désir d'un amour platonique sincère et total où la compréhension et la tendresse occuperait une place de choix dans la relation
- vouloir construire un amour durable et le nourrir pour qu'il ne perde jamais la fraicheur des 1er jours
- cet excès de zèle du à cette naive innoncence qui déstabilise notre entourage à tel point qu'il ne sait comment réfréner ce trop plein de spontanéité et de vitalité. Parfois notre nature leur pousse à lacher prise car ils ne peuvent suivre nos rythmes et notre imprévisibilité... lol
- la colère contre ces évènements qui ont bouleversés nos vies bien tranquilles...
- le sentiment pourtant que ces évènements nous ont fait grandir meme s'ils nous ont laissés des cicatrices douloureuses dont les plaies se réveillent parfois au présent actuel
- l'attachement à l'innocence de l'enfance qui nous permet de rever à un monde meilleur, celui que l'on s'efforce de construire avec l'espoir de l'insouciance meme si les responsabilités nous met en face de situations qui appellent notre jugement et notre sens des réalités.
Seule différence avec toi, c'est que je n'ai encore jamais accepté de relations amoureuses, par choix, par manque de temps et aussi parce que j'étais trop perdue dans la recherche de mon identité pour accepter de m'engager sérieusement avec une personne... Aimer, ça demande équilibre, estime de soi, disponibilité.
Echappe-t-on à ce que nous sommes réellement? Et combien de temps peut on porter le masque de la complaisance en reniant sa vrai personnalité, personnalité qui colle à nos idéaux et nos convictions profondes par ailleurs...
"il suffit parfois d'un très petit degré d'espérance pour causer la naissance de l'amour"
Et si Sherazade existe, elle saura t'accepter tel que tu es sans besoin de porter ce manteau qui te fait tant violence... En tout cas, personnellement, je trouve ton idéal, ta sensibilité et ta sincérité d'une fraicheur et d'une authenticité touchante ! J'aimerais te dire "restes tel que tu es" mais si jamais tu désires changer, fais le avant tout pour toi... Pour évoluer vers un meilleur qui te plait à toi... _________________ "Il faut beaucoup de chaos dans la tête pour accoucher d'une étoile qui danse." |
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My_illusion CONFERENCIER
Inscrit le: 26 Fév 2007 Messages: 592
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Posté le: 23 Juin 2008 10:21 Sujet du message: |
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Bonjour Malayk,
Ce qui me frappe dans ta façon d'être, c'est ton degré de rigueur. Et je me demandais si c'était ta propre personnalité, en somme que ça te plaît? Comment explique-tu? (ta mère qui a toujours mis la barre très haute vis-à-vis de toi?). Je me demande comment tu seras une fois que tu trouveras ta shéhérazade ... Car elle devra sacrément être à la hauteur pour répondre à toute tes attentes...
On change sans cesse, en constante renaissance si tu veux, si auj tu as de grands rêves de romantisme, tu pourrais être le premier surpris de changer du tout au tout une fois que tu auras concrétisé ce rêve. J'en ai connu des gens qui semblaient si respectueux de valeurs qui avec le temps ont changé du tout au tout... C'est comme les vierges qui pensent pouvoir être fidèles toute leur vie s'ils trouvent leur moitié, c'est plus que probablement une pensée naïve.
Tu dis que le mot "vierge" est davantage prêté aux femmes mais je n'ai pas cette impression.
Et la sensibilité n'est pas prêtée uniquement aux femmes non ... Les hommes ont appris dès leur enfance à moins l'afficher, pleurer c'est pour les filles, les chochottes entendent-ils. Et pourtant, les hommes en intimité montrent une sensibilité très profonde, ils pleurent aussi, ils recherchent aussi le réel amour.
Les gars trop gentils disent souvent "j'attire pas les filles car j'suis trop con (bonne poire), trop sensible, les nanas elles aiment le viril" C'est erroné bien entendu ! C'est plutôt un acharnement, une hyperdépendance qu'elles n'aiment pas (encore qu'il y a des exceptions).
Le tout est de rester soi, avec sa sensibilité propre sans trop dépendre de l'attention/affection des autres. Enfin, il me semble. Jamais très facile de jauger. Je me dis que l'amour n'est possible que si les deux personnes se sentent libres.... oué la liberté, y a toujours l'un des deux qui dépend davantage de l'autre.
Si on dépend trop d'une personne, mieux vaut l'oublier, mais ça aucun humain n'y parvient avant de se brûler à plusieurs reprises les ailes ... |
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Paul CONFERENCIER
Inscrit le: 11 Jan 2005 Messages: 6432 Localisation: Haute Corse
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Posté le: 23 Juin 2008 10:45 Sujet du message: |
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Bonjour Malayk,
Félicitations pour votre expression et pour votre analyse de votre vie psychique mais aussi de vos aspirations !
Je rejoins Metta sur le fait que le concept de renaissance est des plus naturels. En effet, chaque jour est en fait une renaissance à un état de conscience éveillé à une nouvelle réalité qui est façonnée par ses apprentissages, par ses expériences préalables et par leur intégration durant le sommeil.
Par ailleurs, les différentes phases de son évolution (conception, naissance, enfance, adolescence, âge adulte, sénescence et mort) sont toujours l'occasion de renaître à une conscience élargie de soi, des autres et du monde extérieur.
Mais chaque renaissance ne signifie pas pour autant qu'il faille renier ce que l'on a été ou s'en affranchir. Il me semble plutôt que c'est l'occasion de s'enrichir de nouveaux modes de fonctionnement qui peuvent s'intégrer harmonieusement à la psyche pré-existante et favoriser son développement et sa réalisation, conformément à ses aspirations, son idéal de vie, ses croyances, son éthique et sa déontologie.
A ce propos, comme Metta, je pense qu'il ne vous est pas utile de forcer votre nature par soucis de conformité ou par mécanisme défensif à l'égard de vos déceptions amoureuses.
En revanche, vous gagneriez à poursuivre votre développement en étant le plus possible en accord avec vous-même, à condition de renoncer à une idéalisation abolue de la Shéhérazade avec laquelle vous souhaiteriez vous investir amoureusement.
Enfin, pour ce qui concerne votre "virginité" avant le mariage, si elle vous semble importante en soi, vous pouvez alors l'assumer pleinement sans vous formaliser de ce qu'en pensent les autres...
Excellente continuation et à bientôt.
Cordialement,
Paul Zveguinzoff
Psychologue clinicien, psychothérapeute
Président d'Agir pour sa Santé
http://agirpoursasante.free.fr |
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tapiocasunrise Plutôt BAVARD
Inscrit le: 31 Jan 2008 Messages: 44
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Posté le: 23 Juin 2008 21:42 Sujet du message: |
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Bonjour Malayk,
Déjà sache que les défauts font parties intégrantes de l'être humain. Et que si l'on ne t'accepte pas AVEC tes défauts, et bein alors, simplement on ne t'accepte pas. C'est à dire que la personne qui te rejette pour tes défauts et qui n'essaie pas de te faire réaliser quels sont tes défauts et comment arriver ensemble à ce que tu puisses les gérer en en prenant conscience, et bien - et c'est mon avis et n'engage que moi - cette personne ne vaut la peine d'être ton amie.
Cela dit, quel est ce défaut si terrible qu'on t'ait rejeté ? Peut-être qu'en nous en faisant part, on pourra t'aider nous ? Tu sais très bien qu'ici tu ne seras nullement jugé sur qui tu es. Que l'on t'acceptes avec tes qualités et tes défauts.
D'ailleurs, je tiens de l'occasion pour te dire que je trouve qu'à ton age tu as une façon de t'exprimer, et d'analyser les situations qui est vraiment remarquable. Et tes messages de soutiens sont vraiment très judicieux. J'aime beaucoup lire tes messages. Voilà pour l'une de tes très belles qualités.
Allez, Malayk, annonce un peu la couleur, qu'on voit de quoi il retourne de ce défaut...
Tu parles ensuite de la sensibilité.
Tu es fou, ça un défaut ? Mais c'est une superbe qualité. Alors Malayk je te dirais qu'après 14 ans d'analyse j'ai appris une chose: jamais au grand jamais je ne changerais ce qu'il y a de plus précieux en moi: ma sensibilité. Je suis hypersensible, et j'aime cela. J'avais même peur qu'en allant en analyse je perde cette sensibilité.
Tu es sensible ? Tu as donc en toi un trésor !!!
Et ceux qui ne le perçoivent pas ou te le reprochent manquent tout simplement de finesse et de discernement.
Ce n'est pas la honte pour un homme d'être "sensible".
Vois par exemple: ok je suis homosexuel, mais je peux te dire que j'ai surtout la côte auprès des femmes. Pourquoi ? Parce que d'une elle ne voit pas du tout que je suis homo (je fais franchement hétéro d'apparence, voir même très hétéro), pourtant ma sensibilité les séduit. Aïe, dommage que je ne soit pas attiré par le genre féminin, parce que je trouve que je séduit les plus sensibles aussi.
Je te dirai donc: tu es romantique, charmeur, sensuel. Et bien pour les femmes tu es une perle rare !!
Tu es vraiment le genre de mec qu'elles rêvent d'avoir (pas toutes, ok, certaines préfereront des machos).
Mais tu l'as déjà dit plusieurs fois, tu es assez tombeur dans ton genre. Allez Malayk, à ton avis, pourquoi ? Pour ton physique ? Non, non, pour TA SENSIBILITE ! Voilà.
Par contre, ton rêve de princesse charmante, c'est là qu'est ton défaut. Ton vrai défaut, celui qui te fait te poser autant de questions.
Tu tiens à rester vierge, et bien pourquoi pas, si tel est ton choix.
Ce que penses tes amis hommes importe peu, face à ce que TU VEUX toi.
Encore une fois, je pense que tel que tu te décris tu essaie d'être le plus receptif possible au genre féminin. Et cela abonde dans ton sens.
Par contre, rester vierge par idéalisme me semble un piège que tu te tends un peu à toi-même. L'inverse serait mal vécu aussi: coucher pour coucher, ce n'est pas ce à quoi tu aspires, et donc ne va pas à l'encontre de tes désirs. Mais ne mets pas la barre trop haute non plus.
A vouloir idéaliser une relation, tu risques de passer à côté de pas mal de chose.
Pour ma part, j'ai connu aussi cette idéalisme pendant plusieurs années, et de toute façon tu seras déçu par l'une ou l'autre des caractéristiques de la personne.
Tu auras beau vouloir l'accepter dans sa totalité, tu seras inmanquablement, tôt ou tard, déçu par une facette de ta personnalité. Et c'est en respectant cette différence là précisemment, qu'alors tu pourras vraiment aimer l'autre. L'autre, si différent finalement. Pas le double, pas le miroir de l'âme. Ca non, ça c'est vraiment horrible, ça n'existe pas. Et tant mieux, c'est tellement stérile comme relation. Je t'assure. L'autre avec ses aspérités, ses côtés sombres, ses réactions imprévisibles, c'est cela aussi qui est beau !
Vierge n'est pas réservé aux femmes. Ce n'est pas une tare, si c'est un choix, cela se comprend. Tu as envie de choisir, et je te souhaite de faire le bon choix. Si tel est ton désir.
Je te dirais aussi que tu peux être sensible et hétérosexuel. D'ailleurs, je t'assure qu'en tant qu'homosexuel, la vie n'est pas très facile non plus. Donc si tu peux être hétéro et heureux dans ta vie, c'est vraiment super !
Ce que je veux dire c'est que ce n'est pas parce que tu es sensible et qu'on te dit "limite homo" que tu le serais. Mais alors, pas du tout. Et n'essaie pas si ça ne t'intéresse pas, tu serais encore plus déboussolé.
Sache ensuite, que le sexe ne changera pas ta vision de l'amour. Il la rendra plus juste et plus adéquate à la réalité. Tu espères n'avoir qu'une relation et que ce soit la bonne. C'EST LA TA GRANDE ERREUR. Comme le disait Paul dans un de ses messages, c'est aujoud'hui statistiquement impossible. On a plusieurs partenaires dans sa vie, et tu en as toi-même déjà fait l'expérience. Si une fille te plait, et que la relation s'installe, si tu as envie d'elle, pourquoi le refuser ? Ce n'est peut-être pas la bonne pour une longue relation ? Ce serait trop superficiel de passer à l'acte. Et que souhaite-t-elle elle de son côté ? Et si le sexe apportait aussi des solutions ? Et si cela donnerait autre chose que l'on n'a pas prévu, après ? Je te pose des questions, à toi d'apporter tes propres réponses.
Perdre sa virginité, et le fait de se sentir "sale", c'est à mon sens, une vision judéo-chrétienne qui fait encore des ravages. Je me permets de te dire franchement ce que j'en pense. J'espère ne pas te heurter. Je trouve que cela est dommageable pour l'esprit, car on ne perds rien, on se transforme. C'est peut-être aussi ça être adulte, non ? Et le sexe n'est pas sale. Surtout si les deux partenaires se désirent et surtout surtout se respectent. Alors, il ne peut être que "beau".
Même si tu as eu mille relations sexuelles, je te rassure, tu pourras toujours contrôler ta sexualité. Surtout quelqu'un comme toi qui contrôle autant ton existence. Mais ne te bride pas trop, vis comme les choses se présentent, ne réfléchit pas trop. Vis ta jeunesse. Et si ça doit être sans excès, vis la sans excès. Cela a aussi été mon cas, c'est pour cela que je me permets ce long message. Je suis aussi passé par là, et je n'ai jamais vécu dans l'excès d'aucune sorte, et n'y tient pas.
La passion amoureuse est déstructrice, c'est une horreur en puissance. Ce n'est pas l'amour. Loin de là. La passion te prend à la gorge et t'empêche de respirer étouffé par le manque de l'autre. L'amour te donne envie de laisser l'autre respirer et venir à toi partager CERTAINS instant de vie. Et cela est beau, et cela rempli de joie et de vrais sentiments partagés.
Nous sommes attirés par ceux qui nous ressemblent. Tu sembles faire ce constat, et bien c'est plutôt bien. Ne te pose pas de questions: telle fille t'attire, et bien c'est qu'elle aussi tu lui plait pour des raisons sans doute similaires ou complémentaires.
Ton attachement c'est de la passion. Et j'en connais quelque chose crois-moi...et je sais oh combien ! il est difficile de passer outre. Mais ça viendra, ne te mets surtout pas la pression.
Ta vision romanesque de l'amour est certes belle dans ton esprit, et si cela correspond à une vision partagée de l'amour avec une femme cela peut-être très bien, mais ne penses-tu pas que cette "offrande" que tu ferais là, n'est pas toujours perçu comme il se doit ? Ne serait-il pas plus simple d'être plus simple ? En se montrant soi tel que l'on est ne donne ton pas déjà tout ce que l'on a ? Aurait-on besoin de se mettre à genoux ? Pourquoi ne pas être à la même hauteur, pour être d'égal à égal ?
Les Mille et une nuits sont un conte, et comme tous les contes, il s'agit d'une vision imagée d'un rêve. La réalité est plus triviale, mais a aussi son lot de beautés. Ta shéhérazade, même si elle est caissière chez Auchan et qu'on se moque d'elle pour tel ou tel trait de sa personnalité, toi en la retrouvant et toi seul saura faire d'elle une shéhérazade. Et cela seul est bien plus beau que le conte entier des Mille et une nuits. Et personne d'autre que toi et elle ne pourra le lire ce conte là. Personne. Ce sera le plus beau des trésors enfui en toi. Et que tu cultivera tel un vrai jardin secret.
Donc, zut, arrête tes conneries, vis ta vie. La vraie shéhérazade est certainement tout prêt de toi, et attends de faire ta connaissance et d'être révélée par toi. Et toi, au lieu de cela, tu rêve d'une autre, hypothétique, et non réelle.
Connais-tu les otakus, ces japonais qui dorment sur un coussin à l'éfigie de leur héroïne manga pour lesquelles certains se donnent la mort en suicide collectifs ?
Une seule et unique question pour tout résumer : voudrais-tu d'une shéhérazade sublimée, désirée, rêvée mais si peu ancrée dans le réel que la vie en devient insupportable ou une shéhérazade révélée par toi, qui te révèle toi en prince avec ses défauts qu'elle trouve si craquant et si lourdingue par moment et qui rend la vie si belle car si peu prévisible et si étonnante de subtilité et de beauté à vous faire pleurer tellement ça dépasse toute imagination ? |
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Malayk CONFERENCIER
Inscrit le: 19 Nov 2007 Messages: 558
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Posté le: 23 Juin 2008 22:18 Sujet du message: |
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Bonsoir à vous trois,
je vous remercie pour vos réponses...
A Metta :
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J'ai pris le temps de relire entièrement ton post "j'ai eu tort", cela m'a pris seulement 3 heures mdr, mais c'est fou comme tu m'as captivé du début à la fin,
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Je te remercie d'y avoir accordé de l'attention et de porter un jugement aussi positif sur mes écrits
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| j'ai été bien surprise en apprenant que Malayk et Sigma ne sont qu'une et meme personne car ce sont des personnalités si différentes qu'on a du mal à croire à une telle évolution ! |
Je dois bien t'avouer aujourd'hui qu'en relisant les anciens posts de Sigma, je ris un peu intérieurement face au manque de recul que j'ai pu dégager à l'époque.. tout cela s'est passé il ya à peine moins d'un an, et des fois, je me sens moi-même impressionné d'avoir tant changé en si peu de temps. J'ai l'impression aujourd'hui de porter un regard plus équilibré sur les choses...peut-être ai-je réellement grandi ?
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| Je suis vraiment admirative devant cette analyse de ce parcours atypique qui dénote d'une réflexion approfondie et d'une incroyable introspection sur soi... |
Je suis touché...merci...
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J'ai été surprise de constater que j'aurais pu écrire la meme chose que toi notamment au sujet de :
- la solitude, ce paradoxe de la toute puissance et en meme temps d'une incroyable fragilité... Comme un géant aux pieds d'argile... On a tant envie parfois de pouvoir intégrer un groupe mais en meme temps, on craint de perdre la liberté de pouvoir s'isoler de la masse de peur de devoir accepter certains compromis
- le refuge dans le travail comme ultime rempart pour forger son estime de soi
- ne compter que sur soi pour atteindre ses objectifs, refuser de l'aide car cela sous entendrait que l'on n'est pas capable de résoudre soi meme ses problèmes, ce qui serait un signe de faiblesse
- ce désir de chasteté et de virginité, le désir d'un amour platonique sincère et total où la compréhension et la tendresse occuperait une place de choix dans la relation
- vouloir construire un amour durable et le nourrir pour qu'il ne perde jamais la fraicheur des 1er jours
- cet excès de zèle du à cette naive innoncence qui déstabilise notre entourage à tel point qu'il ne sait comment réfréner ce trop plein de spontanéité et de vitalité. Parfois notre nature leur pousse à lacher prise car ils ne peuvent suivre nos rythmes et notre imprévisibilité... lol
- la colère contre ces évènements qui ont bouleversés nos vies bien tranquilles...
- le sentiment pourtant que ces évènements nous ont fait grandir meme s'ils nous ont laissés des cicatrices douloureuses dont les plaies se réveillent parfois au présent actuel
- l'attachement à l'innocence de l'enfance qui nous permet de rever à un monde meilleur, celui que l'on s'efforce de construire avec l'espoir de l'insouciance meme si les responsabilités nous met en face de situations qui appellent notre jugement et notre sens des réalités. |
Il est vrai qu'en écrivant mon long texte, je parlais de la solitude comme si je présentais une sorte de théorie, alors qu'au fond, je n'ai fait que raconter mon ressenti de l'époque et l'observation que j'en fais aujourd'hui...
Je ne sais exactement ce que je pourrais te dire, si tu penses te retrouver dans mes écrits...
Aujourd'hui, je me plais à penser que je suis et que j'ai toujours été quelqu'un d'"affreusement normal". Je me dis que ce qui fait ma particularité, ce n'est pas une aptitude ou une caractéristique spéciale, ce serait plutôt le fait d'être assez polyvalent. Je me sens attiré et intéressé par beaucoup de choses à la fois, et apte à moduler. Je sais que je n'ai jamais été bon à l'"excès" ni à la focalisation/spécialisation dans quelque chose de précis...quelque part, c'est comme si j'étais une sorte de "moyenne statistique" parmi ceux qui m'entouraient. Comme si je me sentais trop équilibré, et pouvant pencher trop aisément d'un coté ou de l'autre de la balance.
Dans le passé, je perdais quelquefois confiance en moi quand je voyais quelqu'un réussir là où je ne semblais que moyen. Les autres m'ont souvent semblé comme des spécialistes, ayant chacun leur domaine de prédilection où ils se sentent en pleine sécurité, et dont ils pensent avoir la parfaite maïtrise.
C'est un peu par exemple comme quand tu fréquentes des gens qui te disent n'aimer que le rap/R'n'B ou que le jazz. Ils aiment ressembler à des idoles qui ne symbolisent que leur propre domaine, et rechignent à s'intéresser aux autres styles de musique bien souvent jugés ringards. J'ai bien conscience qu'à travers ce comportement, ils recherchent avant tout une identification à leur idole, et également à exprimer un lien matériel je dirais, les rapprochant de leur communauté de passionnés.
Pour ma part, en musique, je préfère rester naïf et apprécier tout ce qui sonne bien à l'oreille. Dès que j'entends une belle mélodie, peu importe de quelle style de musique elle provient, je la mémorise et commence à prendre goût à la chanson correspondante. Par exemple, j'apprécie aussi bien les mélodies que l'on peut retrouver chez Mozart le classique, Berlioz le romantique, ou Bach le baroque.
De même, il arrive que je me mette à apprécier certains morceaux de rap avec des mélodies de fond très plaisantes comme celles d'Eminem ou Dr Dre, que j'apprécie particulièrement certaines chansons de Rammstein pour l'ambiance qu'elles confèrent, ou que je me dirige vers du jazz plus contemporain pour le sens de l'improvisation et de virtuosité que cela laisse paraitre. Enfin, il m'arrive aussi d'aimer des chansons de variété française et étrangère pour leur musicalité, sans oublier des musiques orchestrales de films ou de jeux vidéo japonais.
A l'inverse, il ya bien des "musiques spéciales" (ou du moins c'est appelé musiques par ceux qui les jouent) qui me déplaisent fortement, un peu comme les variétés françaises récentes ou encore certains groupes de metal à la musicalité peu présente et aux paroles un peu vides de sens.
Avant tout, je suis à la recherche de ce qui est beau en musique. Quand on me pose aujourd'hui la question "tu écoutes quoi comme musique ?" tu comprends que j'aurais bien envie de répondre "tout ce qui sonne bien", mais la plupart du temps, je m'en garde, car je trouve que peu d'interlocuteurs seraient capables de ne pas me trouver trop étrange si je répondais de cette façon...alors, quelquefois, je dis que je me dirige plutôt vers tel ou tel style selon ce que je pense qui risque d'être apprécié de mon interlocuteur, et je garde ma vision des choses pour moi.
Peut-être que cette vision que j'ai de la musique ne provient pas uniquement de ma "naïveté propre", mais qu'elle serait amenée en partie par mes etudes musicales, qui m'auraient aidé à écouter la musique d'une façon...plus profonde que les autres.
J'en reviens à cette "affreuse normalité". Si je dis "affreuse", ce n'est pas parce qu'elle me semble repoussante, c'est juste que je trouve que parfois, je suis bien trop "normal", et cela semble parfois me séparer du reste du monde...c'est ainsi que parfois, au lieu d'avoir une sorte de préférence naturelle pour certains domaines qui me pousserait à travailler des "dons" spécifiques et également en parallèle, d'avoir des domaines qui me repousseraient et ne sembleraient pas adaptés à ma nature, je constate bien souvent que je ne suis bon à aucune spécialité et que naïvement, avec du travail, je me sens capable de tout faire et de prendre goût à presque tout. De par mon esprit "simple" (mais pas simplet), je me pose parfois des questions idiotes et naïves, mais quelquefois pertinentes et tellement simples que bien peu y pensent parfois...j'aime m'échapper de la complexité.
J'avais du mal dans le passé à accepter cette normalité...le fait de n'être bon à aucune "focalisation" m'a souvent donné cette impression de généraliste pouvant être dépassé par tout ce qui semblerait trop complexe et donc hors de sa maîtrise, mais cela me donne également l'impression d'être potentiellement adaptable à un grand nombre de situations et d'y être efficace la plupart du temps.
A défaut d'être 100% efficace dans un domaine précis, j'aime à me dire que je suis 70% efficace dans l'un, 75% dans l'autre, 20% dans un tel, 40% pour d'autres... ma nature, je pense, est de rester simple et de moduler en fonction des besoins, d'être capable de m'adapter et de m'intéresser à beaucoup de choses. J'ai toujours pensé que les 100% dans un domaine précis me frustreraient, car ils me priveraient de répartir mon temps et ma maîtrise sur d'autres domaines qui peuvent être tout aussi utiles et intéressants à étudier. De plus, la "spécialisation" dans un domaine précis me laisse toujours paraitre que quelque part, il ya un domaine opposé, et donc qu'il y aurait forcément des situations où je serais totalement inefficace. Si tu as lu mon long texte, tu comprendras que si j'ai fait le choix de suivre un parcours bi-valent en mathématiques et en informatique, c'était pour ne pas un jour manquer d'efficacité dans les situations auxquelles je serais confronté dans le futur.
Cette normalité, enfin, me laisse croire que ce que je ressens, n'importe qui d'autre le ressentirait aisément de la même façon. Si j'ai parlé de la solitude comme d'une théorie, c'est parce que je suis un peu persuadé qu'en réalité, j'ai ressenti cette solitude de manière naturelle et que je me suis approché, en tout être "normal" que je suis, des "ressentis communs".
Bien sûr, en réalité, cela dépend de l'expérience de tout un chacun, mais je pense qu'il peut y avoir quelque chose qui peut être ressenti de la même manière par tous, ou sinon, un grand nombre...
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| Seule différence avec toi, c'est que je n'ai encore jamais accepté de relations amoureuses, par choix, par manque de temps et aussi parce que j'étais trop perdue dans la recherche de mon identité pour accepter de m'engager sérieusement avec une personne... Aimer, ça demande équilibre, estime de soi, disponibilité. |
Puis-je te demander, sans indiscrétion, quel est ce choix qui t'incite à ne pas désirer de relations amoureuses ?
Ensuite, je t'accorde qu'une relation amoureuse, quelle qu'elle soit, demande un certain investissement, et également, un sens de l'engagement...
La recherche de l'identité me semble être également indispensable. Je crois qu'en réalité, nous ne sommes susceptibles d'attirer les autres et de susciter leur intérêt, que par notre véritable personnalité, celle avec laquelle nous nous sentons en paix. C'est de notre véritable nature, véritable nature pour laquelle l'on passe bien souvent, une grande partie de l'adolescence et même de l'âge adulte pour la trouver, que peut se traduire, l'équilibre, l'estime de soi nécessaires au fait d'aimer.
En ce qui concerne le sens de l'engagement, je dois dire qu'avant de désirer une relation amoureuse avec une fille, je me pose intuitivement la question "où est-ce que cela me mènera ?". Je ne suis pas vraiment du genre à vouloir être en couple juste pour faire comme les autres ou prendre du plaisir...j'ai toujours tendance à me dire qu'une bonne relation est une relation où je me sentirais prêt à aller jusqu'au bout quand il le faudra. C'est ainsi que lors de ma relation amoureuse, je m'étais dit que si un jour je voulais ou devais me marier avec elle, je n'aurais pas à connaître théoriquement de difficultés...ce qui ne fut pas le cas maheureusement avec une autre fille que j'ai connu, mais c'est une autre histoire.
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| Echappe-t-on à ce que nous sommes réellement? Et combien de temps peut on porter le masque de la complaisance en reniant sa vrai personnalité, personnalité qui colle à nos idéaux et nos convictions profondes par ailleurs... |
Question difficile...
D'expérience, je pense que tôt ou tard, le masque tombe pour laisser craquer et ressortir la véritable personnalité...chassez le naturel, hein...
Par contre, je sais qu'à force de pression imposée par l'entourage et l'environnement dans lequel il évolue, l'humain peut s'adapter et se renforcer dans cette voie, jusqu'à devenir incroyablement doué pour la supercherie et la tromperie, au point de s'y complaire...même si ainsi il n'oubliera jamais sa vraie personnalité qu'il ne libère qu'à
l'abri des regards, il peut se persuader faussement que le seul moyen d'interagir avec l'autre et de recevoir ce qu'il convoite est de revêtir le masque, convaincu que nul ne l'acceptera sans. De mon point de vue, on peut théoriquement tenir une certaine durée avec un "masque", tout dépend des conditions de l'environnement et de l'individu...
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| "il suffit parfois d'un très petit degré d'espérance pour causer la naissance de l'amour" |
Je te remercie de me faire partager ta phrase, qui m'a fait pas mal réfléchir aujourd'hui et a ravivé de lointains souvenirs en moi...
C'était à l'époque du collège, je devais avoir 13 ans. Je me souviens qu'à cette époque, je m'étais lié d'amitié avec une fille, Lauriane.
Lauriane et moi aimions bien rester ensemble, discuter, partager...on se découvrait beaucoup de passions communes, et plus que tout, j'aimais particulièrement travailler avec elle en arts plastiques. On avait monté un projet commun en binôme et on pensait de la même façon. Elle m'emerveillait par ses idées, elle aimait me voir à l'oeuvre. On se complétait presque parfaitement. Seulement, ce n'était pas vraiment de l'amour que je ressentais pour elle, quoique, ce n'etait pas le même type d'amour instinctif que je ressens habituellement.
Disons qu'en fait, je considérais Lauriane comme un "pote particulier", en référence à mes amis garçons de l'époque, bien que Lauriane ait toujours été très féminine. Je me souviens que je trouvais Lauriane très belle, soignée, intelligente, intéressante et passionnante comme fille, mais en sa compagnie, je me sentais comme son frère, et je la sentais comme ma soeur.
On se reconnaissait à travers l'autre, on se sentait bien. On faisait souvent la route ensemble pour rentrer chez nous, on discutait de tout et de rien. Pour ce qui est de l'amour, je me souviens que je n'y ai jamais pensé spontanément quand je l'ai connue. C'étaient plutôt mes amis de l'époque qui me disaient des choses du genre "elle est où ta petite amie, elle n'est pas venue ?". Même les profs s'y mettaient (vu qu'on se mettait très souvent côte à côte pendant les cours), et s'amusaient à nous désigner comme un "couple sage".
Lauriane et moi n'aimions pas vraiment être désignés ainsi...elle rougissait quand elle entendait cela, moi, j'avais plutôt tendance à m'énerver et à rétorquer qu'elle n'était qu'une amie...cependant, je savais que même si je n'étais pas amoureux "instincitivement", je tenais à elle, et quand elle était absente, elle me manquait un peu...
Avec ta citation, je me demande si la relation avec Lauriane aurait été la même si elle avait montré un jour son opposition à toute relation amoureuse, ce qu'elle n'avait jamais fait en public, s'étant toujours contenté de rougir et de ne rien dire.
A la lecture de ta phrase, je me dis que si j'ai pu apprécier autant Lauriane, c'était peut-être parce que je me sentais libre avec elle. Moi-même, je ne m'étais jamais dit que je ne puisse pas l'aimer un jour d'un amour "instinctif". Cependant, je commence à croire que c'est du fait de cette possibilité de futur, comme de la possibilité qu'il ne se passe jamais rien entre elle et moi, qui a fait que l'on se comporte le plus naturellement possible et que la compagnie de l'autre nous ait autant plus à chacun.
Je n'étais pas amoureux "instinctivement" d'elle, c'est juste que je ressentais une sorte d'attachement indéfinissable...comme si elle était une soeur, une sorte de double, sans en être tout à fait une.
J'ai une soeur et il nous est déjà arrivé plusieurs fois qu'on nous prenne pour un couple d'amoureux lorsque nous sortons...face à ces remarques, on se tient souvent sur la défensive, comme si cela semblait nous dégouter que l'on puisse nous rapprocher de cette façon, même par l'imaginaire. Ma soeur et moi avons une relation fraternelle codifiée, et nul ne saurait la changer
Lauriane n'était pas comme ma soeur, et n'avait pas les mêmes réactions...en y réfléchissant, elle m'a peut-être fait découvrir une autre sorte d'amour, un amour "équilibré".
Bien que rien n'aurait empéché à priori, un rapprochement plus amoureux, nous nous étions appréciés sans jamais faire référence à de l'amour entre nous. En fait, on n'y avait tout simplement jamais pensé.
Bien qu'il n'y ait pas eu à l'époque d'amour instinctif pour Lauriane, amour que je me savais déjà ressentir à l'époque pour d'autres filles, ce que m'a fait partager Lauriane de par sa complicité, était bien plus profond et difficilement accessible uniquement par l'amour passionné...
Il ya eu par la suite d'autres filles comme Lauriane, d'autres amies plus proches de moi que la normale par rapport aux autres filles. L'une d'elles à l'époque du lycée, Yaël, était une véritable confidente. On se parlait vraiment de tout, on avait pas mal de passions communes, mais là encore, je ne m'étais jamais senti attiré instinctivement. Elle m'avait toujours semblé presque au même niveau qu'un très bon ami, en fait.
On passait beaucoup de temps ensemble, au point qu'un jour, mon meilleur ami était venu me demander "es-tu amoureux de Yaël ?".
Sur le coup, je me souviens avoir répondu directement "non", mais par la suite, je me suis mis à réfléchir sur ce que pouvait ressentir Yaël..Je n'avais jusqu'à lors, jamais pensé à de l'amour entre elle et moi...Yaël n'était franchement pas déplaisante physiquement, et je me sentais bien avec elle. Seulement, là encore, ce n'était pas vraiment de l'amour instinctif. Cela ne me rebutait pas, mais cela ne m'attirait pas particulièrement. Tout comme avec Lauriane.
Je portais un regard tout à fait neutre sur la relation. C'était peut-être la même chose pour elle...avec le temps, je me disais que tout pouvait être possible, mais je ne me mettais aucune barrière, et je profitais uniquement de ma relation d'amitié avec elle. Peu importe que cela évolue un jour ou non, j'aimais sa compagnie, et ce qu'elle m'apportait déjà alors et c'était ce qui importait pour moi.
Si tu me suis, je pense faire la différence entre deux formes d'"amour" que j'ai éprouvés.
Le premier est un amour instinctif. Il semble avoir quelque chose de "sexuel", de "passionnel". Il est spontané, violent, et terriblement intensif. Il est aussi je l'admets, parfois éphémère et très instable. C'est un amour de ce type que j'ai ressenti pour ma voisine, par exemple.
Le second type, serait un amour plus "équilibré". Il ne contient presque rien de "sexuel", tout semble épuré, simple, et n'être que complicité et bonne entente. Complémentarité, c'est le mot qui me viendrait à l'esprit...ce type d'amour, à l'inverse de l'autre, ne fait pas ressentir de fort besoin de l'autre, mais seulement un certain attachement habituel...si cette hypothèse est la bonne, j'aurais ainsi réellement aimé Lauriane et Yaël, mais d'une façon différente.
J'ai un peu tilté sur ta phrase, et sur l'"espérance".
Je n'aime particulièrement pas quand on me dit que quelque chose m'est impossible. "Impossible" et "Jamais" sont deux mots que je déteste employer dans mon vocabulaire.
Il ya bien des filles qui te disent parfois que "rien ne sera possible en amour avec elles", mais je pense que c'est un peu comme quand je fréquente une fille qui ne m'attire pas vraiment au premier abord. Sur le coup, ce que je traduirais pour ma part comme une " évolution vers l'amour très difficile" peut peut-être leur sembler directement comme "impossible", tout dépend du vocablulaire employé...
J'en viens à penser aujourd'hui que si j'ai pu être aussi proche de Yaël et Lauriane et d'autres, sans pour autant ressentir d'amour ardent, c'est parce qu'il y avait toujours possibilité que cela évolue, et que je ne ressentais nullement un besoin pressant de faire évoluer les choses. C'était la véritable liberté je pense....une liberté réciproque qui fait naître une nouvelle forme d'amour.
Un amour libre, sans contraintes. Une sorte d'amour épuré, ni explicite ni implicite...c'est difficile à définir.
Pour ce qui est de ma relation amoureuse, je sais que ma copine m'avait plu à moitié instinctivement. Ce n'est qu'en la connaissant mieux et en partageant avec elle que je suis devenu réellement amoureux, même si je dois avouer que j'étais déjà attiré en ce sens avant de faire sa connaissance, ce qui n'était pas le cas pour Lauriane, Yaël, ou les autres pour qui je n'étais toujours parti qu'en vue d'une amitié...
Si je devais faire la différence entre l'amour instinctif spontané, et l'amour naturel équilibré, je dirais qu'avec mon ex, j'ai ressenti un peu des deux...
Je me demande ce que je dois chercher à ressentir en terme d'amour aujourd'hui. L'amour "équilibré" m'intéresse mais me décourage parfois, car il ne me fait pas ressentir autant de passion qu'un amour ardent. Or l'amour ardent est souvent éphémère, à l'inverse de l'"équilibré"...qui lui dure en général plus longtemps, et a même parfois, des chances d'évoluer vers un amour ardent.
Peut-être que je dois aspirer à ressentir les deux formes d'amour pour une femme. A la fois la désirer pour ce qu'elle me fait ressentir, et à la fois la désirer pour ce qu'elle est, sans artifices. Ces dernières années, je n'ai plus eu l'occasion de ressentir ce type d'amour équilibré, je l'ai donc peut-être oublié. C'est ainsi que je n'ai presque plus eu en tête que l'amour uniquement passionné, et cela a été la cause d'un trop grand attachement non naturel envers ma voisine qui a été source de tourments...
Peut-être devrais-je me rattacher désormais, à méler à la fois passion fougueuse, et attirance naturelle...
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| Et si Sherazade existe, elle saura t'accepter tel que tu es sans besoin de porter ce manteau qui te fait tant violence... En tout cas, personnellement, je trouve ton idéal, ta sensibilité et ta sincérité d'une fraicheur et d'une authenticité touchante ! J'aimerais te dire "restes tel que tu es" mais si jamais tu désires changer, fais le avant tout pour toi... Pour évoluer vers un meilleur qui te plait à toi... |
Merci, ça me touche beaucoup
Ne t'inquiète pas, je veux avant tout rester tel que je suis, mais si je désire changer de vie aujourd'hui, c'est pour pouvoir assumer ma véritable personnalité sans contraintes extérieures...si je ne renais pas, je me verrais forcé de continuer à masquer ma sensibilité, pour ne pas devoir subir de trop nombreuses interrogations de la part de mon entourage suite à une nouvelle (mais véridique) façon d'être...
Je veux renaître, me séparer de tout ce qui me rappelle mon passé solitaire et d'insensible, c'est-à-dire me séparer de ma vie actuelle et de mes connaissances et amis, pour m'exiler loin et pour me forger un futur où je pourrais être réellement moi-même, et assumer ce que je suis et ce que je ressens, sans excès et en toute modération. Je souhaite en réalité, que personne ne s'étonne de me voir retrouver ma vraie nature.
En vérité, je me dis que tout cela ne serait pas nécessaire si aujourd'hui, j'étais pardonné d'avoir pu me montrer faux et insensible dans le passé. Je sais que je commence une vie d'adulte équilibrée aujourd'hui, et que l'abandon de mon passé d'adolescent est peut-être la seule chance de connaître un futur "normal" qui me conviendrait, un futur ou plus personne ne me rappelerait mes erreurs de craractère du passé.
Merci de ton avis Metta, tu m'as bien fait cogiter aujourd'hui
A My :
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| Ce qui me frappe dans ta façon d'être, c'est ton degré de rigueur. Et je me demandais si c'était ta propre personnalité, en somme que ça te plaît? Comment explique-tu? (ta mère qui a toujours mis la barre très haute vis-à-vis de toi?). Je me demande comment tu seras une fois que tu trouveras ta shéhérazade ... Car elle devra sacrément être à la hauteur pour répondre à toute tes attentes... |
C'est vis-à-vis de moi-même que je me sens manquer d'indulgence, pas vraiment vis-à-vis de Shéhérazade.
Je parlais plus haut de ce qui semble susceptible de m'attirer (amour de type ardent) chez une femme. Shéhérazade est pour moi un "tout" : malicieuse, libre, indépendante et forte, elle sait également se montrer douce et maternelle.
En fait, Shéhérézade est pour moi la femme qui sait rassembler si tu veux, toutes les qualités et défauts trouvables, sans excès. C'est la femme dans toute son intégrité, et qui montre tout les facettes possibles au niveau du caractère.
Ce sont les excès chez une femme qui font que je peux parfois me montrer difficile sur elles susceptibles de m'attirer instinctivement, mais avec le temps, j'ai appris à passer certains excès de caractère pour me diriger vers un compromis plus acceptable. Néanmoins, même avec le compromis, je ne parviens pas à ressentir de "paix" amoureuse en étant attiré uniquement instinctivement.
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| On change sans cesse, en constante renaissance si tu veux, si auj tu as de grands rêves de romantisme, tu pourrais être le premier surpris de changer du tout au tout une fois que tu auras concrétisé ce rêve. J'en ai connu des gens qui semblaient si respectueux de valeurs qui avec le temps ont changé du tout au tout... C'est comme les vierges qui pensent pouvoir être fidèles toute leur vie s'ils trouvent leur moitié, c'est plus que probablement une pensée naïve. |
C'est ce que je me dis parfois...l'amour ardent ne dure pas toujours. Le message de Metta m'a fait rappeler qu'il existe une autre forme d'amour et que je devrais sûrement composer avec.
Composer...j'aime ce mot...conformément à ma nature naïve, je ne suis pas bon à l'excès, et si je me contente d'aimer uniquement "ardemment", cela ne me satisfera peut-être jamais pleinement...
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Tu dis que le mot "vierge" est davantage prêté aux femmes mais je n'ai pas cette impression.
Et la sensibilité n'est pas prêtée uniquement aux femmes non ... Les hommes ont appris dès leur enfance à moins l'afficher, pleurer c'est pour les filles, les chochottes entendent-ils. Et pourtant, les hommes en intimité montrent une sensibilité très profonde, ils pleurent aussi, ils recherchent aussi le réel amour. |
J'y ai pas mal réfléchi à ce que tu viens de me dire, et je pense que tu as raison. La sensibilité n'a rien de masculin ou de féminin, c'est uniquement l'environnement dans lequels femmes et hommes grandissent et évoluent, qui peut faire que les unes l'affichent plus facilement que les autres. Par la suite, les multiples expériences de vie peuvent entrainer cette sensibilité ou au contraire, la résorber...
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Les gars trop gentils disent souvent "j'attire pas les filles car j'suis trop con (bonne poire), trop sensible, les nanas elles aiment le viril" C'est erroné bien entendu ! C'est plutôt un acharnement, une hyperdépendance qu'elles n'aiment pas (encore qu'il y a des exceptions).
Le tout est de rester soi, avec sa sensibilité propre sans trop dépendre de l'attention/affection des autres. Enfin, il me semble. Jamais très facile de jauger. Je me dis que l'amour n'est possible que si les deux personnes se sentent libres.... oué la liberté, y a toujours l'un des deux qui dépend davantage de l'autre.
Si on dépend trop d'une personne, mieux vaut l'oublier, mais ça aucun humain n'y parvient avant de se brûler à plusieurs reprises les ailes ... |
Je comprends ce que tu veux dire...comme je le disais précédemment, c'est en effet le "trop", le débordement, l'"excès", qui sont à éviter.
Tu dis qu'il ya toujours l'un des deux qui dépendra davantage de l'autre...je pense que tu as à la fois, raison et tort.
Raison, car en effet, il y aura presque toujours l'un des deux qui aimera à un moment donné plus que l'autre. Quoiqu'on en dise, même si l'amour est censé être un équilbre, rien n'est parfaitement absolu...
Tort, parce qu'au fil d'une relation amoureuse, ce n'est pas forcément le même partenaire qui aime plus que l'autre..."fuis-moi je te suis, suis-moi je te suis", il est parfois possible que la tendance d'une relation s'inverse, selon les évènements et le comportement de chacun.
A Paul :
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| Félicitations pour votre expression et pour votre analyse de votre vie psychique mais aussi de vos aspirations ! |
Merci Paul
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Je rejoins Metta sur le fait que le concept de renaissance est des plus naturels. En effet, chaque jour est en fait une renaissance à un état de conscience éveillé à une nouvelle réalité qui est façonnée par ses apprentissages, par ses expériences préalables et par leur intégration durant le sommeil.
Par ailleurs, les différentes phases de son évolution (conception, naissance, enfance, adolescence, âge adulte, sénescence et mort) sont toujours l'occasion de renaître à une conscience élargie de soi, des autres et du monde extérieur. |
En effet...
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| Mais chaque renaissance ne signifie pas pour autant qu'il faille renier ce que l'on a été ou s'en affranchir. Il me semble plutôt que c'est l'occasion de s'enrichir de nouveaux modes de fonctionnement qui peuvent s'intégrer harmonieusement à la psyche pré-existante et favoriser son développement et sa réalisation, conformément à ses aspirations, son idéal de vie, ses croyances, son éthique et sa déontologie. |
En réalité, je ne renie pas intérieurement mon passé, c'est juste que je ne veux plus me sentir le vivre.
Je me dis qu'en refusant de m'exiler complètement puis en refaçonnant une nouvelle vie épurée, je ne connaitrai pas de futur "normal". En fait, je sais que je ne fais pas confiance à mes amis pour me pardonner un changement de personnalité, quand bien même ce changement serait cette fois pour afficher ma vraie nature.
Je ne souhaite pas que quelqu'un puisse me rappeler mes erreurs du passé, et c'est ce qui me donne aujourd'hui envie de fuir...
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| A ce propos, comme Metta, je pense qu'il ne vous est pas utile de forcer votre nature par soucis de conformité ou par mécanisme défensif à l'égard de vos déceptions amoureuses. |
Tout à fait, je l'ai d'ailleurs appris à mes dépends...
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| En revanche, vous gagneriez à poursuivre votre développement en étant le plus possible en accord avec vous-même, à condition de renoncer à une idéalisation abolue de la Shéhérazade avec laquelle vous souhaiteriez vous investir amoureusement. |
Je me demande aujourd'hui si Shéhérazade n'aurait pas plus une forme de Lauriane ou Yaël, ces filles que je pense avoir aimés d'une façon équilibrée... n'ayant eu toujours conscience que de l'amour instinctif, je me rends compte aujourd'hui que l'amour en général n'a pas toujours la forme que l'on croit...et c'est pourquoi, et vous avez raison de le dire, l'idéalisation est plutôt à éviter.
Shéhérazade restera un fantasme. Autant que possible, j'aimerais retrouver une femme autant "généraliste", et qui ne soit pas excessive de quelque manière que ce soit.
Par exemple, je me rendais il ya quelques jours, dans les cuisines communes de ma résidence, et je trouvais que quelqu'un avait laissé sur la cuisinère une poêle sur le feu, avec trois poissons frais en train de frire...je regardais les poissons, attentivement, et je me dis alors qu'au supermarché du coin, on ne vendait pas de poisson de ce type...
Arrive alors une jeune chinoise qui entre à son tour dans la cuisine, et qui se dirige vers la poêle pour surveiller les poissons...apparemment, les poissons étaient à elle, et intrigué, je commençais à me douter de quelque chose et je lui demandai alors naïvement : "salut, dis, ils n'en vendent pas des poissons comme ça au supermarché..."
Elle me répond "oui c'est vrai, ils n'en vendent pas à coté." Là, je lui demande alors : "tu les aurais donc péchés toi-même dans la rivière ?"
Là, elle me répond tout naturellement : "Bah oui, où est le problème ? Si tu veux je t'apprends, c'est pas compliqué."
"Wow", me suis-je dit.
Alors que d'ordinaire, peu de filles que je connais se sentiraient attirées par la pêche et même dégoutées au point de toucher un poisson vivant et de le dépecer, je me sentais impréssionné par cette fille qui me semblait dégager une force singulière...
Je disais dans mon précédent message que je me sentais principalement attiré par les filles "masculines". En fait, je pense mieux comprendre : ce qui m'intéresse, c'est une fille avec qui tout est possible. Comme cette chinoise pêcheuse, qui ne s'est pas imposée de limites.
Je sais que je ne supporte pas les filles excessives, car comme je le disais au tout début de mon message, l'excès cache bien souvent une faiblesse, faiblesse qui aurait plutôt tendance à me repousser.
Même si cette fille ne m'avait pas attirée physiquement, j'ai commencé à me sentir attiré naturellement, animé d'une volonté étrange de faire sa connaissance...
| Citation: |
| Enfin, pour ce qui concerne votre "virginité" avant le mariage, si elle vous semble importante en soi, vous pouvez alors l'assumer pleinement sans vous formaliser de ce qu'en pensent les autres... |
Il ya un temps où je me demandais si ce n'était pas à cause de cette virginité que je semblais quelquefois trop naïf. Mais finalement, cette virginité me caractérise, et je dirais même qu'elle peut m'aider à ressentir l'amour de type "équilibré" plus aisément...
A vous trois, encore merci de m'avoir répondu...
Comme d'habitude, je sais que mon message est long, aussi, ne répondez que si vous le souhaitez et que sur les points qui vous intéressent.
Paul, petite question : que pensez-vous de l'amour "équilibré" que j'ai décrit plus haut ? Est-ce réellement un type d'amour, ou fais-je une erreur ? |
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Malayk CONFERENCIER
Inscrit le: 19 Nov 2007 Messages: 558
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Posté le: 23 Juin 2008 22:38 Sujet du message: |
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A Tapiocasunrise :
je viens de lire rapidement ton message posté peu avant le mien, je n'ai donc pu y répondre en même temps.
Cependant, tu m'apportes une réponse très intéressante et je t'en remercie.
Permets-moi de te répondre demain, car malheureusement, il se fait tard
Bonne soirée à toi ! |
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Paul CONFERENCIER
Inscrit le: 11 Jan 2005 Messages: 6432 Localisation: Haute Corse
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Posté le: 24 Juin 2008 8:47 Sujet du message: |
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Bonjour Malayk,
Vous me demandez : "que pensez-vous de l'amour "équilibré" que j'ai décrit plus haut ? Est-ce réellement un type d'amour, ou fais-je une erreur ?"
Vous distinguez deux amours de la façon suivante :
"Si je devais faire la différence entre l'amour instinctif spontané, et l'amour naturel équilibré, je dirais qu'avec mon ex, j'ai ressenti un peu des deux... Je me demande ce que je dois chercher à ressentir en terme d'amour aujourd'hui. L'amour "équilibré" m'intéresse mais me décourage parfois, car il ne me fait pas ressentir autant de passion qu'un amour ardent. Or l'amour ardent est souvent éphémère, à l'inverse de l'"équilibré"...qui lui dure en général plus longtemps, et a même parfois, des chances d'évoluer vers un amour ardent.
Peut-être que je dois aspirer à ressentir les deux formes d'amour pour une femme. A la fois la désirer pour ce qu'elle me fait ressentir, et à la fois la désirer pour ce qu'elle est, sans artifices."
Oui. Je pense que ces deux amours coexistent dans toute relation amoureuse.
"L'amour instinctif spontané" que je qualifierai de passionnel - ou de pulsionnel - est souvent beaucoup plus présent au début de la relation et est à la base du désir - notamment sexuel.
"L'amour naturel équilibré" - synonyme de tendre complicité et de partages au quotidien - qui me semble s'illustrer davantage dans les relations de forte amitié, se retouve aussi d'actualité dans une relation amoureuse de longue durée.
Ces deux amours s'alternent tout au long de la vie amoureuse.
"Ces dernières années, je n'ai plus eu l'occasion de ressentir ce type d'amour équilibré, je l'ai donc peut-être oublié. C'est ainsi que je n'ai presque plus eu en tête que l'amour uniquement passionné, et cela a été la cause d'un trop grand attachement non naturel envers ma voisine qui a été source de tourments... Peut-être devrais-je me rattacher désormais, à méler à la fois passion fougueuse, et attirance naturelle..."
Oui. Je pense que vous gagneriez à laisser évoluer naturellement vos sentiments de l'un à l'autre de ces amours, au fil du temps et au gré de vos expériences avec l'autre et de vos désirs respectifs.
Tout en gardant bien présent à l'esprit que l'attachement excessif est la cause de souffrances parfois intenses; mais qu'il est possible, avec de la pratique, de vivre une magnifique relation amoureuse tout en étant dans le lâcher-prise, l'acceptation de l'évolution naturelle des sentiments amoureux et dans une certaine forme de détachement...
Excellente continuation et à bientôt.
Cordialement,
Paul
http://agirpoursasante.free.fr |
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Malayk CONFERENCIER
Inscrit le: 19 Nov 2007 Messages: 558
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Posté le: 24 Juin 2008 19:08 Sujet du message: |
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Salut Julien,
merci pour ton long message
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| Déjà sache que les défauts font parties intégrantes de l'être humain. Et que si l'on ne t'accepte pas AVEC tes défauts, et bein alors, simplement on ne t'accepte pas. C'est à dire que la personne qui te rejette pour tes défauts et qui n'essaie pas de te faire réaliser quels sont tes défauts et comment arriver ensemble à ce que tu puisses les gérer en en prenant conscience, et bien - et c'est mon avis et n'engage que moi - cette personne ne vaut la peine d'être ton amie. |
Je partage tout à fait ton point de vue
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| Cela dit, quel est ce défaut si terrible qu'on t'ait rejeté ? Peut-être qu'en nous en faisant part, on pourra t'aider nous ? Tu sais très bien qu'ici tu ne seras nullement jugé sur qui tu es. Que l'on t'acceptes avec tes qualités et tes défauts. |
En réalité, je parlais de la sensibilité...
En réalité, ce que j'ai compris plus tard, j'ai tout à fait le droit d'être sensible.
Ce que je dois éviter, c'est non pas d'afficher mes sentiments, c'est simplement d'en faire trop...Mais tu es un homme toi aussi avant tout, et tu sais tout comme moi que bien souvent, étant habitués à ne pas faire montre de ce que l'on ressent en public, il arrive que l'on soit excessif et que l'on se ferme totalement.
L'humain est un être naturellement tenté par l'excès...mais fait pour vivre en équilibre
Dorénavant, je sais que je ne suis pas hypersensible ni hyposensible...et que je ne l'ai jamais été. Je suis avant tout sensible comme tout le monde, et j'ai pris conscience que comme chacun, je peux montrer mes sentiments quand je le souhaite et quand cela n'est pas excessif
| Citation: |
D'ailleurs, je tiens de l'occasion pour te dire que je trouve qu'à ton age tu as une façon de t'exprimer, et d'analyser les situations qui est vraiment remarquable. Et tes messages de soutiens sont vraiment très judicieux. J'aime beaucoup lire tes messages. Voilà pour l'une de tes très belles qualités.
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Je te remercie, cela me touche
| Citation: |
Tu parles ensuite de la sensibilité.
Tu es fou, ça un défaut ? Mais c'est une superbe qualité. Alors Malayk je te dirais qu'après 14 ans d'analyse j'ai appris une chose: jamais au grand jamais je ne changerais ce qu'il y a de plus précieux en moi: ma sensibilité. Je suis hypersensible, et j'aime cela. |
Je suis d'accord sur le fait que la sensibilité n'est pas un défaut mais plutôt un trait de caractère permettant d'apprécier l'environnement...mais je trouve que l'hypersensibilité, c'est aller un peu trop loin, non ?
Tout n'est pas que sentiments...
| Citation: |
J'avais même peur qu'en allant en analyse je perde cette sensibilité.
Tu es sensible ? Tu as donc en toi un trésor !!!
Et ceux qui ne le perçoivent pas ou te le reprochent manquent tout simplement de finesse et de discernement.
Ce n'est pas la honte pour un homme d'être "sensible".
Vois par exemple: ok je suis homosexuel, mais je peux te dire que j'ai surtout la côte auprès des femmes. Pourquoi ? Parce que d'une elle ne voit pas du tout que je suis homo (je fais franchement hétéro d'apparence, voir même très hétéro), pourtant ma sensibilité les séduit. Aïe, dommage que je ne soit pas attiré par le genre féminin, parce que je trouve que je séduit les plus sensibles aussi.
Je te dirai donc: tu es romantique, charmeur, sensuel. Et bien pour les femmes tu es une perle rare !!
Tu es vraiment le genre de mec qu'elles rêvent d'avoir (pas toutes, ok, certaines préfereront des machos).
Mais tu l'as déjà dit plusieurs fois, tu es assez tombeur dans ton genre. Allez Malayk, à ton avis, pourquoi ? Pour ton physique ? Non, non, pour TA SENSIBILITE ! Voilà. |
Pour te dire la vérité, je ne me sens "tombeur" que quand je ne fais rien de particulier pour attirer...
Je sais, c'est à peine croyable, mais bien souvent, j'attire les filles...involontairement. Je ne sais pas à quoi c'est dû. Mon paraitre, mon comportement, je l'ignore.
C'est très souvent comme cela que ça se passe...avec moi, c'est comme si les filles se sentaient l'envie spontanée et étrange de faire le premier pas.
A l'inverse, dès lors qu'une fille me plait et que je décide d'agir et d'aller vers elle pour la séduire, je me sens moins "chanceux"...comme si je ne pouvais pas contrôler ce que j'exprime au niveau de l'attraction. Ca a été bien souvent frustrant de voir que tu es désiré, mais que tu ne peux répondre de la même façon...
J'ai parfois l'impression que je ne suis pas fait pour forcer les rencontres, et que je dois "laisser venir"...je pense que je vais m'y attacher dès aujourd'hui.
Je ne suis pas fait pour forcer le destin...advienne que pourra, il ya bien d'autres choses plaisantes à vivre à part l'amour, après tout, hein ?
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| Vierge n'est pas réservé aux femmes. Ce n'est pas une tare, si c'est un choix, cela se comprend. Tu as envie de choisir, et je te souhaite de faire le bon choix. Si tel est ton désir. |
Je suis tout à fait conscient qu'il est excessif de se dire "je refuserai toute relation sexuelle avant le mariage", mais j'aspire depuis tellement longtemps à cela, que je me dis que je peux me permettre de tenir cette règle, cette seule règle. Tant pis si je manquerai d'expérience, la virginité a aussi ses bons cotés : je vois aujourd'hui l'amour d'une façon plus simple et plus forcément sexuelle et intense.
La relation avec la femme peut être très diverse, et m'abstraire du sexe pendant un moment ne me prive pas de gouter aux multiples plaisirs qu'il ya déjà à partager avec l'autre...
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Je te dirais aussi que tu peux être sensible et hétérosexuel. D'ailleurs, je t'assure qu'en tant qu'homosexuel, la vie n'est pas très facile non plus. Donc si tu peux être hétéro et heureux dans ta vie, c'est vraiment super !
Ce que je veux dire c'est que ce n'est pas parce que tu es sensible et qu'on te dit "limite homo" que tu le serais. Mais alors, pas du tout. Et n'essaie pas si ça ne t'intéresse pas, tu serais encore plus déboussolé. |
Ah désolé, mais je n'ai jamais été attiré par les hommes, désolé...
Mais à ta place, je comprends qu'être homosexuel ne doit pas être vraiment facile...on dit souvent des homosexuels qu'ils sont des garçons sensibles, et vice-versa. Faussement, on associe quelquefois ainsi la sensiblité à une caractéristique féminine (également en raison d'autres facteurs) alors qu'en réalité, ce n'est pas le cas...
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| Sache ensuite, que le sexe ne changera pas ta vision de l'amour. Il la rendra plus juste et plus adéquate à la réalité. |
Je pense que tu as un avis équilibré, et que tu as entièrement raison...
| Citation: |
| Tu espères n'avoir qu'une relation et que ce soit la bonne. C'EST LA TA GRANDE ERREUR. Comme le disait Paul dans un de ses messages, c'est aujoud'hui statistiquement impossible. On a plusieurs partenaires dans sa vie, et tu en as toi-même déjà fait l'expérience. Si une fille te plait, et que la relation s'installe, si tu as envie d'elle, pourquoi le refuser ? Ce n'est peut-être pas la bonne pour une longue relation ? Ce serait trop superficiel de passer à l'acte. Et que souhaite-t-elle elle de son côté ? Et si le sexe apportait aussi des solutions ? Et si cela donnerait autre chose que l'on n'a pas prévu, après ? Je te pose des questions, à toi d'apporter tes propres réponses. |
Ce sont des restes de l'enfance, je pense...
C'étaient un peu comme ces couples qui disaient s'être connus à l'âge de 9 ans...ça m'emerveillait un peu. Je rêvais moi aussi de passer le plus de temps de ma vie possible avec une seule et même femme en qui je me reconnaitrais.
Cependant, comme le dit Paul, il est vrai que c'est peu probable de vivre ce type de situation aujourd'hui...néanmoins, je me dis aujourd'hui que ma prochaine relation amoureuse devra être équilibrée, si je veux la vivre pleinement...pas seulement passionnelle, mais également naturelle.
C'est la complicité que je me dois de rechercher...
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| Perdre sa virginité, et le fait de se sentir "sale", c'est à mon sens, une vision judéo-chrétienne qui fait encore des ravages. Je me permets de te dire franchement ce que j'en pense. J'espère ne pas te heurter. Je trouve que cela est dommageable pour l'esprit, car on ne perds rien, on se transforme. C'est peut-être aussi ça être adulte, non ? Et le sexe n'est pas sale. Surtout si les deux partenaires se désirent et surtout surtout se respectent. Alors, il ne peut être que "beau". |
Je ne sais pas trop...je sais que le sexe n'est pas réellement sale, c'est juste que je me sentirais moi-même souillé, comme si j'aurais perdu quelque chose trop tôt, au mauvais moment...
Peut-être que je peux déjà être et me sentir adulte sans avoir à passer par la case "faire l'amour", non ? Ok, je manquerais toujours d'expérience à ce niveau avant de l'avoir fait, mais quelque part, je ne vois pas vraiment en quoi je me sentirais grandi après l'avoir fait...
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| Même si tu as eu mille relations sexuelles, je te rassure, tu pourras toujours contrôler ta sexualité. Surtout quelqu'un comme toi qui contrôle autant ton existence. Mais ne te bride pas trop, vis comme les choses se présentent, ne réfléchit pas trop. Vis ta jeunesse. Et si ça doit être sans excès, vis la sans excès. Cela a aussi été mon cas, c'est pour cela que je me permets ce long message. Je suis aussi passé par là, et je n'ai jamais vécu dans l'excès d'aucune sorte, et n'y tient pas. |
Alors, je suivrai donc ton avis...merci
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| La passion amoureuse est déstructrice, c'est une horreur en puissance. Ce n'est pas l'amour. Loin de là. La passion te prend à la gorge et t'empêche de respirer étouffé par le manque de l'autre. L'amour te donne envie de laisser l'autre respirer et venir à toi partager CERTAINS instant de vie. Et cela est beau, et cela rempli de joie et de vrais sentiments partagés. |
La passion ne serait pas de l'amour ? C'est très intéressant ce que tu me dis là...ainsi, je me serais éloigné depuis toujours du véritable amour à rechercher, pour ne désirer que passions inaccessibles et éphémères ?
Je continue à y réfléchir, mais comme tu as pu le lire dans mon message sur l'"amour équilibré", j'en viens à penser aujourd'hui que c'est un type de relation "naturelle" et non passionnelle, en effet, que je me dois de rechercher...
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| Nous sommes attirés par ceux qui nous ressemblent. Tu sembles faire ce constat, et bien c'est plutôt bien. Ne te pose pas de questions: telle fille t'attire, et bien c'est qu'elle aussi tu lui plait pour des raisons sans doute similaires ou complémentaires. |
Très intéressant...
C'est vrai, cela semble tellement logique, je n'y avais jamais pensé.
Merci
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| Ta vision romanesque de l'amour est certes belle dans ton esprit, et si cela correspond à une vision partagée de l'amour avec une femme cela peut-être très bien, mais ne penses-tu pas que cette "offrande" que tu ferais là, n'est pas toujours perçu comme il se doit ? Ne serait-il pas plus simple d'être plus simple ? En se montrant soi tel que l'on est ne donne ton pas déjà tout ce que l'on a ? Aurait-on besoin de se mettre à genoux ? Pourquoi ne pas être à la même hauteur, pour être d'égal à égal ? |
Je prends conscience que se focaliser sur un rêve est excessif...tu as raison, autant rester simple et ne garder ce rêve que comme une composante intéressante, mais loin d'être essentielle...
C'est la beauté de l'amour et non la beauté du geste qui est à viser...
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| Les Mille et une nuits sont un conte, et comme tous les contes, il s'agit d'une vision imagée d'un rêve. La réalité est plus triviale, mais a aussi son lot de beautés. Ta shéhérazade, même si elle est caissière chez Auchan et qu'on se moque d'elle pour tel ou tel trait de sa personnalité, toi en la retrouvant et toi seul saura faire d'elle une shéhérazade. Et cela seul est bien plus beau que le conte entier des Mille et une nuits. Et personne d'autre que toi et elle ne pourra le lire ce conte là. Personne. Ce sera le plus beau des trésors enfui en toi. Et que tu cultivera tel un vrai jardin secret. |
C'est beau ce que tu dis, hé
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| Donc, zut, arrête tes conneries, vis ta vie. La vraie shéhérazade est certainement tout prêt de toi, et attends de faire ta connaissance et d'être révélée par toi. Et toi, au lieu de cela, tu rêve d'une autre, hypothétique, et non réelle. |
Oui, probablement comme toutes ces filles que j'attirais involontairement et que je ne regardais pas, trop attiré à l'époque par celle qui me passionnait et que je n'atteignais pas...
Je ne connaissais alors pas, l'amour que je me devais de ressentir.
| Citation: |
| Connais-tu les otakus, ces japonais qui dorment sur un coussin à l'éfigie de leur héroïne manga pour lesquelles certains se donnent la mort en suicide collectifs ? |
Je connais les otakus, mais j'ignorais qu'il y avait ce genre de pratiques
(et dire que j'ai eu envie de me suicider pour une fille un jour moi aussi...)
| Citation: |
| Une seule et unique question pour tout résumer : voudrais-tu d'une shéhérazade sublimée, désirée, rêvée mais si peu ancrée dans le réel que la vie en devient insupportable ou une shéhérazade révélée par toi, qui te révèle toi en prince avec ses défauts qu'elle trouve si craquant et si lourdingue par moment et qui rend la vie si belle car si peu prévisible et si étonnante de subtilité et de beauté à vous faire pleurer tellement ça dépasse toute imagination ? |
Je pense qu'en réalité, Shéhérazade devrait méler les deux : non seulement je devrais me sentir bien avec elle, mais je devrais également la désirer normalement mais sans excès...
Sans excès, sans excès...telle est ma nature, que je me devrais de respecter pour tout ce que j'entreprendrai (bon, j'excèderais quand même quelques fois mais rarement, car ne faire jamais d'excès serait un excès en soi , à moins que cela ne soit qu'un paradoxe ).
Merci Julien pour m'avoir répondu et m'avoir fait partager ton point de vue  |
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Malayk CONFERENCIER
Inscrit le: 19 Nov 2007 Messages: 558
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Posté le: 24 Juin 2008 19:26 Sujet du message: |
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Bonjour Paul,
| Citation: |
Vous me demandez : "que pensez-vous de l'amour "équilibré" que j'ai décrit plus haut ? Est-ce réellement un type d'amour, ou fais-je une erreur ?"
Vous distinguez deux amours de la façon suivante :
"Si je devais faire la différence entre l'amour instinctif spontané, et l'amour naturel équilibré, je dirais qu'avec mon ex, j'ai ressenti un peu des deux... Je me demande ce que je dois chercher à ressentir en terme d'amour aujourd'hui. L'amour "équilibré" m'intéresse mais me décourage parfois, car il ne me fait pas ressentir autant de passion qu'un amour ardent. Or l'amour ardent est souvent éphémère, à l'inverse de l'"équilibré"...qui lui dure en général plus longtemps, et a même parfois, des chances d'évoluer vers un amour ardent.
Peut-être que je dois aspirer à ressentir les deux formes d'amour pour une femme. A la fois la désirer pour ce qu'elle me fait ressentir, et à la fois la désirer pour ce qu'elle est, sans artifices."
Oui. Je pense que ces deux amours coexistent dans toute relation amoureuse.
"L'amour instinctif spontané" que je qualifierai de passionnel - ou de pulsionnel - est souvent beaucoup plus présent au début de la relation et est à la base du désir - notamment sexuel.
"L'amour naturel équilibré" - synonyme de tendre complicité et de partages au quotidien - qui me semble s'illustrer davantage dans les relations de forte amitié, se retouve aussi d'actualité dans une relation amoureuse de longue durée.
Ces deux amours s'alternent tout au long de la vie amoureuse. |
Je vois...comme je l'ai dit à Julien, je me sens peu doué naturellement pour forcer les choses au niveau de la rencontre avec la femme...
C'est quand je ne fais rien de particulier que j'attire, alors qu'à l'inverse, dès que j'ai réellement l'envie de séduire, je me sens être moins doué.
Peut-être que je ne suis pas fait pour connaitre la"passion" au début d'une relation amoureuse, mais seulement après avoir vécu un certain temps de complicité avec l'autre...
| Citation: |
"Ces dernières années, je n'ai plus eu l'occasion de ressentir ce type d'amour équilibré, je l'ai donc peut-être oublié. C'est ainsi que je n'ai presque plus eu en tête que l'amour uniquement passionné, et cela a été la cause d'un trop grand attachement non naturel envers ma voisine qui a été source de tourments... Peut-être devrais-je me rattacher désormais, à méler à la fois passion fougueuse, et attirance naturelle..."
Oui. Je pense que vous gagneriez à laisser évoluer naturellement vos sentiments de l'un à l'autre de ces amours, au fil du temps et au gré de vos expériences avec l'autre et de vos désirs respectifs. |
J'ai remarqué qu'au sein d'une relation d'amitié, on en vient à mieux l'apprécier dès lors qu'une relation amoureuse n'est pas impossible...avec Yaël, je me dis que cela n'aurait sûrement pas été pareil si on s'était dit avant de se connaitre, qu'il n'y aurait jamais rien entre nous...
Yaël et moi étions proches "naturellement", on ne rechignait pas ni l'un ni l'autre à nous confier, partager et vivre avec l'autre comme si l'on était frères et soeurs...à l'inverse des autres filles, on se permettait bien de danser des slows lors des soirées, c'était sans ambiguité pour nous...on savait que l'on n'éait pas en couple, mais aucun d'entre nous ne s'y était jamais opposé.
C'est juste que l'on n'avait pas le besoin de nous dire "je t'aime", je pense. On savait déjà que l'on s'appréciait mutuellement, et c'était ce qui comptait...
| Citation: |
| Tout en gardant bien présent à l'esprit que l'attachement excessif est la cause de souffrances parfois intenses; mais qu'il est possible, avec de la pratique, de vivre une magnifique relation amoureuse tout en étant dans le lâcher-prise, l'acceptation de l'évolution naturelle des sentiments amoureux et dans une certaine forme de détachement... |
Comme me l'a dit Julien, je dois prendre garde à la passion destructrice et plutôt chercher à retrouver une attirance de type "naturelle", épurée de tout coté sexuel ou pulsionnel...
Je vous remercie encore une fois, tous, pour vos multiples réponses qui m'ont permis de réfléchir et de me livrer à une petite introspection bien plus rapidement que si je l'avais fait seul...
Je ne chercherai plus à forcer les choses en amour, je me laisserai vivre selon mes envies et besoins, et je chercherai avant tout...à partager  |
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Malayk CONFERENCIER
Inscrit le: 19 Nov 2007 Messages: 558
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Posté le: 24 Juin 2008 20:34 Sujet du message: |
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Ah oui, dernière chose...je m'aperçois que je me suis éloigné du sujet intiial qu'était la renaissance...
Alors oui, je renais, mais cette fois sera la dernière. Je ne renais pas en insensible ni en sensible. Je renais avant tout en tant qu'équilibré, humain normal...
Je renonce à m'éxiler aussi brutalement. J'entreprendrai bien un voyage, certes, mais je n'irai peut-être pas seul, et je ne m'isolerai pas forcément.
Je veux obtenir le pardon de ceux envers qui je me suis montré insensible un jour...je ne me focaliserai pas dessus, mais cela m'aide à accepter mon passé...passé avec lequel je me sens aujourd'hui, en paix.
Merci encore, à tous.
Malayk |
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Metta Plutôt BAVARD
Inscrit le: 23 Juin 2007 Messages: 24 Localisation: Paris
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Posté le: 24 Juin 2008 21:47 Sujet du message: |
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As-tu grandis ?
Je pense qu’il est indéniable que tu ais grandi, je ne pense pas qu’on peut dire que ce fut rapide, au non, cette croissance, tu la préparais inconsciemment depuis de longues années… Même si tout fut révélé en seulement 1 année.
Cela me fait rappeler une histoire que j’ai écouté dans lost :
Le père de Michael Ange était un homme d’argent qui ne comprenait rien au génie divin de son fils alors il le battait, il refusait que l’un de ses enfants se serve de ses mains pour gagner sa vie alors Michael Ange a appris à se passer de ses mains. Quelques années plus tard, un prince rendit visite à Michael Ange et il trouve le maitre fixant un énorme bloc de marbre de plus de 5 m de haut, ce qui confirmait la rumeur selon laquelle Michael Ange restait dans son atelier et passait ses journées à observer ce bloc et après quoi il rentrait chez lui pour dîner alors le prince l’interrogeait :
« mais que faites vous ? » et Michael Ange, se retournant vers le prince et lui dit :
« Mais prince, je travaille… »
3 ans plus tard, ce bloc de marbre était devenu la statue de David.
Pendant des années, Michael Ange a visualisé intérieurement son David, le ciselant et le complétant de détails rigoureux et précis à l’intérieur de son esprit, il l’a travaillé avec les ciseaux de sa volonté, de son talent, de son expérience et de son grand génie mais cette construction était si discrète qu’elle peut sembler inexistante aux yeux du commun de son entourage.
De même, à mon avis, un Micheal Ange travaillait en toi bâtissant à petit coups discret le David/Malayk ^^, se servant comme outils :
- les connaissances de l’expérience
dans ta vie, tu as toujours su soigner ton savoir et donner une place de choix à ton éducation en diversifiant au maximum l’étendue de ta culture.
Que ce soit mathématiques, informatique, littérature, histoire, psychologie, tout semble t’attirer d’un même attrait.
De ce fait, tu sais rebondir sur n’importe quel sujet !
- la perspicacité de l’observation
ton sens de l’observation et de l’analyse ont fait de toi un véritable savant des comportements humains.
La nécessité de devoir toujours t’adapter à nouveau groupe a développé chez toi une aptitude intéressante : le détachement sans pour autant perdre ta sensibilité et tomber dans l’indifférence :
En effet, l'indifférence est une attitude qui est enracinée dans l'ignorance et le détachement est une attitude qui est enracinée dans l'absence de désir.
Lorsque nous sommes indifférents, nous ne prêtons pas du tout attention à ce qui se passe. Lorsque nous avons une attitude détachée, c'est qu'au contraire, nous prêtons attention à ce qui se passe. Et nous ne développons pas d'attachement à ce qui se passe, parce que justement, nous sommes attentifs. De ce fait, tu as su développer ton attention et un extraordinaire sens de l’analyse.
- l’énergie de la rigueur
la discipline et le perfectionnisme auquel tu t’entraînes a formé ton esprit à toujours donner le meilleur de lui même que ce soit pour toi, à présent pour autrui
- la sensibilité du cœur
Tout cela sans perdre cette sensibilité de cœur qui te caractérise, une sensibilité qui ne connaît pas la banalité, je suis impressionnée par la richesse de tes relations qui dénotent d’une attirance vers une beauté psychique, intellectuelle et morale et surtout la manière dont tu as su tiré les enseignements positifs de chacune d’elle comme marche vers la construction de ton identité.
- la profondeur de l’introspection
tu n’as pas peur de te retourner pour constater le chemin parcouru.
On dit parfois que les pauses sont aussi importantes que les marches car celui qui n’a pas appris à comprendre les erreurs passés est condamné à les reproduire.
Maintenant que j’y réfléchis bien, je suis moins surprise de cette fulgurante évolution et croissance spirituelle !!! ^^ Néanmoins, permets moi encore de te féliciter…
Richesse de mots, richesse d’idées
J’ouvre ici une petite parenthèse sur une impression qui m’a marqué au lire de tes posts et tes réponses.
J’ai été troublée de la manière dont tu sais rebondir sur une idée pour la décortiquer, la cultiver, investir sa problématique pour étudier tous les domaines qu’elle envisage sous toutes ses formes. Comment un petit paragraphe, une petite phrase se transforme en une véritable et intéressante investigation avec toujours une ouverture vers un autre thème afin de toujours entretenir le débat.
En y réfléchissant bien, il me semble avoir compris ta méthodologie, ^^, un sujet soit demande d’être approfondi, soit appelle un autre thème lié. Là où on ne fait que répondre purement et simplement à une question ou encore réagir passivement, tout dans toi demeure dans la dynamique d’un dialogue ouvert, comme un entretien informel, tu laisses une liberté complète de ton esprit à explorer les pistes vastes et variés qu’une idée te laisse entendre dans le champ de ton expérience et de tes connaissances au risque de s’éloigner un peu du sujet temporairement pour pouvoir mieux la comprendre en l’observant sous un angle légèrement différent.
C’est vraiment très instructif. Je ne sais pas si j’ai bien ciblé ta méthodologie, j’aimerais bien en savoir plus sur la manière dont tu réponds aux membres du forum ?
La Solitude entre Théorie et Ressenti
je parlais de la solitude comme si je présentais une sorte de théorie, alors qu'au fond, je n'ai fait que raconter mon ressenti de l'époque et l'observation que j'en fais aujourd'hui... Si j'ai parlé de la solitude comme d'une théorie, c'est parce que je suis un peu persuadé qu'en réalité, j'ai ressenti cette solitude de manière naturelle et que je me suis approché, en tout être "normal" que je suis, des "ressentis communs".
Bien sûr, en réalité, cela dépend de l'expérience de tout un chacun, mais je pense qu'il peut y avoir quelque chose qui peut être ressenti de la même manière par tous, ou sinon, un grand nombre...
Oui, beaucoup de personne ressentent cette solitude comme toi, mais peu de personne, je pense ne mettent réellement leur solitude au service d’une analyse approfondie de son être, ce que toi tu as fait. Et lorsque le ressenti est analysé et non plus seulement éprouvé, il ne devient plus seulement le témoignage de l’expérience de tout un chacun mais véritablement une Théorie personnelle de la pratique de la Solitude…
« …chacun fuira, supportera ou chérira la solitude en proportion exacte de la valeur de son propre moi. Car c'est là que le mesquin sent toute sa mesquinerie, et le grand esprit, toute sa grandeur ; bref, chacun s'y pèse à sa vraie valeur ».
Schopenhauer - Le Monde comme volonté et comme représentation.
Cela me fait penser à mon cours sur le concept santé maladie où l’on disait :
« la santé, c’est la vie dans le silence des organes »
de ce fait, est ce qu’on pourrait faire un lien avec la solitude et dire :
« grandir dans la sérénité, c’est l’âme dans le silence des bi - pensées » ne cherches pas, ^^, mon imagination me joue des tours… lol ou ma pensée…
tiens, je vais faire un petit break pour te raconter une anecdote drôle sur un lapsus que j’ai fait :
nous étions en train de parler tranquillement d’un projet de pique nique que nous comptions organiser pour le 19 ou 20 juillet, et étant donné que je suis déléguée de la promotion, ils comptent sur moi pour transmettre l’information, je me propose alors d’envoyer un mail groupé à toute la promo…
_ mais tout le monde n’a pas Internet [me répondirent-ils]
_ ce n’est pas grave, cela annoncera la nouvelle aux personnes qui ont Internet et ensuite, par bouches à bouches… [tout le monde me regarde avec de gros yeux interloqués], ha non, bouches à oreilles… _ haaaa les lapsus !
je ferme ma parenthèse, où nous en étions déjà ? ah oui !! la solitude !
Je pense que tout le monde a besoin de cette solitude pour grandir, c’est un peu comme le sommeil. Tout comme le sommeil favorise les changements plastiques au niveau du système cérébral pour le transfert d’information dans le cadre de la mémoire et l’apprentissage des connaissances nouvelles.
La solitude est une étape importante pour l’intégration et l’exploitation des nombreuses connaissances qui nous avons acquis au cours d’une période donnée. La grandeur de la solitude est la grandeur dans la solitude. Dans le silence des voix, c’est qu’on est parvenu aux confins du langage, là où il n’y a plus qu’à se taire et contempler : et on ne contemple que seul car aucune communication n’est plus possible.
la solitude est le moyen de se retrouver soi-même, car cette contemplation n’a d’autre objet que soi-même.
Au lieu que l’orgueil nous fasse fuir le spectacle désolant de notre bassesse, il nous fait estimer l’étendue de notre développement. nous pensons mieux tout seul qu’à plusieurs, ou plutôt, la pensée à plusieurs n’est pas la nôtre, elle n’est pas le reflet de notre personnalité, de notre intériorité.
Cependant, il ne faut pas oublier que le dialogue de la pensée à deux va plus loin que dans la solitude mais elle n’est plus ma pensée; c’est pour ça qu’il faut rester dans l’équilibre de l’échange et l’introspection pour rester soit et en même temps autres.
Perfection entre Spécialisation et Polyvalence
Comme le disait Bernard Werber dans la trilogie des Fourmis : « l’avenir appartient aux spécialistes »
Dans la philosophie des Fourmis, le concept de fédération (64 cités filles unies sous la même odeur) permet à chaque ville de spécialiser, selon l’ambition de la reine fourmi (héroine du tome 1) était que chacune des cités ne s’occupent que d’un secteur particulier, c'est-à-dire, voir un jour une cité ne traiter que de céréales, une autre ne pourvoir qu'aux viandes, une troisième ne s'occuper que de la guerre.
C’est le même principe dans la spécialisation en médecine aux EU, être le meilleur dans son domaine et uniquement dans son domaine est une ambition de la société qui voit là l’élaboration d’une société élite où chaque personne contribuerait à apporter l’absolu de son savoir unidirectionnel au service du groupe…
Mais c’est limiter le potentiel d’un individu à la seule matière à laquelle il voue toute son énergie.
Si la perfection de la Spécialisation se trouve dans la profondeur, la perfection de la polyvalence se trouve dans l’adaptabilité.
Là où une personne spécialisée se trouverait dans le dénuement du changement, le polyvalent est capable de conserver un point de vue positif, de gérer la transformation de façon constructive en réagissant avec créativité au changement et à l’ambiguïté grace aux multiples compétences qu’il a acquise.
Je suis donc bien d’accord sur toi dans le domaine de la polyvalence, il me semble en effet qu’il est judicieux de diversifier son champ de connaissance, car plus on s’épanouit dans de nombreux domaines, plus on se réalise, on se découvre soi et l’on grandit personnellement…
Se spécialiser, c’est se mettre au service de l’art.
Mais en diversifiant les art, c’est l’art qui se met au service du développement et l’épanouissement notre personnalité…
Et se connaître soi même n’est elle pas la meilleur des spécialisations ?
Le Paradoxe de la Diversité : une Richesse invisible
Mais bien sur, toute pièce a son revers et c’est là justement le paradoxe de la diversité, c’est une richesse invisible, car tant qu’on ne se distingue pas par son génie dans une matière donnée, on reste plus ou moins invisible… ce que tu appelles dans ton langage : « affreuse normalité ».
Mais permets moi de te contredire (mdr), tu es loin d’être affreusement normal… ou sinon, je dirais que cette « affreuse normalité » est paradoxalement sur normal ! ^^
La Vrai Richesse est certainement celle qu’on ne voit pas du prime abord mais celle qui demeure au fond de soi… Et l’équilibre, la voie du juste milieu est certainement une richesse incroyable.
Comment sait on reconnaître un bon musicien ?
« si on tend trop la corde, elle casse, si on ne la tend pas assez, elle ne sonne pas »
dans l’équilibre du son qu’il donne à sa musique, il n’est pas nécessaire qu’il soit un Mozart, expert de la musique classique ou un Beethoven pour être un vrai musicien car un vrai musicien peut oser toutes les musiques et faire de ses audaces des beautés nouvelles !!!
A ta manière, tu es vraiment un prodigieux musicien !!
La Musique
Il y a de la musique dans le soupir du roseau ;
Il y a de la musique dans le bouillonnement du ruisseau ;
Il y a de la musique en toutes choses,
si les hommes pouvaient l'entendre.
Lord Byron
Il y a de la musique seulement si les hommes peuvent l’entendre.
Eh oui, il est difficile de définir où vit la musique, où elle existe… dans la sensibilité du mélomane, dans les signes qui l’impriment sur le papier, dans l’oreille qui l’entend, dans la voix que la chante… On raconte des histoires où des ethnologues ont fait l’expérience de faire entendre à des indigène des œuvres musicales occidentales : ils n’ont absolument pas réagi sauf à Mozart, le divin Amadeus ! En fait, la musique n’existe que relié à une attente, et même si elle doit s’écarter de cette attente, innover par rapport à elle car elle est solidaire d’une culture, d’une histoire…
Donc oui, il serait dommage de se réfugier dans un style par souci de sécurité… car la musique, c’est bien plus qu’un domaine de prédilection, c’est un langage d’une autre sorte où chaque morceau est un message, qui se trouve dans toutes choses… si les hommes pouvaient l’entendre…  _________________ "Il faut beaucoup de chaos dans la tête pour accoucher d'une étoile qui danse." |
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Metta Plutôt BAVARD
Inscrit le: 23 Juin 2007 Messages: 24 Localisation: Paris
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Posté le: 24 Juin 2008 21:54 Sujet du message: |
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Il y'a encore 3 points importants que je n'ai pas encore eu le temps de développer, comme il se fait tard, je me permets de te répondre demain... ^^
1. Choix qui m’incite à ne pas avoir de relations amoureuses
2. Entre Amour platonique et Passion Ardente
3. Renaissance dans la distance ?
| Citation: |
Alors oui, je renais, mais cette fois sera la dernière. Je ne renais pas en insensible ni en sensible. Je renais avant tout en tant qu'équilibré, humain normal...
Je renonce à m'éxiler aussi brutalement. J'entreprendrai bien un voyage, certes, mais je n'irai peut-être pas seul, et je ne m'isolerai pas forcément.
Je veux obtenir le pardon de ceux envers qui je me suis montré insensible un jour...je ne me focaliserai pas dessus, mais cela m'aide à accepter mon passé...passé avec lequel je me sens aujourd'hui, en paix. |
A la lumière de ce post, je ne peux qu'adhérer totalement à cette sage et courageuse décision ^^ !! Je suis certaine qu'avec le potentiel que tu as, cette renaissance ne peut qu'etre réussie !! _________________ "Il faut beaucoup de chaos dans la tête pour accoucher d'une étoile qui danse." |
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