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Paul CONFERENCIER
Inscrit le: 11 Jan 2005 Messages: 6432 Localisation: Haute Corse
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Posté le: 05 Jan 2010 16:30 Sujet du message: |
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Cancers : l’hygiène de vie en renfort
Deux études américaines réalisées sur des patients atteints de cancer montrent l’intérêt de maintenir une bonne hygiène de vie.
Chez des hommes souffrant d’un cancer de la prostate par exemple, le simple fait de marcher 15 minutes chaque jour réduit leur risque de mortalité.
Et ceci dans des proportions importantes. Avec quatre heures de marche par semaine, le risque de mortalité est diminué de 23% par rapport à des patients sédentaires. Un autre travail mené sur des femmes avec un cancer du sein illustre les dangers du surpoids et de l’obésité.
Les auteurs ont observé que plus l’indice de masse corporel (IMC) des patientes était élevé, plus leur risque de mortalité était augmenté. Avec notamment davantage de métastases. « Ces femmes répondaient beaucoup moins bien aux traitements », assurent les chercheurs.
Source : American Association for Cancer Research, 7 décembre 2009
© 1996-2010 Destination Santé SAS
http://www.destinationsante.com/Cancers-l-hygiene-de-vie-en-renfort.html
Cordialement,
Paul
http://agirpoursasante.free.fr |
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Paul CONFERENCIER
Inscrit le: 11 Jan 2005 Messages: 6432 Localisation: Haute Corse
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Posté le: 22 Fév 2010 14:42 Sujet du message: |
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Prévenir le cancer
La plupart des gens devraient vivre du début à la fin de leur vie sans rencontrer le cancer. Il en était ainsi il y a quelques dizaines d’années et il en est encore ainsi dans nombre de pays peu industrialisés. Malheureusement, le cancer connaît un développement épidémique dans les pays développés où il dispute souvent, au gré des circonstances locales, le titre peu envié de la "première cause de mortalité" aux maladies cardiovasculaires. Il semble paradoxal que le cancer tue de plus en plus de gens alors que des sommes colossales, d’origine publique ou privée, sont dépensées pour en venir à bout. En fait, la quasi-totalité des sommes engagées l’on été pour le traitement de la maladie. Les succès très modestes de cette approche sont loin d’endiguer la progression de la maladie, et l’argent d’origine publique ou caritative mobilisé n’est pas toujours dépensé de la manière la plus productive, c’est le moins que l’on puisse dire ! D’immenses avancées ont pourtant eu lieu, ces 10 dernières années, dans la recherche sur le cancer. Concernant la prévention, elles n’ont pas bénéficié de la publicité qu’elles méritaient, alors qu’elles permettent un degré de protection équivalent ou supérieur au port de la ceinture de sécurité pour les accidents automobiles. NUTRANEWS espère pouvoir contribuer à combler cette lacune
Prévenir plutôt que guérir
Lorsque l’on additionne la souffrance physique et morale au coût humain et social d’une maladie longue, terrible et tenace comme le cancer, on doit se poser la question pourrait-on éviter tout cela ? ". Nous le pourrions, car la prévention du cancer n’a plus rien d’un mystère. Pour l’essentiel, nous savons ce qui cause le cancer. Et nous savons aussi que nos plus fidèles défenses se trouvent en abondance dans le monde végétal qui nous entoure : ce sont des phytonutriments tellement puissants que lorsque nous les consommons en quantité suffisante, ils ont la capacité de réduire considérablement la probabilité de contracter un cancer. Mais le mot quantité est aussi important que celui de qualité. De même que celui qui fume 3 paquets de cigarettes par jour est beaucoup plus à risque de contracter un cancer du poumon que celui qui n’en fume que quelques-unes unes, celui qui consomme des quantités importantes de phytonutriments est beaucoup plus protégé que celui qui consomme ½ pomme à midi et une tomate le soir et qui se dit " j’ai pris mes fruits et légumes, je suis en sécurité ! ".
Une chose est sure, la prévention marche vraiment ! Nous sommes sûrs maintenant que l’alimentation est le facteur principal de la genèse et du développement du cancer. Ce fait est démontré par des milliers d’études médicales et scientifiques. Et si votre organisme dispose d’un arsenal anti-cancer de première classe, il vous " remerciera " en vous donnant l’opportunité de vivre à un niveau de santé et d’énergie inégalé !
La situation telle qu’elle est
En 1996, l’Organisation Mondiale de la Santé estimait à 10 millions le nombre de nouveaux cas de cancer. Sa prévision de 15 millions pour 2001 risque d’être dépassée. Même si ces chiffres peuvent paraître faibles à l’échelle mondiale, ils signifient que, dans certains pays développés, jusqu’à un homme sur deux et une femme sur trois seront touchés, à un moment ou à un autre de leur vie. Il y a donc de quoi se sentir concerné. On estime que la seule alimentation est la cause principale de 30 à 70 % des cancers, un chiffre qui ne comprend pas les cancers attribuables à d’autres facteurs mais qu’une nutrition adéquate aurait jugulés : Pourquoi, par exemple, les Japonais qui fument deux fois plus que les Américains, ont-ils deux fois moins de cancers du poumon ? 6 fois moins de cancers du sein ? et 30 fois moins de cancers de la prostate ? Parce que leur consommation élevée de thé vert, de soja et d’algues les en protège !
Réduire la charge toxique
En termes simplificateurs : le cancer se produit lorsque l’organisme est envahi de toxines qu’il n’est pas capable d’éliminer, à un point tel que le dommage cellulaire commence à s’accumuler. Bien sûr, il y a aussi une certaine prédisposition génétique ou un affaiblissement des défenses dû à l’âge qui peuvent jouer. Mais le fait est que la majorité des sujets génétiquement prédisposés n’ont jamais le cancer. Le comportement individuel est donc le facteur de risque prédominant.
Si la charge toxique est modérée alors que les défenses sont au plus haut, la probabilité de contracter la maladie est beaucoup plus faible. Si la charge toxique est importante et que les défenses sont affaiblies, la probabilité est significativement augmentée. Et la charge toxique à laquelle nous sommes exposés n’a rien de mythique ou d’hypothétique :
La surexposition aux toxines environnementales est à l’origine de deux nouveaux syndromes identifiés dans les années 90 : la multi-sensitivité chimique et le syndrome de l’immeuble contaminé. Les pesticides, les métaux lourds et les solvants impliqués endommagent le système nerveux central et le système endocrinien.
Certains colorants alimentaires accroissent la prolifération des cellules cancéreuses oestrogéne-dependantes.
Les PCB (des contaminants chimiques du lait) doublent le risque de cancer du sein.
75 millions de tonnes de pesticides dont l’usage est interdit dans les pays développés (comme le DDT et le chlordane) sont exportés par les seuls USA dans les pays du tiers monde chaque année. Ces poisons reviennent dans nos supermarchés intégrés à la chaîne alimentaire sous forme de produits " tropicaux " ou " hors saison ". On a retrouvé des traces de DDE et de DDT dans des côtelettes de mouton, des épinards, des raisins et du fromage importés. Et comme ces pesticides s’évaporent dans l’atmosphère, ils peuvent même voyager avec les nuages et revenir chez nous sous forme de pluie…
Dans un article publié en 1994 dans le Journal of the American Medical Association (JAMA), Derva Lee Davis notait que les hommes et femmes nés dans les années 40 contractent respectivement 2 fois plus et 30 % de plus de cancers provoqués par des causes autres que le tabac par rapport à ceux nés en 1890.
Depuis 1976, l’Agence (américaine) pour la Protection de l’Environnement mesure les toxines stockées dans la masse graisseuse lors des autopsies et des actes chirurgicaux : 20 composés toxiques dont l’OCDD (une Dioxine), le dichlorobenzene, le toluène, le DDE et les PCB sont présents dans plus de 75% des échantillons. Dans certaines zones, les métabolites organochlorés des pesticides et des herbicides sont présents dans 100% des prélèvements.
A ces poisons environnementaux, il faut ajouter bien sûr le benzoprène de la fumée des cigarettes et des cigares, qui est inhalé aussi bien par les fumeurs que par ceux qui se retrouvent dans leur environnement contaminé, le plomb et les vapeurs d’essence émis par l’industrie et les véhicules automobiles, les métaux lourds (plomb, mercure, cadmium, arsenic) que notre organisme stocke dans ses organes les plus indispensables, la pollution radioactive et les rayons ultraviolets auxquels nous nous exposons volontairement pour satisfaire à la mode, les carcinogènes alimentaires que nous métabolisons nous-mêmes à partir des viandes cuites au barbecue et de certains préservateurs alimentaires, et le stress et l’anxiété qui désarment notre système immunitaire en face de ces multiples ennemis.
Qu’est ce que le cancer ?
On appelle cancer un groupe de maladies qui affectent la plupart des populations humaines et animales et qui peuvent survenir dans toute partie de l’organisme composée de cellules capables de se diviser. Les cellules cancéreuses ne croissent plus normalement mais de maniére incontrôlée. Elles ne remplissent plus leurs fonctions normales mais deviennent, en quelque sorte, indépendantes. Lorsqu’elles se divisent et se multiplient, elles donnent naissance à d’autres cellules cancéreuses. Lorsque le cancer croît, l’organisme hôte subit les conséquences du développement de la tumeur d’origine puis de ses métastases éventuelles sur d’autres sites. Le cancer le plus courant dans les pays développés est celui du poumon, suivi de ceux du colon, de la prostate et du pancréas.
La plupart des facteurs de risque du cancer sont d’une manière ou d’une autre reliés au processus oxydatif et aux radicaux libres. La plupart des nutriments et des phytonutriments qui préviennent le cancer sont aussi des antioxydants puissants. C’est donc une véritable guerre métabolique qui doit être menée à tous les stades de la maladie.
Etape par étape
Le processus par lequel la maladie progresse peut être simplifié ainsi :
Pro-carcinogène ou carcinogène è Initiation è Promotion è Progressionè
Cancer è Métastases
Les pro-carcinogènes diffèrent des carcinogènes parcequ’ils ont besoin de l’assistance de certains enzymes pour exercer leur effet. Le benzoprene par exemple (présent dans la fumée des cigarettes) doit être activé par des enzymes pour devenir le benzoprène époxyde, un carcinogène très puissant. Deux phytonutriments (le thé vert et la curcumine) peuvent bloquer les enzymes qui opèrent cette conversion et donc inhiber au moins partiellement certains des effets du tabagisme sur l’ADN. Les carcinogènes, eux n’ont besoin d’aucune assistance pour initier le processus cancéreux et peuvent endommager directement l’ADN, c’est le cas des PCB, de la Dioxine ou des rayons ultraviolets, parmi d’autres.
L’initiation signifie que l’ADN de certaines cellules a été endommagé de manière permanente. Il existe alors de nombreux facteurs qui peuvent promouvoir un progrès continu vers l’état cancéreux : nos propres hormones (dans certaines parties du corps), l’inflammation ou l’infection chronique, les régimes riches en graisses " trans ", l’alcool en excès et les régimes riches en sucres raffinés. Inversement, il existe dans notre alimentation des agents bloquants qui peuvent arrêter le développement des cellules endommagées et empêcher le développement du tissu cancéreux. Certains de ces agents sont présents notamment dans les végétaux crucifères (comme le brocoli).
Eviter les carcinogènes
C’est, autant que faire se peut, la première mesure de bon sens à prendre. Les carcinogènes appartiennent à quatre groupes principaux :
1. Les carcinogènes chimiques et environnementaux, au premier rang desquels le benzoprene que l’on trouve dans le charbon, le goudron et la fumée de cigarette ou de cigare. Puis viennent les nitrites qui se transforment dans l’organisme en nitrosamines, les dérivés du pétrole, les pesticides et enfin certains carcinogènes naturels comme l’aflatoxine que l’on trouve dans le maïs et les cacahuètes. L’ensemble de ces carcinogènes chimiques est responsable d’au moins 70% des cancers.
2. Les radiations ionisantes, et en premier lieu les rayons ultraviolets du soleil, contribuent à la quasi-totalité des cancers de la peau. Les rayons X et les rayons gamma entraînent leucémies, lymphomes et cancers de la thyroïde ou des os. Les radiations nucléaires présentent bien sûr un risque élevé. Le gaz radon, un sous produit naturel de la décomposition du radium et de l’uranium, contamine beaucoup de logements (12% des logements américains contiennent plus de 4 picocuries de radon par litre d’air, le niveau considéré comme toxique !).
3. Les infections contribuent à 10% des cancers. Un virus nommé HTLV-I (Human T-cell lymphoma virus I) est la cause directe des lymphomes. Le HTLV-2 est responsable de certaines leucémies. Le virus d’Epstein-Barr semble promouvoir le lymphome de Burkitt, le virus de l’herpès et le papillomavirus sont impliqués dans le cancer du cervix. Le cancer du foie est souvent une conséquence de l’infection par le virus de l’hépatite. Et la bactérie helycobacter pylori occasionne directement certains cancers de l’estomac.
4. L’alimentation : les régimes trop riches en graisses sont fortement associés aux cancers du colon et de la prostate. Les pesticides et autres poisons qui envahissent l’alimentation sont aussi un risque majeur : manger " bio " ou " organique " est sûrement une stratégie préventive intelligente.
Dans une grande mesure, il vous est possible d’agir individuellement pour limiter les facteurs de risque. Il vous est aussi possible de modifier votre alimentation, et d’utiliser la supplémentation, pour mettre à votre service une armée de défenseurs spécialisés dans la lutte contre les cellules mutantes !
Renforcer votre système immunitaire
Les cellules du système immunitaire sont une armée au grand complet, avec ses multiples spécialités, et les cellules malignes sont une des cibles qu’elles ont la capacité et la volonté de détruire. Les " cellules naturellement tueuses " (de l’anglais Natural Killer Cells), parfois aussi nommées granulocytes, sont remplies de granules qui eux même contiennent une variété de produits chimiques capables de détruire les cellules malignes. En fait, même chez la personne bien portante, des cellules malignes se forment tous les jours et les cellules tueuses les éliminent, parce que notre système immunitaire est programmé pour éliminer le cancer.
Vous pouvez stimuler votre système immunitaire naturellement en faisant un peu d’exercice, en évitant le stress et en prenant tous les jours vos multivitamines. Plusieurs études montrent que de bas niveaux de vitamines dépriment le système immunitaire et accroissent le risque de cancer. Le minéral zinc est particulièrement important car seul un apport adéquat en zinc peut empêcher le Thymus (une glande qui jour un rôle majeur dans le fonctionnement du système immunitaire) de s’atrophier. La supplémentation en Zinc permet de stimuler le Thymus et d’accroître le nombre de lymphocytes T. Le minéral sélénium mérite aussi une mention particulière : une étude a montré que 200 mcg de sélénium par jour permettent d’accroître de 118% la capacité des globules blancs à éliminer les cellules cancéreuses, tout en accroissant l’activité des cellules tueuses de 82.3%. Il existe aussi d’autres nutriments plus spécifiques (cf. infra) qui sont de nature à stimuler un système immunitaire défaillant.
Le défenseur de première ligne : le foie
Le foie est l’organe du corps responsable de la détoxification : il possède un système enzymatique en deux phases spécialisé dans l’élimination des carcinogènes :
La détoxification de phase 1 met en œuvre une famille d’enzymes nommée cytochrome P450, dont le rôle est de désagréger les liaisons chimiques qui attachent les toxines les unes aux autres.
La détoxification de phase 2 permet de terminer le travail en attachant les toxines libérées par la phase 1 à des enzymes détoxifiantes (c’est la conjugation). Cette opération critique permet d’éviter que les toxines n’aillent altérer l’ADN dans les cellules saines. Les deux principales enzymes détoxifiantes sont l’acide glucuronique et le glutathion. Le glutathion est l’antioxydant le plus abondant dans le corps humain : c’est aussi son arme de pointe contre les carcinogènes. Une étude publiée en 1998 dans le Journal of the National Cancer Institute a montré que de bas niveaux de glutathion sont associés à un risque quadruple de cancer du sein. La meilleure source de glutathion est la N-acetylcystéine (NAC), forme acétylée de l’acide aminé L-cystéine. La NAC est bien tolérée, bien absorbée et se convertit aisément en glutathion dans l’organisme. En fait, la prise de NAC permet d’augmenter beaucoup plus facilement le taux sérique de glutathion, et elle est plus économique que la prise de glutathion directement par voie orale.
Plusieurs autres nutriments stimulent le processus de détoxification de phase 2 : la D-limonène, un phytonutriment présent dans l’écorce de l’orange amère, est sans doute le plus puissant promoteur des enzymes de phase 2. Le brocoli et les autres végétaux crucifères contiennent des indoles qui activent la phase 2. Le thé vert et la curcumine agissent directement sur les gènes qui sont codés pour promouvoir cette activité enzymatique. La silymarine protège les cellules du foie des dommages causés par les toxines et supporte indirectement le niveau de glutathion en se substituant à lui dans son rôle antioxydant. Le sélénium est un cofacteur important du glutathion et interagit avec une enzyme, la glutathion peroxydase, qui accroît son efficacité antioxydante.
Les nutriments antioxydants sont souvent aussi anti carcinogènes
Les antioxydants et les phytonutriments sont la force de frappe de la prévention du cancer. L’avenir réserve encore certainement de belles découvertes mais la recherche a déjà identifié un arsenal impressionnant. Vous pouvez vivre en pleine forme et sans maladie si vous choisissez bien vos nutriments et vous pouvez aussi vous protéger du cancer avec une nutrition appropriée.
1- Les caroténoïdes :
Ce sont les pigments qui donnent leur couleur rouge ou orange aux plantes. Les études ont montré, de manière répétée qu’une consommation élevée de bêta-carotène est corrélée avec un moindre risque de plusieurs cancers, notamment du poumon, de l’estomac et du sein. Le lycopène (que l’on trouve dans les tomates, les pamplemousses roses et les pastèques) réduit le risque de contracter les cancers du sein, du poumon, de l’endomètre et du cervix, du tractus digestif et de la prostate ; dans ce dernier cas, son efficacité (un risque réduit de 45%) est démontrée par une importante étude portant sur plus de 47.000 personnes ! attention : le lycopéne est beaucoup plus disponible pour l’organisme dans les tomates cuites que dans les tomates crues. Si vous n’aimez pas les tomates cuites, il vaut mieux prendre des suppléments ! Une consommation élevée des xantophiles lutéine et zéaxanthine est associée à un moindre risque de cancer du sein. Plusieurs études montrent qu’une consommation simultanée de la plupart des principaux caroténoïdes (ceux déjà cités, l’alpha-carotène, le gamma-carotène, la cryptoxanthine et la canthaxanthine) réduit significativement les risques de cancer de la bouche, de la gorge, du cervix et du sein. Il semble d’ailleurs démontré que la consommation simultanée des caroténoïdes les plus importants apporte des effets synergiques. Le degré de protection que les caroténoïdes apportent alors aux cellules est supérieur à celui qu’ils apportent individuellement.
2- Les Acides gras :
Un régime riche en poissons gras (hareng, morue, saumon, thon, maquereau, sardine) est associé avec un risque moindre de cancer et de maladie cardio-vasculaire. Ces poissons contiennent beaucoup d’acides gras Omega 3 qui réduisent aussi les processus inflammatoires. D’après Bruce Ames, Ph. D., qui dirige la recherche sur le cancer à l’université de Berkeley, Californie, les états inflammatoires chroniques accroissent l’activité radicalaire au point d’endommager l’ADN dans les cellules, ce qui explique l’action préventive de l’EPA (acide eicosapentaenoïque) et du DHA (acide docasahexanaeoïque). Une étude d’une durée de 10 ans dans 24 pays européens montre sans ambiguïté que la mortalité par cancer du sein et du colon décroît lorsque la consommation de poisson augmente. Les acides gras Omega 3 augmentent aussi l’activité des enzymes détoxifiants de phase 2 (voir plus haut) et ils inhibent une prostaglandine inflammatoire, la PGE-2, dont les effets sur la promotion du cancer sont connus.
3- Le soja et la génistéine :
Le soja contient des composés biologiquement actifs nommés isoflavones qui font preuve d’une pluridisciplinarité impressionnante lorsqu’ils agissent dans l’organisme : ils peuvent réduire le taux de cholestérol, rétablir l’équilibre hormonal, prévenir l’ostéoporose et protéger du cancer par plusieurs mécanismes. Le plus remarquable de ces isoflavones est la génistéine :
Une étude réalisée en 1993 a montré que la génistéine peut prévenir la croissance de nouveaux vaisseaux sanguins. Ces résultats ont été confirmés par une étude in vitro allemande et une étude récente de l’université John Hopkins de Baltimore. Les tumeurs cancéreuses ne peuvent prospérer sans angiogénése, c’est à dire sans croissance de nouveaux vaisseaux qui les alimentent en nutriments, au détriment de l’organisme qui les nourrit. La recherche anti-cancer a toujours espéré trouver un bon inhibiteur d’angiogénèse. L’intérêt initial pour le cartilage de requin, qui n’a pas été confirmé par des études sérieuses, était fondé sur des allégations spécifiques dans ce domaine. Les résultats portant sur la génistéine sont beaucoup plus encourageants.
La génistéine inhibe la formation de protéines spécialisées (" stress proteins ") que les tumeurs cancéreuses génèrent pour se défendre contre les attaques du système immunitaire. Une étude publiée en 1998 dans le Journal of the National Cancer Institute estime que, par ce mécanisme, la génistéine peut être un excellent traitement adjuvant à la chimiothérapie et à la radiothérapie.
Une étude publiée en 1996 montre que la génistéine bloque l’activation de la tyrosine kinase, une enzyme que fabriquent les tumeurs pour déjouer le mécanisme d’apoptose (mort programmée) inscrit dans chaque cellule. Une étude de 1996 montre que la génistéine peut ainsi inhiber la croissance de cellules cancéreuses prostatiques.
Enfin, la génistéine possède une structure chimique similaire à celle des hormones sexuelles œstrogènes, et se fixe sans difficulté sur les mêmes récepteurs cellulaires. Or la génistéine n’exerce qu’une très faible activité directement oestrogénique. La génistéine est donc particulièrement efficace pour bloquer le développement de tous les cancers oestrogéne-dépendants, notamment ceux du sein, de l’utérus, de la prostate et du colon, des sites où les récepteurs oestrogéniques sont particulièrement nombreux.
4- Les végétaux crucifères :
Le chou, le brocoli, le chou-fleur et les choux de Bruxelles sont des végétaux crucifères. En 1996, une méta-analyse portant sur 94 études cliniques a démontré sans ambiguïté que la consommation de ces végétaux diminue significativement le risque de cancer sur plusieurs sites dont le poumon, l’estomac, le colon et le rectum. Paul Talalay, Ph D de l’université John Hopkins de Baltimore avait isolé deux ans auparavant le sulforaphane, un composé dont il démontra qu’il stimule les enzymes détoxifiants de phase 2. Les pousses de Brocoli âgées de 2 à 3 jours sont la source alimentaire la plus riche en sulforaphane, dont elles contiennent entre 20 et 50 fois plus que les brocolis adultes. Le pouvoir d’inducteur enzymatique du sulforaphane est inégalé dans le règne végétal. Un autre composé présent dans ces végétaux, l’indole-3-carbinol (I3C) est capable d’altérer le métabolisme de l’oestradiol, le plus puissant et le plus carcinogène des œstrogènes, et de le convertir en oestrone, une forme d’œstrogène inoffensive. Plus d’oestrone et moins d’oestradiol signifie moins de cancers du sein et de l’endomètre pour les femmes. Qui plus est, l’I3C stimule la production du cytochrome P450 (enzymes de phase I) qui prépare le terrain à l’activité détoxifiante du sulforaphane.
5- Les autres végétaux anti-cancer
- Le romarin (rosmarinus officinalis) stimule la production de glutathion-s-transferase et de quinone réductase (deux enzymes de phase 2). Certains de ses composants bloquent la liaison des carcinogènes à l’ADN cellulaire. D’autres études sont nécessaires : il se peut que l’on entende parler beaucoup du romarin dans les années à venir.
- Le ginseng : une étude réalisée en Corée, sur 4.634 sujets pendant 5 ans, a montré que les consommateurs réguliers de ginseng contractent deux fois moins de cancers que les non-consommateurs ! Une étude approfondie réalisée en 1995 sur 1.987 sujets a confirmé ces résultats : les sujets ayant consommé du ginseng pendant 1 an ont une incidence de cancers réduite de 36%, ceux qui en ont consommé pendant 5 ans voient cette incidence réduite de 69%.
- Le gingembre contient de puissants antioxydants, le gingerol et la zingerone. Certains de ses composants sont plus puissants que la vitamine E. Une étude animale récente montre que le gingembre réduit significativement l’incidence des cancers de la peau.
- L’échinacée est un puissant stimulant du système immunitaire utilisé depuis toujours par les Indiens d’Amérique. Une étude datant de 1981 a montré que l’échinacée accroît l’activité anti-tumorale des macrophages. Dans une autre étude, l’activité des " cellules tueuses " a été accrue de 227% ! à l’évidence, de nouvelles recherches sont souhaitables !
- La silymarine : dans une étude animale, le nombre et la taille de tumeurs cutanées induites par des rayons ultraviolets ont été réduit respectivement de 67 et 66% chez les animaux supplémentés.
- La curcumine est un puissant inhibiteur de l’enzyme COX-2 qui stimule la production de la prostaglandine inflammatoire PGE-2. La curcumine inhibe aussi la production de la proétine-kinase induite par certains carcinogènes. Elle réduit aussi le niveau d’un oncogène (gène promoteur du cancer) puissant nommé c-jun. Apparemment, la curcumine semble avoir une activité anticancéreuse aux stades de l’initiation, de la promotion et de la progression de la tumeur. Une étude particulièrement étonnante, portant sur 62 patients atteints de cancers de la bouche et de la peau, a montré que 18 mois de traitement avec de la curcumine permettait de réduire l’odeur des lésions ulcératives chez 90% des patients, les démangeaisons et les purulences chez 70%, la douleur et la taille des lésions chez 50%. Dans une autre étude sur 16 fumeurs chroniques recevant 1,5 grammes de curcumine par jour, l’excrétion urinaire de sous produits mutagènes du tabagisme a été réduite de 40% ! SI vous persistez à fumer, ce serait sans doute une bonne idée d’ajouter un peu de curcumine à votre régime.
- Après le drame de Chernobyl, 45 enfants biélorusses ont reçu de l’algue spiruline pendant 45 jours : l’activité du système immunitaire a été stimulée et l’excrétion de composés radioactifs dans les urines a diminué. L’algue chlorella est une source très riche en chlorophylle, la substance qui donne leur couleur verte aux plantes : plusieurs études montrent que la chlorophyle a des effets aunticarcinogènes et notamment qu’elle protège l’ADN du dommage occasionné par les radiations.
- Le champignon oriental maïtake (Grifona frondosa) est riche en polysaccharides qui sont d’excellents stimulants du système immunitaire. L’un d’eux, le beta-glucan, est aussi un anti-mutagéne puissant. En 1986, le Dr Namba, Ph D, un scientifique japonais injecte des cellules cancéreuses a un groupe de souris, puis il ajoute 20% d’extrait de maitake à leur alimentation. Dans le groupe supplémenté, la croissance des tumeurs est inhibée à 86.3% ! Des recherches ultérieures démontraient que le maïtake et le beta-glucan activent différentes cellules du système immunitaire : lymphocytes T, macrophages et cellules tueuses, qui attaquent directement les cellules cancéreuses qui forment la tumeur. Le b>maïtake et le beta-glucan ont aujourd’hui plusieurs dérivés et analogues pharmaceutiques qui sont, dans plusieurs pays, des traitements adjuvants acceptés de la chimiothérapie.
6- Les alkylglycerols :
Les requins sont sur terre depuis près de 200 millions d’années, vivent près de 100 ans, cicatrisent leurs blessures avec une étonnante rapidité et sont dotés d’un admirable système immunitaire qui les protègent de beaucoup de maladies, y compris le cancer. Beaucoup de scientifiques pensent que c’est dans le foie du requin, qui représente souvent plus de 20% de son poids, que se trouve son secret : les alkylglycerols (AKG). Les AKG sont des acides gras qui sont également présents dans le lait humain (10 fois plus que dans le lait de vache) et qui stimulent vigoureusement le système immunitaire. Les AKG stimulent l’activité des leucocytes, des lymphocytes et des macrophages. Dés les années 1970, il est démontré que les AKG inhibent la croissance des tumeurs chez les animaux de laboratoire. Lorsque les AKG sont utilisés comme traitement adjuvant de la radiothérapie, la toxicité des rayons est réduite, le taux de survie est accru et même ceux qui décèdent vivent plus longtemps. Les taux de survie semblent améliorés de manière particulièrement élevée chez les patients de sexe féminin âgés de moins de 60 ans. Un autre composant de l’huile de foie de requin, le squalène, a également des propriétés anticarcinogénes propres : il inhibe une enzyme qui active un oncogéne (un gène qui favorise le développement du cancer) particulièrement néfaste.
7- Vitamines et minéraux :
- La vitamine A renforce la réponse immunitaire chez les personnes âgées, les victimes d’infections et les convalescents postopératoires. Lorsque les taux de vitamine A sont bas, les lésions précancéreuses de la peau et des muqueuses surviennent plus facilement. Plus de 30 essais cliniques sont actuellement en cours pour déterminer l’efficacité de différents composés de la vitamine A pour inhiber les mutations de plusieurs types de lésions.
- Lorsque les taux sériques de vitamine C sont élevés, la probabilité de contracter certains cancers (en particulier de l’estomac et de l’œsophage) est fortement réduite. La vitamine C bloque la formation des nitrosamines, un composé carcinogène produit dans l’organisme par le métabolisme des nitrites. Trois études récentes menées sur des populations importantes démontrent que la vitamine C prévient les cancers du sein, du cervix et du colon. En 1992, l’étude réalisée par JE Enstrom, Ph D, de l’école de santé publique de UCLA, Los Angeles, sur 11.348 adultes a montré, parmi d’autres résultats impressionnants, que la mortalité par cancer est inférieure de 22% chez les personnes qui prennent des suppléments de vitamine C !
- La vitamine E est un puissant stimulant du système immunitaire qui protège le thymus et les globules blancs du stress oxydatif. Une étude finlandaise portant sur 29.000 hommes a montré que ceux qui avaient pris pendant 8 ans des suppléments de vitamine E avaient une incidence 32% moindre du cancer de la prostate et une réduction de 41% de la mortalité afférente. Une autre étude finlandaise montre que les femmes qui ont le taux sérique le plus élevé de vitamine E ont 50% moins de risque de développer un cancer du sein ou de l’utérus.
- Lorsque les taux sériques de vitamine D sont bas, le risque de cancer de la prostate est plus élevé. Lorsque le taux de vitamine D est élevé, le risque de cancer du colon ou du rectum est significativement plus faible (Harvard Nurses Study, étude longitudinale portant sur 89.000 infirmières).
- De bas niveaux d’acide folique sont associés à un risque supérieur de cancer du cervix, du colon, du rectum, du poumon, de l’œsophage et du cerveau. L’acide folique est nécessaire pour réparer l’ADN et il intervient dans la fonction immunitaire.
- La vitamine B12, en association avec l’acide folique, permet de réduire le nombre de lésions précancéreuses dans les bronches des gros fumeurs (étude sur 73 hommes ayant fumé plus d’un paquet de cigarettes par jour pendant plus de 20 ans).
- Le minéral calcium réduit le risque de cancer du colon chez les personnes à risque. Après une ablation de polypes dans le colon, on observe une récurrence de ceux ci dans 55% des cas, mais chez 12,9% seulement des personnes supplémentées en calcium.
- Le minéral zinc est un acteur de premier plan du système immunitaire : il est impliqué dans des centaines de réactions enzymatiques indispensables à son bon fonctionnement. La carence en zinc est notoirement corrélée à l’élévation du risque de cancer de la prostate, et les taux de zinc sont bas, en général, chez toutes les victimes de cancer.
- Le minéral sélénium est d’une importance capitale dans la prévention du cancer. Plusieurs études portant sur de vastes populations montrent que les taux sériques de sélénium sont inversement proportionnels au taux de cancers du sein, de l’estomac, de l’œsophage, du foie et de la peau. Une étude publiée dans le Journal of the American Medical Association (JAMA) en 1996 montre que la supplémentation avec 200 mcg de sélénium par jour réduit l’incidence globale du cancer de 41% et la mortalité par cancer de 52%.
8- Autres nutriments anti-cancer :
- L’ail (et à un moindre degré ses cousins, les oignons et échalotes) est riche en composés soufrés extrêmement bénéfiques pour la santé, dont les plus importants sont la S-allylcystéine, la S-allilmercaptocystéine et le diallyl sulfide. Des études montrent que la prise d’ail prévient le cancer de l’estomac de manière dose dépendante (plus la consommation est élevée et plus la prévention est efficace). D’après John Pinto, Ph. D., du Sloan-Kettering Cancer Center à New York " il y a de plus en plus de preuves que l’ail et ses dérivés préviennent le développement d’au moins 6 cancers différents (sein, colon, peau, estomac, œsophage et prostate) ". Dans une méta-analyse réalisée en 1997, 19 études sur 20 ont démontré un rôle protecteur statistiquement significatif de la consommation d’ail et d’oignons vis à vis du risque de cancer.
- Le risque de cancer du sein est fortement réduit chez les femmes qui consomment beaucoup de fibres (étude sur 707 femmes en Uruguay). La consommation de fibres décroît aussi le risque de cancer du colon.
- Le thé vert, c’est le thé sous sa forme la plus fraîche, la moins raffinée et la moins industrialisée. C’est ainsi qu’il est consommé en Orient, en quantité importante, souvent à la place de l’eau. Le thé vert contient de formidables antioxydants nommés polyphénols dont certains, les catéchines, sont aussi des anticarcinogènes actifs. Le plus puissant de ces polyphénols, l’epigallocatéchingallate (EGCG) bloque l’effet carcinogène de beaucoup de toxines. Vous noterez que c’est aussi, parmi les polyphénols, le plus puissants des antioxydants. Une étude publiée en 1994 dans le Journal of the National Cancer Institute a montré que les buveurs de thé vert réduisent leur risque de cancer de l’œsophage de 60%. Une autre étude a montré que les femmes japonaises qui boivent du thé vert réduisent leur risque de cancer de l’œsophage de 60%. Les fumeurs japonais buveurs de thé vert réduisent leur risque de cancer du poumon de 45%, ce qui explique que le Japon ait à la fois le plus fort pourcentage de fumeurs du monde développé et le plus faible taux de cancers du poumon ! les polyphénols du thé vert sont particulièrement remarquables parcequ’ils protègent du cancer à tous ses stades : initiation, promotion et progression :
L’extrait de thé vert inhibe le développement de tumeurs causés par les rayons ultraviolets B.
Il inhibe la progression du cancer, dans les études animales, à différents sites : estomac, duodenum, colon, foie et pancréas.
Dans les études animales, l’application d’extrait de thé vert sur des lésions cutanées précancéreuses a empêché qu’elles se développent en mélanomes.
Le thé vert neutralise les nitrosamines, carcinogènes alimentaires qui induisent le cancer de l’estomac.
D’après une étude du Saitana Cancer Center au Japon, le thé vert, lorsqu’il est consommé en quantité suffisante (au moins 10 tasses par jour) diminue radicalement la progression des cancers déjà initiés : les patients atteints de cancers et gros buveurs de thé vert vivent en moyenne 4 ans et demie de plus (hommes) et 6 ans et demie de plus (femmes) que les patients qui en boivent moins de 3 tasses par jour ! peu de traitements conventionnels du cancer peuvent s’enorgueillir d’un tel impact statistique sur la progression de la maladie.
Si l’on considère la totale absence de toxicité du thé vert, son faible coût et ses multiples autres bénéfices pour la santé (antioxydant, prévention des maladies cardiovasculaires, propriétés antivirales, anti-bactériennes et anti-fongiques), on ne peut que conseiller d’inclure le thé vert dans les habitudes alimentaires et la supplémentation.
Le pycnogenol (extrait de l’écorce du pin maritime) et l’extrait de pépins de raisins contiennent des flavonoïdes, les proanthocyanidines, qui sont parmi les antioxydants les plus puissants jamais découverts. Stewart Brown, Ph.D., de l’université de Nottingham en Grande-Bretagne, a montré que les proanthocyamidines, ralentissent la mutation des cellules cancéreuses. Et D.White a montré qu’ils inhibent la création d’un des composés les plus carcinogènes issus du benzoprène dans la fumée de cigarettes.
L’acide alpha-lipoïque est un antioxydant puissant, hydrosoluble et liposoluble, qui est aussi un chélateur des métaux lourds. D’après Richard Passwater, Ph.D., l’acide alpha-lipoïque peut empêcher l’activation des oncogènes (les gènes qui déclenchent le cancer lorsqu’ils sont activés par un carcinogène), en raison de sa capacité unique à pénétrer le cytosol (noyaux cellulaire) où il inhibe le " facteur nucléaire kappa-B ". Le NF kappa-B active les oncogènes sous l’influence des radiations, des ultraviolets ou des radicaux libres.
Le coenzyme Q10 est surtout connu pour réduire la mortalité et améliorer la qualité de vie des patients de maladies cardio-vasculaires. Le CoQ10 est aussi un antioxydant puissant qui pénètre jusque dans les mitochondries les " centrales énergétiques " des cellules. L’intérêt des oncologues pour les CoQ10 fait suite à une petite étude réalisée à Copenhague sur 32 patientes atteintes de cancer du sein. Les patientes reçurent 90 mg de CoQ10 par jour : après plusieurs mois, il y avait rémission partielle des tumeurs chez 10 femmes, et après 2 ans, toutes les patientes étaient encore en vie alors que statistiquement il y aurait dû y avoir au moins 4 décès. Le plus intéressant est que dans deux cas où le dosage fût accru à 300 mg par jour, la tumeur régressa jusqu’à ce qu’elle ne soit plus palpable et devienne invisible à la mammographie. D’après le Dr Knud Lockwood, qui pilotait l’étude, c’était la première fois qu’il assistait à la régression spontanée complète d’une tumeur de 2 cm. Plusieurs autres études sont en cours pour valider ces résultats, et certains résultats préliminaires semblent extrêmement favorables.
Le resveratrol est un antioxydant puissant que l’on trouve surtout dans le raisin rouge et dans le vin qui en est tiré. Le resveratrol est un inhibiteur puissant de l’enzyme CoX-2 qui joue un rôle majeur dans la promotion des cancers d’origine inflammatoire. Dans une expérience réalisée en 1997 à l’université d’Illinois, le resveratrol a permis de réduire de 88% le nombre de souris qui développent des cancers de la peau, et de 98% le nombre de tumeurs sur celles qui en contractent, par rapport aux contrôles, : c’est ce qu’on appelle un bon point de départ pour la recherche !
9- Nouvelles avancées de la prévention :
Certains de ces nutriments mériteront certainement davantage de développements dans un ou deux ans, lorsque d’autres études auront confirmé leur efficacité :
La fucoxanthine est un carotenoïde issu des algues brunes. Dans une étude où des souris reçurent un puissant carcinogène destiné a induire des tumeurs du duodenum, la fucoxanthine a permis de réduire significativement le nombre de souris atteintes et le nombre de tumeurs par souris. Les études in vitro sur des souches cancéreuses humaines confirment ce résultat.
Un isoflavonoïde, la klevitone, semble, dans les études in vitro, avoir aux moins 3 fois plus d’action inhibitrice sur les cellules cancéreuses du sein que la génistéine.
Plusieurs études réalisées à l’université de médecine du Maryland par Abdulkalam Shamsuddin, M.D., Ph.D., ont montré que l’administration d’hexaphosphate d’inositol (IP-6) réduit fortement l’incidence et la taille des tumeurs cancéreuses dans les expériences animales. La recherche in vitro a confirmé ces études.
L’acide procatechuique (PCA) , un acide phénolique courant dans les végétaux comestibles, réduit l’activité des nitrosamines dans l’estomac et inhibe fortement le développement des cancers du colon, du foie, de la vessie et de la bouche chez le rat et le hamster.
L’ acide linoléique conjugué (CLA) est un acide gras que l’on trouve surtout dans la viande et le lait des bovins nourris en herbage et pâturage. Le CLA protège les animaux de laboratoire de l’induction expérimentale du cancer du sein par le MNU, un puissant carcinogène.
L’ acide ellagique est un polyphénol que l’on trouve surtout dans les fraises, les mûres, les framboises et le cassis : il inhibe les cancers induits chimiquement chez les animaux de laboratoires dans les poumons, la peau, le foie et l’œsophage. L’acide ellagique inhibe certains enzymes qui libèrent les éléments les plus toxiques des carcinogènes et il stimule la production de glutathion et d’autres enzymes détoxifiantes. L’acide ellagique protège aussi l’ADN et l’aide a résister aux mutations induites par les carcinogènes. Son efficacité a été démontrée, in vitro et sur des modèles animaux, sur des carcinogènes aussi variés et puissants que les radiations, le tétrachloride, les nitrosamines et l’aflatoxine.
Nous espérons que vous avez compris qu’il ne tient qu’à vous de prendre les mesures nécessaires : éviter les carcinogènes, adopter une alimentation saine et un programme de supplémentation préventif, pour vivre toute votre vie sans jamais rencontrer le cancer. C’est un véritable scandale de dépenser des sommes colossales pour traiter avec un succès très modeste une maladie que des mesures préventives simples et beaucoup moins coûteuses permettraient d’éradiquer. Si l’on considère la situation exactement similaire de l’autre grande cause de mortalité dans les pays développés, les maladies cardiovasculaires, on finit par se demander si la situation actuelle ne fait pas l’affaire de certains groupes d’intérêt et si " l’industrie du cancer " n’est pas devenue, tout simplement, un business comme un autre…
Nous ferons deux remarques pour terminer :
Il existe près de 200 nutriments et phytonutriments dont l’activité antimutagène a été démontrée in vitro. Quelques dizaines ont été testés sur l’animal (ceux que nous évoquons ci-dessus) et quelques-uns uns seulement sur l’être humain. Si l’on considère le fait que ces molécules naturelles, non brevetables, n’enrichiront vraisemblablement jamais aucun laboratoire, il est déjà admirable qu’une telle quantité de travaux ait été effectuée. Le fait que certaines molécules aient été testées sur certaines souches de cellules ou certains sites de cancers ne signifie pas qu’elles soient dénuées d’utilité sur d’autres souches ou dans d’autres sites, et, là encore, l’utilisation simultanée de plusieurs molécules peut certainement apporter une synergie appréciable.
Enfin, cet article ne concerne que la prévention du cancer. Nous n’avons évoqué les propriétés thérapeutiques des nutriments que lorsque la recherche, souvent incidemment, a démontré qu’une molécule ayant une activité préventive (en intervenant contre un carcinogène ou au stade de l’initiation de la maladie) agit aussi à des étapes ultérieures. Certains nutriments ou phytonutriments sont déjà utilisés dans des thérapies alternatives ou comme traitements adjuvants, pour renforcer l’efficacité des thérapies traditionnelles ou pour réduire les " dommages collatéraux " de la chimiothérapie et de la radiothérapie. Cet aspect de la question mériterait bien sûr de plus longs développements. Nous y reviendrons car l’actualité ne manquera pas de le justifier.
Cet article est largement inspiré des idées développées dans l’ouvrage "Dr Gaynor’s Cancer Prevention Program" de Mitchell L. Gaynorr, M.D. (Kensington Publishing Corp., New York, 1999). L’ouvrage contient les références complètes des études citées dans cet article. Le Dr Gaynor est directeur de l’Oncologie Médicale au Strang Cancer Prevention Center, qui est affilié à l’Hôpital de New York.
http://www.nutranews.org/article.php3?id_rubrique=24&id_article=785
Pour en savoir + :
http://www.nutranews.org/theme.php3?id_rubrique=9&idmot=16
Cordialement,
Michel
http://agirpoursasante.free.fr |
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Paul CONFERENCIER
Inscrit le: 11 Jan 2005 Messages: 6432 Localisation: Haute Corse
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Posté le: 25 Fév 2010 15:57 Sujet du message: |
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La pleurote du panicaut, comme tout champignon, renforce le système immunitaire[réf. nécessaire]. Mais selon l'ouvrage Anticancer du psychiatre et chercheur en neurosciences David Servan-Schreiber qui s'appuie sur de nombreuses études, la pleurote du panicaut serait le champignon le plus efficace en la matière, ce qui en fait un des aliments luttant le plus efficacement contre le cancer, mais également contre toute bactérie nuisible ou virus qui "attaque" notre organisme.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Pleurote_du_panicaut
Cordialement,
Michel
http://agirpoursasante.free.fr/ |
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Paul CONFERENCIER
Inscrit le: 11 Jan 2005 Messages: 6432 Localisation: Haute Corse
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Posté le: 25 Fév 2010 16:00 Sujet du message: |
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Les bêta glucanes activent les réponses immunitaires
Champignons et Défense Naturelle
Par le docteur Guanglai ZHANG, docteur en microbiologie
Le système immunitaire défend l'organisme contre les cancers et contre les infections dues aux bactéries, aux virus et aux parasites. Nous le mettons continuellement à l'épreuve. La plupart de ces cellules cancéreuses sont détectées par le système immunitaire, éliminées et expulsées. Quelques-unes cependant, paraissent plus résistantes ou peuvent profiter de la faiblesse du système immunitaire pour prospérer. Les champignons peuvent vous aider à les arréter.
Comment renforcer notre système immunitaire ?
L'immunité naturelle peut être améliorée en apprenant à doser ses énergies, à ne pas se laisser envahir par la fatigue. Les émotions fortes et le stress peuvent également provoquer des maladies ou encore réveiller des germes qui dormaient dans l'organisme. Mais on ne saurait passer sous silence l'apport d'une bonne complémentation alimentaire. Très peu d'aliments possèdent des propriétés immunostimulantes. Pour la plupart les produits alimentaires d'origine animale induisent une immunodépression.
Si certaines plantes présentent des propriétés immunostimulantes, comme l'échinacée ou le lapacho, elles entrent dans la composition de médicaments, et aucune n'est utilisée en tant qu'aliment. Les champignons sont consommés en Chine et au Japon depuis des millénaires à la fois comme nourriture et comme médicaments.
Des champignons, comme le Shiitaké ( Lentinus edodes) , le Maitaké ( Grifola frondosa) , le Reishi ( Ganoderma lucidum) ,ou l'ABM ( Agaricus blazei Murr.), sont des aliments dits immunostimulants. Ils nous aident à nous adapter aux stress psychologiques et environnementaux, à renforcer notre système immunitaire à combattre les attaques de germes et à mieux résister aux épidémies pendant la mauvaise saison. Une prise régulière de ces champignons sous forme de poudre ou de gélules permet de stimuler les réponses immunitaires de l'organisme tout en augmentant sa résistance aux maladies, et dans certains cas de les faire régresser.
Que sont les bêta glucanes ? quel est leur mode d'action ?
De récentes études attribuent leurs effets bénéfiques sur notre santé à la présence de nombreux polysaccharides ( bêta glucane etc.) dans leurs parois cellulaires. Ces polysaccharides sont stables à la chaleur, solubles dans l'eau chaude et ne présentent aucune toxicité étant composés de glucose, lactose, protéine etc. Les bêta glucanes sont des substances naturelles qui se trouvent aussi dans certaines plantes. Les bêta glucanes de champignons n'attaquent pas directement les cellules cancéreuses, mais produisent leurs effets anti-tumeur en activant les réponses immunitaires de l'hôte, en particulier en augmentant l'activité des macrophages. Les macrophages sont des globules blancs qui " mangent ", phagocytent et détruisent les pathogènes comme les bactéries, les levures et les cellules contaminées par des virus. On les trouve en grand nombre dans les muqueuses, spécialement dans les systèmes digestif, urinaire et respiratoire. Ils jouent aussi un rôle important dans le système endothélial réticulaire qui regroupent de nombreuses cellules immunitaires comme dans le foie, la rate et les tissus lymphoïdes. C'est pourquoi les macrophages et autres phagocytes peuvent être considérées comme les boucliers du corps humain.
On a appris récemment que les macrophages stimulés par les bêta glucanes du Shiitaké et du Maïtaké, sécrètent un facteur nécrosant anti-tumeur ou TNF. Le TNF, reconnu comme étant la cytosine primaire produite par les macrophages activés, est une molécule importante pour la défense de l'organisme. Une autre découverte intéressante porte sur l'action des bêta glucanes sur les macrophages, action qui provoque la production d'oxyde nitrique (NO, ou nitric oxide). L'oxyde nitrique est un gaz à radicaux libres qui joue un rôle important dans diverses fonctions, comme la réponse immunitaire, la vasodilatation, la neurotransmission ou l'inhibition de l'agrégation des plaquettes. Les utilisations cliniques des bêta glucanes
L'utilisation des champignons dans la lutte contre les cancers s'est répandue en Chine, en Corée, au Japon, en Russie, USA et Canada. Ces champignons qui possèdent des propriétés anti-tumeurs appartiennent aux Polyporacées, aux Mucronoporacées et à d'autres familles. Au Japon, trois bêta glucanes anti-tumeurs sont déjà mis sur le marché depuis une vingtaine d'années :
Le Lentinane, extrait du champignon Shiitaké pour traiter le cancer de l'estomac ;
Le PSK ou Krestine, extrait du Coriolus versicolor pour traiter les cancers du tube digestif, du poumon, et du sein ;
Le SPG ou Schizophyllan, extrait du Schizophyllum commune pour traiter le cancer de l'utérus
Aux USA, la fraction D du Maïtaké ( Grifola frondosa) a récemment obtenu un IND ( Investigational New Drug Application) du FDA pour conduire une étude pilote de phase II afin de vérifier ses effets sur des patients atteints de cancers avancés du sein et de la prostate. Au Japon la fraction D du Maïtaké est utilisée en traitement complémentaire à la chimiothérapie pour en soulager les effets secondaires et renforcer la réponse immunitaire. Les résultats sont évalués sur la base de la prolongation de la vie, la régression des tumeurs ou des lésions, augmentation des réponses immunitaires et sur les effets secondaires. Une autre application importante s'adresse aux patients atteints d'hépatite B chronique et aux séropositifs atteints d'hépatite B.
Quarante patients qui ont reçu par voie orale 6 grammes par jour de LEM extrait du mycélium de Shiitaké pendant 4 mois, 25% ont passé de HbeAg-positif à anti-Hbe-positif ; 36% pour les patients de l'hépatite chronique. 43% sont devenus séronégatifs pour HbeAg. L'examen du foie a montré une amélioration même chez les patients restés séropositifs. Les bêta glucanes montrent également une certaine efficacité dans le traitement des maladies infectieuses ( virus et bactéries). Conclusion Dans la lutte contre les maladies graves, les bêta glucanes de champignons ont une rôle important à jouer non seulement pharmaceutique mais aussi sous forme d'aliment-santé (complément alimentaire). Ils couvrent un large éventail de fonctions et ne présentent aucune toxicité même à très haute dose.
Le Champignon Hericium ( Hericium erinaceus )
Bon comestible jeune et très rare dans la nature, il pousse sur les chênes, les hêtres et les érables. Consommé depuis des centaines d'années dans la cuisine en Chine et au Japon, ainsi que dans la phytothérapie chinoise, le " Pom Pom Blanc " séché est absorbé sous forme d'extrait par infusion dans de l'eau chaude. Depuis 1991, il fait l'objet de recherches intensives portant sur ses caractéristiques physiologiques, sa composition chimique et ses modes de culture. Il fut d'abord employé dans le traitement de l'hépatite B et pour ses effets hépatoprotecteurs. Parmi ses composants étudiés, une nouvel acide gras montre une action très vive contre les cellules Hela, et des dérivés phénoliques, appelés erinacines E,F et G, qui déclenchent la synthèse du N.G.F., Neuronal Growth Factor, facteur de croissance essentiel des cellules nerveuses et rétiniennes. Il intervient également sur les cellules immunitaires et la synthèse des hormones stéroïdiennes.
Des quinze polysaccharides isolées, cinq présentent une activité anti-cancer contre le Sarcome 180 des souris. Il est prouvé que ses composants sont efficaces dans le traitement des ulcères, des inflammations et les tumeurs du tube digestif. Le N.G.F. apparaît de plus en plus comme le facteur de régénérescence des neurones, et en particulier des neurones de la base du cerveau. L'hericium accroît considérablement le taux de N.G.F. qui améliore la mémoire, première faculté déficiente dans la maladie d'Alzheimer. Le N.G.F. retarde la dégénérescence rétinienne, principale cause de cécité dans les pays industrialisés et qui frappe près de 25% des personnes de plus de 80 ans.
Le Champignon Maïtaké ( Grifola frondosa )
Contrairement au Shiitaké ( Lentinus edodes ) qu'on rencontre exclusivement dans les forêts asiatiques, le Maïtaké ( Grifola frondosa ) est un champignon de nos forêts. Connu sous le nom de " Poule des bois " ou " Polypore en touffe ", cet excellent comestible assez rare pousse au pied des chênes et des charmes. Au Japon où il se développe naturellement dans le nord-est, le Maïtaké est surnommé " le roi des champignons ". Dans la phytothérapie japonaise traditionnelle, il est utilisé depuis des siècles pour préserver sa santé, se maintenir en forme et accroître sa longévité. Les herboristes autrefois échangeaient ce champignon pour son poids d'argent-métal.
Le Maïtaké est extrêmement sensible aux variations climatiques ce qui en a très longtemps empêché la culture commerciale. Les études et les recherches montrent que le Maïtaké possède les vertus thérapeutiques les plus prometteuses contre la fatigue, l'hypertension, l'obésité, le diabète, l'excès de cholestérol et les cancers. Le Maïtaké a une très forte teneur en un composé polysaccharidique spécifique appelé bêta 1-6 glucane, que les chercheurs considèrent comme l'un des plus puissants immuno-stimulants. Autre propriété intéressante, il peut absorbé par voie orale en gardant toute son efficacité. Les recherches ont démontré que le bêta 1,6 glucane du Maïtaké active différentes cellules du système immunitaire : lymphocytes T ,macrophages et cellules tueuses ces dernières attaquant directement les cellules cancéreuses qui forment la tumeur.
La fraction D du Maïtaké est particulièrement riche en bêta 1-6 glucane ; cette fraction est extraite au moyen d'eau chaude. Au cours de tests sur des animaux, la fraction D a protégé 90% des sujets d'un carcinogène puissant (100% des sujets non traités ont développé un cancer du foie). Des essais sur l'homme réalisés au Japon, ont provoqué la régression de tumeurs et d'importantes améliorations symptomatiques dans plusieurs formes de cancer ; les meilleurs résultats sont obtenus sur les cancers du sein et de la prostate.
De fait la fraction D a récemment obtenu, au USA, un IND (Investigational New Drug Application ) du FDA pour conduire une étude pilote de phase II afin de vérifier ses effets sur des patients atteints de cancers avancés du sein et de la prostate. Au Japon, le bêta 1,6 glucane du Maitaké est utilisé pour des traitements complémentaires pour soulager les malaises consécutifs à la chimiothérapie. Aucune intoxication n'a jamais été rapportée.
Effets immunostimulants
Les polysaccharides ( ou bêta 1,3 et 1,6 glucane ) des champignons n'attaquent pas directement les cellules cancéreuses, mais produisent leurs effets anti-tumeur en activant les réponses immunitaires de l'hôte, en particulier en augmentant l'activité des macrophages. Les macrophages sont les globules blancs qui " mangent " et détruisent les pathogènes comme les bactéries, les levures et les cellules contaminées par des virus. On les trouve en grand nombre dans les muqueuses, spécialement dans les systèmes digestif, urinaire et respiratoire. Ils jouent aussi un rôle important dans le système endothélial réticulaire, système de cellules immunitaires groupées dans le foie, la rate et les tissus lymphoïdes. C'est pourquoi les macrophages et les autres phagocytes peuvent être considérés comme les boucliers protecteurs du corps humain.
L'activation du système immunitaire aide l'organisme à se protéger contre la grippe, le rhume et toutes sortes d'infections. Il est bien démontré actuellement que les polysaccharides de nombreux champignons comme le Shiitaké ( Lentinus edodes ), le Maitaké ( Grifola frondosa ), l'Enokitaké ( Flammulina velutipes ), le Reishi ( Ganoderma lucidum ) etc. ont une réelle capacité à stimuler le système immunitaire.
Le Champignon Reishi (Ganoderma lucidum )
Le champignon Reishi ( Ganoderma lucidum) est à rapprocher du Shiitaké ( Lentinus edodes). De goût amer il fut utilisé à l'origine en tisane, en comprimés ou capsules. Il contient des vitamines B incluant l'acide pantothénique essentiel pour les nerfs et les glandes surrénales ainsi que les vitamines C, D, du calcium, du fer et du phosphore. Plusieurs polysaccharides du Reishi ont exercé chez l'animal une activité anti-tumeur et immunostimulante. Par exemple le bêta-D-glucan, un composant du Reishi, agit contre Sarcome 180 des souris. Un autre polysaccharide du Reishi s'est révélé capable de stimuler les cellules macrophages ( globules blancs) et de produire le facteur nécrosant de la tumeur, ainsi que un certain nombre d'interleukines. Les premières études montrent que les polysaccharides du Reishi peuvent être efficace pour les personnes séropositives. Comme le Maitaké et le Shiitaké, le Reishi peut aider à prévenir l'évolution du HIV vers le sida en renforçant les cellules T de l'organisme, selon l'Institut National du Cancer du Japon. De plus il est prouvé que le Reishi peut être bénéfique pour le cur. Une étude indique que les extraits de Reishi réduisent le taux de cholestérol et abaissent la tension artérielle. En complément alimentaire, le Reishi est réputé efficace chez les patients atteints de maladies cardiaques présentant des symptômes tel que palpitations, douleurs et oedèmes. Un autre groupe de constituants actifs du Reishi, appelés triterpénoïdes ou acide ganodérique, a une structure semblable aux hormones stéroïdes. Ces constituants ont présenté des effets anti-allergique quoique le mécanisme de ces effets demeure inconnu.
Le Champignon Panicaut (Pleurotus eryngii )
Le Pleurote du Panicaut ( Pleurotus eryngii ),appelé aussi " argouane ", est l'un des plus savoureux champignons sauvages, mais aussi le plus rare des pleurotes ; il est lié à une plante ombellifère, le chardon Panicaut ( Eryngium campestre et E. maritimum ), qui n'existe que dans les vieilles prairies non traitées, surtout sur terrains calcaires. C'est un habitat en voie de disparition qu'on rencontre essentiellement dans les régions du centre et de l'ouest de la France. Cet excellent champignon par sa richesse en fibres, en stérols végétaux, en protéines, oligo-éléments et sa faible valeur calorique, accompagne les régimes de prévention des maladies cardio-vasculaires. Il est capable de synthétiser la " mévinoline " naturelle, le puissant inhibiteur du HMG-CoA réductase dans la bio-synthèse de cholestérol. En deux mois, un apport de 4 g du pleurote en poudre, ramène au dessous de 40% le taux de cholestérols LDL dans le sang, soit un résultat rivalisant avec les meilleurs médicaments disponibles. Les polysaccharides extraits du Pleurote se sont révélés propres à renforcer l'activité du système immunitaire.
Références
Maïtaké
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Hericium
1. Ginns J. 1985. Hericium in North America: cultural characteristics and mating behavior. Can .J. Bio., 63, 1551-1563 2. Kawagishi H. et al. 1989. A novel fatty acid from the mushroom Hericium erinaceum. Agr. Biol. Chem. 54 ( 5 ), 1329-1331 3. Kawagishi et al. 1996. Erinacines E, F, and G, stimulation of nerve growth factor ( NGF) synthesis from the mycelia of Hericium erinaceum. Tetrahedron Lett. 37 (41), 7399-7402 4. Mizuno T. 1995. Yamabushitaké, Hericium erinaceum : bioactive substances and medicinal utilization. Food Rev. Intern, 11 (1), 162-173 5. Mizuno T. et al. 1992. Antitumor active polysaccharides isolated from the fruiting body of Hericium erinaceum, an edible and medicinal mushroom called yamabushitaké or houtou. Biosci. Biotech., 52(2),347-348 6. Mizuno T. 1999. Bioactive substances in the Hericium erinaceum (Bull.Fr) Pers. ( Yamabushitaké) and its medical utilisation. Inter. J. Medicinal Mushroom. Vol (1) N2 7. Okamoto K., et al. 1993. Antimicrobioal chlorinated oricinol derivates from mycelia of Hericium erinaceum. Phytochemistry, 34(5),1445-1446
Reishi
1.He L., Dai et al. 1994. Anti-carcinogenic activity of the extrct from cultured fruiting body of G.lucidum. Chin. J. Food Hyg., 6(3), 1-2 2. He L. et al.1994. Anti-mutagenic of cultured fruiting body of G. lucidum. Chin. J. Food Hyg. 6(2), 1-4 3.Lei L. S. et al. 1992. Effect of Ganoderma lucidum polysaccharides on T-cell subpopulations and production of interleukin-2 in mixed lymphocyte response. Acta Pharmacol Sin., 27, 331-335 4. Mizuno T. 1997. "Antitumor mushrooms" -Ganoderma lucidum, Grifola frondosa, lentinus edodes, and Agaricus blazei. Gendi-shorin, Toyko. 188 p
Pleurote du Panicaut
1.Bajai Z. et al. 1977 . Role of oyster mushroom (Pleurotus florida) as hypercholesterolemic-antiather ogenic agent . J. Exper Biol, 35 ( 10 ), 1070-1075 2.Bano Z. et al. 1988. Pleurotus mushrooms. Part II. Chemical composition, nutritional value, postharvest physiology, preservation and role as human food. Crit Rev, Food Sci Nutr. 27( 2 ) 87-158 3.Bobek P. et al. 1991. Cholesterol lowering effet of oyster mushroom Pleurotus ostreatus in hereditary hypercholesterolemic rats. Ann Nutr Metab. 35 (4), 191-195 4.Bobek P. et al. 1991. Effect of oyster fungus Pleurotus ostreatus on serum and liver lipids of Syrian hamsters with a chronic alcohol intake. Physiol Res. 40(3),327-332 5.Gunde-Cimerman N. et al. 1995. Pleurotus fruiting bodies contain the inhibitor of HMG CoA reductase-lovastatin. Exper Mycol, 19(1), 1-6 6.Gunde-Cimerman N.et al. 1993. Screening fungi for the production of an inhibitor of HMG CoA reductase: production of mevinolin by the fungi of the genus Pleurotus. FEMS Microbiol Lett, 111 (2-3), 203-206 7.Khanna et al. 1993. Role of mushroom Pleurotus florida as hypercholesterolemic agent/hypolipemic agent. Ind. J .Exper Bio, 31(6), 567-568
Cordialement,
Michel
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Paul CONFERENCIER
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Posté le: 21 Mar 2010 10:03 Sujet du message: |
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Une hormone de croissance augmente la mortalité par cancer
Les hommes qui présentent des taux élevés d’IGF-1, une hormone de croissance, ont deux fois plus de risque de mourir d’un cancer selon une nouvelle étude américaine.
Aline PÉRIAULT
Des chercheurs américains viennent de montrer que chez les hommes de plus de 55 ans, des taux élevés d’IGF-1 (insuline-like growth factor) sont associés à une mortalité par cancer accrue.
L’IGF-1, c’est le bras armé de l’hormone de croissance, une protéine qui stimule la prolifération de toutes les cellules. Elle est importante pour la croissance et le développement des jeunes enfants et les adolescents. Cependant, elle peut aussi accélérer le développement de cancers latents et empêcher les défenses cellulaires de supprimer des cellules précancéreuses.
Jacqueline Major et ses collègues de l’université de Californie ont voulu vérifier s’il existait un lien entre le taux d’IGF-1 et la mortalité par cancer (1). Les chercheurs ont recruté 633 hommes de plus de 55 ans qu’ils ont soumis à un dosage d’IGF-1 et ont suivi pendant 18 ans. Au cours du suivi 74 volontaires sont morts d’un cancer. Les chercheurs ont alors mis en évidence que ceux qui avaient les taux d’IGF-1 les plus élevés au début de l’étude avaient plus de risque de mourir d’un cancer. Le risque de cancer mortel était 82 % plus élevé pour les volontaires qui affichaient un taux d’IGF aux alentours de 100 ng/mL.
« Cette augmentation de la mortalité par cancer chez les hommes avec les taux les plus élevés d’IGF-1 ne pouvait pas être expliquée ni par l’âge, ni par le poids ni par le mode de vie », souligne Jacqueline Major.
Déjà dans une étude publiée en 2008, des chercheurs avaient découvert une association entre les taux sanguins d'insulin-like growth factor-1 et la probabilité qu’un homme soit diagnostiqué avec un cancer de la prostate (2). Les chercheurs avaient conclu que les hommes qui présentent les taux d’IGF-1 les plus élevés voient leur risque de cancer augmenté de 40%.
Les taux d’IGF-1 sont influencés par de nombreux facteurs. Ils peuvent avoir une origine génétique ; ils peuvent aussi être programmés par des événements intervenus dans la vie utérine ou dans la petite enfance. L’alimentation module aussi le taux d’IGF-1. De nombreuses études mettent en avant le fait que la consommation de laitages entraîne une augmentation du taux d’IGF-1 et du risque de cancer (lire l’article Dans le lait, une soupe d’hormones suspectes).
(1)Major JM, Laughlin GA, Kritz-Silverstein D, Wingard DL, Barrett-Connor E. Insulin-Like Growth Factor-I and Cancer Mortality in Older Men. J Clin Endocrinol Metab. 2010 Jan 15.
(2)Roddam AW, Allen NE, Appleby P, Key TJ, Ferrucci L, Carter HB, Metter EJ, Chen C, Weiss NS, Fitzpatrick A, Hsing AW, Lacey JV Jr, Helzlsouer K, Rinaldi S, Riboli E, Kaaks R, Janssen JA, Wildhagen MF, Schröder FH, Platz EA, Pollak M, Giovannucci E, Schaefer C, Quesenberry CP Jr, Vogelman JH, Severi G, English DR, Giles GG, Stattin P, Hallmans G, Johansson M, Chan JM, Gann P, Oliver SE, Holly JM, Donovan J, Meyer F, Bairati I, Galan P. Insulin-like growth factors, their binding proteins, and prostate cancer risk:analysis of individual patient data from 12 prospective studies. Ann Intern Med. 2008 Oct 7;149(7):461-71, W83-8.
http://www.lanutrition.fr/Une-hormone-de-croissance-augmente-la-mortalité-par-cancer-a-4246.html
Cordialement,
Paul
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Paul CONFERENCIER
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Posté le: 21 Mar 2010 10:24 Sujet du message: |
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REGIME A OBSERVER DURANT LE PROTOCOLE DE PREVENTION ACTIVE DU CANCER
Le régime à observer au cours du protocole de prévention active du cancer ne peut être négligé. Il a autant d’importance dans la prévention de la dégénérescence cancéreuse et artérielle qu’il en a dans sa survenu où il intervient pour 40% chez l’homme et 60% chez la femme (Pr G. Mathé).
Il comporte une restriction alimentaire avec réduction des matières grasses, du sucre et du sel.
La restriction alimentaire implique un jeûne relatif destiné à induire dans
l’organisme un état d’acidification incompatible avec le métabolisme des
cellules cancéreuses. Son observance peut être difficile les premiers jours.
Cette considération du Pr Walford sur l’importance du jeûne intermittent peut aider :
Les expériences sur les animaux ont permis de constater que la formation de cancer entre les sujets normalement alimentés et ceux soumis à un régime de restriction régressait de 50 à 13%. Déjà efficace à elle seule, cette restriction temporaire majore l’effet de la médication.
Elle implique de réduire d’un tiers la ration alimentaire habituelle pour obtenir en trente jours une diminution du poids corporel diminution du poids corporel de l’ordre de 3%. Dans ce but, ne prendre qu’un repas complet et une collation chez les sédentaires. Chez les personnes âgées de plus de 65 ans, limiter la perte de poids à 1% en deux semaines et renouveler la procédure après six mois.
Aliments préconisés :
Les crucifères (chou, chou-fleur, chou-rouge, brocoli), ail, persil, préparations vinaigrées. Nous insistons sur le brocoli en haute teneur en soufre. Le soufre étant un puissant anti cancéreux.
Aliments autorisés :
Poissons maigres, viandes maigres cuite au gril, légumes rouges, légumes cuits, salade verte, crudités, fromage blanc maigre, yaourt nature (au lait de brebis de préférence).
Aliments à consommer avec modération :
Pain complet, céréales complètes, riz complet, pâtes, soupes de légumes peu salées, lentilles, pois, oignons, artichauts, pomme de terre, champignons, fromages maigres non salés, compotes non sucrées, lait écrémé.
Aliments interdits :
Tous les aliments fumés, gras (charcuterie, sauces, mayonnaise, vinaigrette, frites, chips), salés, sucrés (pâtisseries, viennoiseries, glaces, confitures, sodas, limonades, chocolat) et les conserves à l’exception des surgelés.
Boissons :
Eau du robinet ou eau adoucie remplacées par de l’eau de source de préférence riche en silicium et sélénium (exemple : eau de Châtelguyon et de la Roche Posay), vin rouge à haut degré (1/4 de litre ou plus selon poids), chicorée, ginseng ou thé vert en substitution au café qui est réduit ou supprimé, infusions non sucrées.
Préparation culinaire :
Sont limités à l’indispensable :
le sel (sel marin non raffiné), le sucre (sucre de canne), l’huile (huile d’olive vierge ou à défaut, huile de germe de blé ou de soja), les matières grasses (beurre frais ou margarine non hydrogénée à l’exclusion des fritures et graisses cuites), le poivre (substitution par condiments : ail, oignon, persil, vinaigres non colorés, thym, sauge, menthe).
Exclure le barbecue, la surchauffe en auto cuiseur, les aliments comportant des colorants ou pesticides, les présentations en emballage plastique de contact, les barquettes en aluminium.
Durée minimale du repas de trente minutes ; en cas de fringales dans la journée, consommation d’un fruit. C’est à cette occasion que l’on peut consommer un fruit dit acide : orange par exemple. Jamais de fruit dit acide le matin à jeûn.
Hygiène d’accompagnement :
Au cours de la procédure préventive, respecter une hygiène de vie comportant, pour les sédentaires, une activité physique modérée quotidienne (une heure de marche en forêt, campagne, bord de mer, avec exercices respiratoires profonds) et, pour les fumeurs, l’abstention si le sevrage est facile et sans accroissement de l’appétit et du poids (dans le cas contraire, éviter l’inhalation de la fumée par usage de la pipe, du cigare et la préparation personnelle de la cigarette, en aidant la réduction tabagique par mastication de gomme à la nicotine).
En résumé:
- A EVITER:
La consommation de sucre et de sel.
Les aliments riches en cholestérol, les viandes crues et grillées, charcuteries, pâtisseries, conserves…
Le don du sang, les traitements à la cortisone et ses dérivés qui stimulent les divisions cellulaires.
Le tabac, l’alcool, la sédentarité.
- A RECHERCHER:
Tout ce qui favorise la respiration et l’oxygénation de l’organisme, en particulier les promenades en forêt. L’exercice musculaire.
Consommation de fruits acides.
Consommation de légumes: Brocoli, chou, chou fleur…
La prise quotidienne d’Orthoplasiants: (substances favorisant le développement des cellules normales): Vitamines, C, A, E, B Magnésium, oligo-éléments, Sélénium, Aspirine, Beta-carotène, Flavonoïde...
En résumé:
Protocole de Prévention Active du cancer - Dr André Gernez
Si vous faites ça chaque année, vous vous prémunissez vis-à-vis du cancer.
Sachant qu'il vaut mieux prévenir que guérir, la connaissance de ce précieux protocole est véritable cadeau!
Durée: 30 jours – De préférence, au début du Printemps.
A) Pendant 20 jours:
Mise en acidose
Réduction de la ration alimentaire quotidienne
Recherche de tout ce qui favorise la respiration et l'oxygénation de l'organisme
Consommation de légumes et de fruits acides
Prise quotidienne de vitamines (A, B, C, E), magnésium, sélénium, oligo-éléments, aspirine, béta-carotène, flavonoïde.
B) Les 10 derniers jours:
Chasse terminale des micro-cancers à l'aide d'un antimitotique léger.
L'on évitera la consommation de sucre et de sel, les aliments riches en cholestérol, les viandes crues et grillées, le tabac, l'alcool, la sédentarité, le don du sang, les traitements à la cortisone et ses dérivés, qui stimulent les divisions cellulaires.
http://cancer-soinsalternatifs.over-blog.net/article-32866585.html
Cordialement,
Paul
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Paul CONFERENCIER
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Posté le: 08 Avr 2010 14:00 Sujet du message: |
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VITAMINE C et CANCER
Une conférence de Gabriel Dufils
Pourquoi cet exposé ?
Informer, pour bien comprendre et mieux préserver sa bonne santé.
Toutes les informations contenues dans cet exposé ne sont pas destinées à diagnostiquer, soigner, guérir, traiter une quelconque maladie, elles ont un but éducatif.
Les coordonnées des études utilisées dans cette présentation sont précisées dans les ouvrages cités en référence.
Comment la vitamine C aussi universelle et peu onéreuse est elle associée au Cancer ?
C'est ce que nous allons développer ici.
L'histoire de la Vit C face au cancer est une triste illustration de la façon dont fonctionnent nos sociétés humaines et l'industrie médicale en particulier face à des innovations qui ne multiplient pas les profits pour les puissances financières en place.
Si une découverte peut enrichir l'industrie pharmaceutique et médicale en place, elle sera diffusée avec faste et insistance en ne valorisant que les cotés positifs.
Ces innovations sont protégées par des brevets : ce sont des sources de profits pour leurs promoteurs. Tout va bien.
Si un remède nouveau n'apporte aucune source de profit au système pharmaceutique elle devient dangereuse.
Car en améliorant la santé publique, elle va diminuer la demande en médicaments en vente sur le marché, donc diminuer les profits et bouleverser les rentes boursières.
C'est le cas par exemple des remèdes nutritionnels naturels qui ne peuvent être brevetés.
Ainsi toutes les applications de la Vit C autres que celle de combattre le scorbut ne sont pas accueillies favorablement par l'industrie médicale car elles entrent sérieusement en concurrence avec des médicaments très rentables.
Il n'est pas question pour ces industriels de laisser promouvoir ces utilisations.
Depuis cinquante ans, chaque découverte où étude concernant la Vit C a fait l'objet de barrages ou de dénigrements pour restreindre son utilisation.
C'est : l'histoire de la Vit C
1 : HISTOIRE DE LA VITAMINE C .
Définition d'une Vitamine :
Le polonais Casimir FUNK introduisit en 1912 la notion de vitamine
C'est une substance indispensable au fonctionnement de l'organisme.
Celui ci ne peut la fabriquer, il doit la recevoir de l'extérieur par l'alimentation.
En 1747 le Médecin anglais James LIND démontre que le citron et les oranges peuvent prévenir et guérir le scorbut. Mais on ne sait pas quelle substance agit ni comment ?
En 1753 il publia sa découverte.
Il faudra attendre 40 ans pour que sa découverte soit appliquée, d'abord par l'armée, en emportant des citrons à bord des navires militaires (1795 ) puis encore 70 ans de plus pour les navires civils (1865)!
En 1906 soit un siècle et demi plus tard on en sait toujours pas plus sinon qu'il y a une substance hydrosoluble ( soluble dans l'eau ) dans la majorité des fruits et légumes qui prévient du scorbut.
En 1907 deux chercheurs découvrent que les cobayes sont aussi susceptibles au scorbut
entre 1926 et 1928 un chercheur Hongrois Albert SZENT-GYÖRGYI isole en Angleterre et ensuite aux Etats Unis, à partir de glandes surrénales puis du paprika un agent anti oxydant, La substance extraite est appelée, acide hexuronique.
En 1932 aux Etats Unis en collaboration avec d'autres chercheurs, il démontre que cette substance guérit du scorbut les cobayes.
Avec le chimiste anglais W. HAWORTH ils déterminèrent la formule chimique de cet acide hexuronique, C6H8O6
Ils le baptisèrent alors : Acide ASCORBIQUE, c'est à dire " sans scorbut " en latin
Cette découverte vaudra à SZENT-GYÖRGYI un prix NOBEL en 1937
En 1933 la première synthèse de l'acide L-ascorbique est réalisée par le polonais Tadeus REICHSTEIN (1897-1996) en Suisse à partir du glucose
La Vit C fut utilisée en injection intra-veineuse dès les années 1935 par Fred KLENNER pour traiter les maladies virales, notamment la grippe et les hépatites.
en 1949 Fred KLENNER décrit des cas de guérison de poliomyélite en utilisant de la Vit C en I.V. Fred KLENNER est un des principaux pionniers dans l'utilisation de la Vit C.
La plupart des recherches et découvertes sur la Vit C ont été faites entre 1934 et 1940. Ces nouvelles applications de la Vit C sont restées confidentielles et sont toujours ignorées, voire dénigrées par le monde médical officiel aujourd'hui. 70 ans après ! ( voir l'histoire de LIND )
Dès les années 1950 le médecin canadien W. Mc Cormick observe que les lésions du cancer et du scorbut en phases terminales se ressemblent beaucoup, ceci l'oriente vers une utilisation de la Vit C pour soigner le cancer.
Mc Cormick, émet l'hypothèse que le cancer serait du à une déficience du collagène par manque de Vit C.
Dès 1966 le chirurgien Ecossais CAMERON mesure statistiquement le bénéfice de la Vit C chez les cancéreux. En 1971 il rejoint Linus PAULING en Californie.
Ensuite grâce à la notoriété et à l'opiniâtreté de Linus PAULING, les bienfaits de la Vit C commencent à être diffusés vers le public aux Etats UNIS à partir des années 1970.
En 1970 il publie un ouvrage grand public " La Vit C et la grippe "
D'autres chercheurs ont travaillé pour promouvoir la Vit C
Irwin STONE publie en 1972 " the healing factor : Vit C against desease ", un ouvrage pour décrire les propriétés de la Vit C. Irwin STONE sera l'initiateur de PAULING
Abram HOFFER travaille depuis 50 ans au Canada pour promouvoir la médecine dite Orthomoléculaire. ( avec vitamines, minéraux, protéines, acides gras, extraits naturels et autres…)
Hugh RIORDAN et son équipe ( Kansas )continue actuellement les recherches sur l'utilisation des fortes doses en I.V.
La Vit C continue de faire l'objet de multiples recherches de par le Monde.
On dénombre plus de 20.000 articles scientifiques sur son sujet
Depuis 1960 de nouveaux procédés de production de la Vit C à grande échelle, ont été mis en œuvre par les Chinois, utilisant la biotechnologie des fermentations
Les opposants à la VitC ont multiplié les études pour essayer de démontrer l'inutilité de la Vit C pour soigner le cancer, toutes leurs tentatives ont échoué d'un point de vue scientifique, mais ils ont réussi a empêcher son utilisation à grande échelle.
2 : PAULING ET LA VITAMINE C .
Linus PAULING n'a pas été le premier à suggérer que la Vitamine C pouvait être bénéfique pour lutter contre le cancer, mais il a été certainement le plus célèbre à promouvoir son utilisation.
Linus PAULING est un Chimiste américain né en 1901 qui obtint un prix Nobel de chimie en 1954 pour ses études sur la structure des protéines et les phénomènes d'oxydo-réduction
Il obtient un second prix nobel ( de la Paix ) en 1963 pour son action pour la cessation des essais nucléaires dans l'atmosphère qui ont pollué gravement en radioactivité tout l'hémisphère nord de la planète pour des décennies voire des siècles et qui sont responsables de la mort par cancer de plusieurs dizaines de milliers de personnes.
dès 1969 il crée un institut de recherche en Californie consacré à la Vit C et à la nutrition
Dès les années 1970, l'utilisation à haute doses en Intra veineuse chez les cancéreux a été faite en collaboration avec Ewan CAMERON un chirurgien Ecossais.
pendant plusieurs décennies ils poursuivent et publient leurs recherches
Ceux ci ont eu les pires difficultés à voir les résultats de leurs recherches reconnus et c'est essentiellement grâce à la notoriété de PAULING que celles ci ont pu être diffusées
PAULING suggéra et démontra que des hautes doses de Vit C en concert avec d'autres thérapies augmentaient la survie et surtout la qualité de vie des cancéreux.
En 1982 l'Académie Nationale des Sciences Américaine a admis que la Vit C pouvait être utile dans la prévention du cancer
En septembre1990 le NCI, L'Institut National du Cancer américain organisa un symposium sur " les relations entre La Vit C et le Cancer " à Bethesda dans le Maryland
Au cours de ce meeting 40 publications ont été présentées par 130 chercheurs venus du monde entier.
La démonstration du bien fondé des recherches et les affirmations de PAULING fut faite. Il avait 89 ans !
PAULING s'éteindra en Californie à l'âge de 93 ans en 1994
3 : CARACTERISTIQUES de la Vitamine C :
Parmi les mammifères vivants les êtres humains avec les primates et les cobayes sont presque les seuls à ne pas pouvoir fabriquer de la Vitamine C
Il leur faut se procurer cette substance vitale par l'alimentation
Les mammifères comme la chèvre où le chien peuvent fabriquer jusqu'à 20 g/j ( pour 75 kilo de poids ) de vitamine C en cas de stress, d'infection ou de blessure.
Ils fabriquent la Vit C à partir du glucose dans le foie grâce à des enzymes que les humains ne possèdent pas. ( la gulanolactone-oxydase ) ceci a été démontré par J.J. BURNS en 1959
La Vit C est une molécule organique composée d'atomes de carbone d'hydrogène et d'oxygène
La formule chimique brute est C6-H8-O6 appelée acide L-ascorbique (L pour levogyre)
La Vit C est une vitamine soluble dans l'eau ( hydrosoluble ) très dispersée dans tout l'organisme
Elle est absorbée principalement à travers l'intestin grêle
On estime à environ 1,5 g ( 1500mg ) la quantité moyenne présente dans le corps. (75 kgs )
La vitamine C est présente en forte concentration dans les globules blancs, dans l'œil, dans l'hypophyse, les capsules surrénales, dans le cerveau, (10 fois la concentration du plasma et principalement dans les neurones), dans le mucus des bronches, les reins, le foie, la rate, le pancréas, le cœur,
Ces organes représentent des sites de stockage de la vit C pour l'organisme
Au contraire les concentrations les plus faibles se trouvent dans la salive et le sérum
La Vit C est captée en priorité par les globules blancs chargés de lutter contre l'inflammation et l'élimination des éléments pathogènes
C'est dans les années 1970 que l'on a découvert que la Vit C était nécessaire aux Globules blancs pour phagocyter les bactéries et les virus
Les globules blancs ont une concentration intracellulaire en Vit C de 20 à 50 fois supérieure à celle du plasma sanguin.
Ils doivent accumuler cette Vitamine pour être opérationnels : ( pour avoir un index de phagocytose élevé)
la Vit C accroît notablement la durée de vie des globules blancs
Le plasma sanguin a une concentration nominale de 8 à 14 mg/l pour cela une prise quotidienne fractionnée de 100 à 150 mg semble suffisante en condition normale
La Vit C a une demi vie biologique estimée entre 16 et 20 jours, plus la dose ingérée est faible plus elle est retenue par l'organisme, elle peut même dans de bonnes conditions être en partie recyclée, ce qui allonge le temps de présence dans l'organisme.
Pour faire monter le taux sanguin il faut des apports importants :
pour multiplier le taux par deux il faut en absorber 10 fois plus,
soit : 1g à 1,5 g/j à 20mg/l sang (fractionné en 4 fois toutes les six heures )
soit : 10g/j à 40mg/l sang (fractionné en 4 fois toutes les six heures )
L'excédent de Vit C est éliminé au fur et à mesure par les urines, et le transit intestinal.
il n'existe pas d'hypervitaminose.
PAULING estime que pour une ingestion quotidienne entre 1 et 2 gr, les trois quarts sont retenus par l'organisme.
la consommation de l'organisme augmente en fonction du stress, de blessures à cicatriser ou du besoin de défense ou de nettoyage du système immunitaire.
Quantité mesurée de Vit C en µg dans 100 millions de globules blancs :
Saturation : 63 µg (150mg/j et plus) --- valeur nominale : 32 µg (50mg/j)
cancer : 18 µg --- Cancer+chirurgie : 12 µg --- cancer+chir.+radiothér. : 8 µg
Cancer+chir.+radioth.+chimio : 3 µg
Plus l'organisme est malade mieux il absorbe des doses importantes de vit C.
Les doses pour parvenir à la saturation seront dans son cas plus élevées que pour une personne saine.
La Vit C a une structure moléculaire proche de celle du glucose et elle est en concurrence avec cette dernière pour pénétrer dans les cellules.
Plus il y a de glucose dans le sang moins il sera facile à la Vit C de pénétrer dans les cellules
et vice versa
Un taux sanguin de glucose de 120 ( 120mg/dl 80 < norme < 110 ) réduit de 75 % l'index de phagocytose (¼ de l'activité)
4 : PROPRIÉTÉS de la Vit C pour le fonctionnement normal de l'organisme :
On pourrait comparer l'importance de la Vit C pour le bon fonctionnement de l'organisme à celle des lubrifiants pour la bonne marche d'un moteur.
Elle est présente partout et intervient dans presque tous les processus biochimiques dans l'organisme.
Elle protège des effets néfastes des radicaux libres ( effet anti-oxydant )
La Vit C est la pierre angulaire de tout protocole anti-oxydant elle est très polyvalente comme anti-oxydant
elle agit en synergie avec la Vit E ( soluble dans les graisses)
et d'autres anti-oxydants ( polyphénols, bioflavonoides … ) pour multiplier leurs efficacité notamment dans la protection de l'oxydation des graisses.
La Vit C catalyse la synthèse du collagène dans les ribosomes des cellules à partir des acides aminés proline et lysine ( à réaction d'hydroxylation ajout d'un OH )
le collagène est une protéine, elle représente 30% de toutes les protéines du corps.
Le collagène maintient la cohésion des cellules entre elles et constitue une armature pour les tissus mous ( C'est une charpente souple )
Il entre dans la composition de la peau, des os, des dents, du cartilage
( importance pour la solidité et souplesse des parois artérielles )
Le collagène participe à la reconstruction du tissu conjonctif cicatriciel
Il joue un rôle central pour la cicatrisation des blessures et des plaies
La Vit C participe au développement du système nerveux en particulier des cellules gliales (cellules assurant la protection et la nutrition des cellules nerveuses )
Elle participe à la synthèse d'hormones, de stimulines et de neurotransmetteurs (catécholamines ) (corticoides et adrénaline dans les capsules surrénales )
( myèline) dopamine ( production de sérotonine pour la pensée et la décontraction ) (importante dans les suites d'anesthésie )
Elle stimule la production de composants immunitaires pour protéger l'organisme contre les infections, les virus et les cellules dégénérées.
Elle a un effet anticoagulant
Elle participe avec le fer à la synthèse de la carnitine à partir de la lysine dans le foie
La carnitine intervient dans la production de l'énergie musculaire
Elle stimule le relâchement d'oxyde nitrique NO qui relaxe les parois des vaisseaux et des capillaires ( effet vasodilatateur et ainsi hypotenseur)
Elle améliore la vasodilatation, la souplesse des parois et leur résistance
Elle protège le cholestérol LDL de l'oxydation
Elle intervient pour la conversion du cholestérol en acides biliaires dans le foie, pour son élimination via les intestins
Elle maintient le stockage des graisses dans le tissu adipeux pour prévenir les maladies cardiaques
Elle permet de neutraliser certains polluants ( alcool, pesticides hydrocarbures aromatiques )
neutralisation de la production de nitrosamines à partir des nitrates dans le système digestif
neutralisation des toxines des champignons amanites phalloïdes ( Dr BASTIEN 1960)
Elle a un rôle de chélateur pour éliminer les métaux : plomb, mercure, aluminium …
Elle réduit les réactions allergiques ( asthmes) en prévenant la libération d'histamine.
Elle régule le niveau d'insuline pour mieux contrôler le niveau de sucre dans le sang.
Elle joue un rôle dans l'absorption du fer au niveau intestinal
Elle ralentit la survenue de la cataracte
5 : VITAMINE ANTI-OXYDANTE comment agit elle ?:
Les oxydants ( radicaux libres ) sont des voleurs d'électrons
Ils prennent les électrons aux molécules qui les entourent et de ce fait modifient leurs propriétés chimiques et biologiques ce qui entraîne des dysfonctionnements, la dégénérescence, voire la mort de la cellule.
la Vit C (acide ascorbique) en s'oxydant libère des e- et des ions H+ (des protons)( de l'acidité) et se transforme en un sous produit appelé acide dehydroascorbique non toxique pour la cellule
les électrons e- libérés par la Vit C neutralisent les effets des produits oxydants générés par les virus, les bactéries, polluants chimiques ), mais aussi les propres oxydants fabriqués par les globules blancs pour détruire les envahisseurs (en cas de blessure par exemple)
Elle neutralise les radicaux super-oxyde O²- et hydroxyle OH- pour former de l'eau
Une zone blessée ou malade subit une très forte demande en électrons et la Vit C par sa diffusion rapide épaule efficacement l'organisme.
Plus le milieu est oxydant plus de Vit C sera " consommée " pour protéger les molécules des cellules
La Vit C approvisionne la cellule de l'extérieur et joue un rôle déterminant pour venir en aide aux propres mécanismes de défense internes que la cellule sait mettre en œuvre
Exemple :
Les cellules du foie fabriquent en grande quantité un anti-oxydant cellulaire : le glutathion qui est mis à la disposition des cellules attaquées et des globules blancs pour neutraliser les oxydants présents à l'intérieur des ces cellules
En cas de situation stressante, de blessure importante, d'attaque bactérienne, de virus ou de tumeur cancéreuse, le pouvoir réducteur ( anti-oxydant ) du glutathion peut être submergé, celui ci est alors totalement oxydé (en GSSG). la cellule n'a plus de moyen suffisant de défense.
C'est alors que la Vit C peut intervenir. Elle est hydrosoluble comme le glutathion et a une grande affinité pour celui ci
Si elle est fournie en grande quantité à ce moment, elle peut recycler le résidu oxydé GSSG pour le régénérer (réduire) à nouveau en glutathion
En temps normal ce peut être l'inverse, c'est à dire que le gluthation peut régénérer la Vit C oxydée pour lui permettre d'être utilisée plusieurs fois
6 : RÔLE de la Vit C DANS LE CANCER
6-A) Utilisation à doses moyennes de l'ordre de 1 à 10gr/j
Les études épidémiologiques montrent un lien inverse entre la consommation de fruits et légumes et l'incidence du cancer.
Pour les cancers digestifs, le lien avec la Vit C est le plus déterminant
La Vit C stimule les défenses immunitaires ( dont les globules blancs ) qui vont tuer et digérer les cellules malignes dès leur naissance
Dans les cellules saines, le milieu n'est pas acide ni anaérobie, la Vit C agit donc comme réducteur protecteur, producteur d'électrons
La Vit C empêche, ralentit ou renverse l'évolution cancéreuse.
Elle protège les cellules saines de la dégénérescence cancéreuse et dans certains cas peut ramener à un fonctionnement normal des cellules précancéreuses.
Des cellules normales exposées à un carcinogène résistent beaucoup mieux à la dégénérescence grâce la présence de Vit C (action anti-oxydante )
De même des cellules cancéreuses peuvent revenir à un fonctionnement normal ( C'est à dire cesser de se multiplier continuellement ) en présence de Vit C dans le milieu de culture
La Vit C freine l'initiation du cancer dans les cellules irradiées
La Vit C renforce le Collagène :
La Vit C en renforçant le tissu conjonctif (collagène) elle rend difficile la migration des cellules malignes à travers les tissus, on observe un enkystement des tumeurs qui ne peuvent plus se propager facilement dans les tissus sains adjacents
La vit C neutralise les sécrétions des cellules cancéreuses ( hyaluronidase selon Cameron ) ( enzyme malignin selon BEARD) sécrétions, qui détruisent le collagène autour des tumeurs et qui empoisonnent et digèrent les cellules saines adjacentes
Elle affame et affaibli les cellules malignes :
Les cellules cancéreuses sont très avides de glucose qui représente leur source d'énergie presque exclusive.
pour satisfaire leurs énormes besoins, leurs membranes possèdent une densité très grande de récepteurs au glucose beaucoup plus dense que pour les cellules saines
ainsi à concentration extérieure égale, le glucose pénètre plus intensément à l'intérieur de ces cellules malignes
Mais elles ne métabolisent pas le glucose correctement, Le rendement de cette utilisation qui est une " fermentation " est 20 fois moins efficace que la métabolisation normale en présence suffisante d'oxygène
par manque d'oxygène, le glucose est finalement transformé en acide lactique qui contribue à acidifier un peu plus le milieu intra cellulaire puis interstitiel autour de la tumeur
La Vit C a une structure moléculaire proche de celle du glucose et utilise les mêmes récepteurs au glucose pour pénétrer dans les cellules (l'insuline )
On observe une concentration sélective de Vit C dans les cellules malignes
La cellule cancéreuse voit ainsi de la Vit C entrer à la place du glucose ce qui ne produit pas le même effet. elle se trouve progressivement affamée d'énergie et en conséquence affaiblie
La compétition entre le glucose et la Vit C pour entrer dans les cellules fait que si l'on baisse la quantité de glucose dans le sang on permet à encore plus de Vit C de pénétrer dans les cellules cancéreuses et on affaiblit d'autant plus le cancer.
La Vit C joue un rôle dans l'équilibre hormonal progestérone-œstrogènes ou
testostérone-œstrogènes.
Parmi les œstrogènes, l'estradiol est un activateur de croissance, sa trop forte concentration active la multiplication cellulaire et donc active la croissance d'un cancer.
Neutraliser l'estradiol est une des stratégies utilisées pour freiner l'évolution du cancer, la Vit C y participe.
La membrane des cellules cancéreuses est fragilisée par présence de Vit C
Elle protège les cellules saines des effets destructeurs des anti mitotiques et de ce fait réduit les effets toxiques des chimiothérapies.
Elle permet de ce fait aux chimio d'être plus sélectives
La Vit C agit en synergie avec les antimitotiques pour détruire les cellules malignes
Le 5FU seul 38% de cellules cancéreuses tuées ; 5FU+ Vit C 95,5% (Kedar PRASAD Colorado 1999)
Même effet favorable avec la radiothérapie.
Rayons seuls le taux de croissance est réduit de 72% ( reste 28%)
Rayons + Vit C à98% ( reste 2%)
Dans d'autres études, moitié moins de doses de rayons ionisants feront le même effet en présence de Vit C
6-B) Utilisation à fortes doses de l'ordre de 100 g/j ( 10 à 300 gr/j )
Effet " chimio "
en intra-veineuse la Vit C se concentre préférentiellement dans les tumeurs et devient toxique prioritairement pour les cellules cancéreuses. Les détruisant bien avant les cellules saines.
A l'intérieur de la cellule cancéreuse le milieu est acide et anaérobie ( pas d'oxygène, avec une très forte présence en protons, (ions H+) ), la Vit C présente en forte concentration ne se comporte plus comme un réducteur mais comme un pro-oxydant produisant de fortes doses de peroxyde d'hydrogène (H2O2), tout comme certains antimitotiques utilisés en chimiothérapie.
Le peroxyde d'hydrogène (H2O2 ) est un radical libre très oxydant que les cellules cancéreuses ne savent pas neutraliser contrairement aux cellules saines et qui fini par les tuer.
Avec les injection I.V. la concentration sanguine de Vit C est maintenue très élevée à des taux de l'ordre de 4 à 6 gr/l de sérum pendant plusieurs heures.
À ces taux presque toutes les cellules cancéreuses seraient sensibles.
La Vit C suit un tout autre processus dans les cellules saines
Elle entre à plus faible concentration, (moins de récepteurs au glucose ) les cellules saines n'ont pas le même PH intérieur donc moins de H2O2 produit et celles ci possèdent une enzyme la catalase (10 à 100 fois plus que dans les cellules malignes ) pour neutraliser le H2O2 produit, ce qui fait que la toxicité pour les cellules saines est beaucoup moins élevée,
( sélectivité ).
La sélectivité toxique de ce protocole (Riordan ) avec la Vit C permet de détruire les cellules cancéreuses sans détruire l'organisme
c'est ce qui lui donne son intérêt, car il peut être utilisé beaucoup plus longtemps sans effet secondaire pour guérir ou maîtriser un cancer
6-C ) ACTION EN SYNERGIE :
En présence d'autres antioxydants comme l'acide alpha lipoic, les vitamines E et A, la vit K, les vit du groupe B, la B12, ( cyanocobalamine ), la B3 (niacinamide),la biotin, les flavonoids comme la quercetine, les anthocyanidines , les minéraux comme le sélénium, : l'action de la vitamine C est démultipliée.
les taux sanguins nécessaires pour être efficaces sont beaucoup plus faibles ( de l'ordre de dix fois moins, de six gr/l à 0,7 gr/l)
7 : OBSERVATIONS SUR LES EFFETS ANTI CANCÉREUX DE LA VITAMINE C :
Dans les années 1930 l'arrivée massive du jus d'orange dans l'alimentation au Etats Unis
coïncide avec la baisse du taux des cancers de l'estomac
La Vit C contenue dans le jus de fruits neutralise la formation des carcinogènes comme les nitrosamines
Au Japon où le jus d'orange ne fut pas utilisé le taux de cancer de l'estomac continue avec les mêmes taux élevés
Les études comparatives effectuées par Cameron et Pauling pendant les années 1960 - 1970 sur plus de 500 patients qui utilisaient 10 gr/ jour de Vit C montrent que les malades amélioraient notablement leur confort de vie , leur appétit et leur vigilance ; leurs besoins en médicaments anti douleurs étaient fortement réduits.
De plus l'allongement de leur vie était notablement augmentée par rapport aux témoins,
Plus la complémentation en Vit C est commencée tôt dans l'évolution du cancer plus l'effet est important sur l'allongement et la qualité de la vie.
Le nombre de reprise d'activité cancéreuse chez les personnes en rémission est lui aussi diminué.
Des observations de Pauling et Cameron pendant les années 1970, il résulte que la survie moyenne a été multipliée par trois chez les cancéreux terminaux (supplémentés à 10 gr/j ) ceci est très peu en valeur absolue (nombre de jours) 300 jours contre 100 jours !
Pour les cas soignés plus précocement, la survie moyenne est multipliée de dix à vingt fois ce qui représente dans cette hypothèse en valeur absolue des gains de plusieurs années voire de dizaines d'années.
( une survie moyenne de un an multiplié par dix cela fait 10 années de vie )
Les effets quantitatifs de la Vitamine C seuls sont difficiles à évaluer car la Vit C est proposée avec tout un protocole de compléments vitaminiques, nutritionnels et de modification diététiques dont on sait qu'ils agissent en synergie pour démultiplier les bénéfices.
Exemple : étude publiée en 1990 par Hoffer et Pauling Vit C + autres Vit et nutriments
Sur 129 patients qui recevaient simultanément un traitement conventionnel (chimio …)
31 patients sans apport vitaminique et nutritionnel durée de survie moyenne 6 mois
pour les 98 autres qui ont reçu des compléments :
19 patients peu sensibles aux compléments ( 20%) ont eu une durée moyenne de survie de 10 mois
47 patients ( 50% ) cancers variés durée moyenne de survie 6 ans ( x 12 fois)
32 patients ( 30% ) cancers génitaux féminins durée moyenne de survie 10 ans (x 21fois)
A la lumière de toutes les études, ce que l'on peut affirmer, c'est qu'une alimentation riche en Vit C réduit notablement la survenue du Cancer ( de l'ordre de 50% ) un cas sur deux épargné.
Plus l'ensemble du régime est modifié plus la corrélation avec l'affaiblissement du cancer est forte.
Un seul nutriment modifié a beaucoup moins d'impact.
Ceci est vrai pour les médicaments : utilisés seuls sans modification de l'ensemble des habitudes alimentaires et environnementales, ils influent peu sur l'évolution.
8 : DOSES UTILES à utiliser:
Par voie orale : 10 mg/j permet d'éviter le scorbut
60 mg/j est la dose journalière recommandée ( DJR) pour une personne bien portante
les fumeurs ont droit à une dose plus élevée de 50% (90mg/j)
pour les chimpanzés la DJR est 20 à 40 fois plus élevée ! bienheureux primates !
300mg/j en supplémentation a permis de constater un allongement statistique moyen de six ans chez les personnes étudiées (Université de Californie)
1000mg/j est un minimum pour les personnes malades alitées
10 à 20 g/j est proposé pour combattre les proliférations cellulaires, virales infectieuses et la cicatrisation des blessures importantes.
Il est conseillé de commencer par une dose de 1 gr/j et de d'augmenter de 1gr/j jusqu'à ce que la diarrhée apparaisse, à ce stade réduire quelque peu en dessous de ce seuil de tolérance.
La dose de tolérance évolue avec la maladie, donc des besoins de l'organisme.
L'utilisation sous forme de sel ascorbate ( Na, Ca, Mg, K, Zn ) permet une assimilation plus prolongée et une assimilation plus régulière qui permet de maintenir un taux plus élevé et plus régulier d'ascorbate dans le sang
Il existe aussi une forme liposoluble de la Vit C l'ascorbyl palmitate (obtenue par synthèse ) elle serait utile pour diffuser à travers la peau vers les cellules adipeuses.
L'Institut National de la Santé AMÉRICAIN préconise 250 mg/j
Pour un être en bonne santé sans stress, Eduardo FREI préconise 200mg/j,
mais en cas de maladie ou d'inflammation les besoins de l'organisme vont augmenter dans des proportions parfois importantes, des doses 10 à 50 fois plus fortes seront nécessaires pour retrouver rapidement l'équilibre
L'organisme dans ces conditions actives de lutte est capable d'assimiler efficacement des quantités importantes de Vit C.
Pour Robert CATHCART l'effet curatif de la Vit C est obtenu avec des doses proches de la saturation gastrique à diarrhée …
Pour obtenir un effet destructeur direct sur les cellules cancéreuses des taux sanguins de 4000 mg/l sont nécessaires,
Ils ne peuvent être obtenus pour une durée limitée que par injection intra veineuse en infusion lente de 50 à 150 grammes de Vit C
En cas de cancer des doses orales de plusieurs grammes doivent être prises en continu
Par voie rectale et intra-veineuse :
100 à 200 g/j sont utilisés en intra veineuse pour maîtriser la prolifération cellulaire sans effets secondaires.
La Vit C est utilisée en injection intra-veineuse sous forme d'ascorbate de sodium
La Vit C est d'utilisation sure et ne présente pas de danger aux doses utilisées.
Les effets secondaires à haute doses sont connus ils agissent sur le système digestif ( diarrhées) ou par des démangeaisons annales ou autres
Toujours commencer et terminer progressivement une cure à haute dose de Vit C.
9 : SOURCES DE VITAMINE C :
Les fruits : le Kiwi 100mg/100g la fraise 55mg/100g l'orange 50mg/100g
Le melon 40mg/100g Le pamplemousse 35mg/100g
les choux de bruxelles et brocoli crus 80mg/ 100g
les tomates, raisins, carottes, 10mg/100g
La Vitamine C utilisée dans les essais décrits est celle produite par synthèse : l'acide L-ascorbique
Ce que l'on sait, c'est que l'acide L-ascorbique utilisé en même temps que d'autres anti-oxydants comme les polyphénols, voit son efficacité démultipliée.
10 : LES PRIX
pour le consommateur vont de :
0,4 € pour 10gr importés des E.U.
à 2 € pour 10gr en grande surface en France
2,8 € pour 10gr en " naturelle " en bio-coop
en pharmacie ?
11 : CONCLUSION
L'industrie médicale lutte toujours ardemment pour denier toute action de la Vit C dans la lutte contre la maladie.
Elle finance des études pour conclure à l'inefficacité voire même au danger de son utilisation pour maîtriser le cancer.
Aux Etats Unis, la Vit C est maintenant reconnue utile dans la prévention de certains cancers.
A quelle dose la Vit C qui est reconnue protectrice au début, deviendrait elle dangereuse pour aider l'organisme ? : pas de réponse
A quel stade du cancer devient elle nocive pour l'organisme qui se défend ? : pas de réponse
Toutes les tentatives pour dénigrer la Vit C sont restées vaines.
Les détracteurs de la Médecine Officielle, signalent que Linus PAULING est décédé d'un cancer à la prostate, mais ils oublient médiocrement de mentionner qu'il a vécu normalement avec son cancer jusqu'à 93 ans !
Combien d'hommes meurent sans cancer après cet âge ?
(Statistiquement 70% des hommes ont des foyers cancéreux dans la prostate à 80 ans)
Cet exemple, loin d'être un contre exemple est une belle démonstration de l'efficacité de l'œuvre théorique et pratique de LINUS PAULING :
La vitamine C à elle seule n'est pas un remède qui guérit du cancer mais c'est un complément qui intervient pour allonger sérieusement la durée de vie des cancéreux et ce qui est important, dans des conditions de vie quasiment normales.
La Vit C est probablement le seul produit connu qui peut fournir en masse et sans danger des électrons à l'organisme ( capacité réductrice ) et les cancéreux en ont grandement besoin
" les critiques contre la Vit C perdureront plus ou moins mais les bénéfices de celle ci, EUX, continuerons " Abram HOFFER
Si vous désirez vivre moins longtemps et moins bien, surtout ne prenez pas de vitamine C.
http://gestionsante.free.fr/vitamine_c_et_cancer.htm
12 : REFERENCES :
Cancer and Vitamin C Ewan CAMERON Linus PAULING 1979-1993
Notre ange gardien la vitamine C Pierre CORSON éditions Guy Trédaniel 1995
Voies alternatives dans le
Traitement du cancer Joseph LEVY Editions du rocher 1998
Cancer Therapy Ralph W. MOSS 2001
Antioxidants against cancer Ralph W. MOSS 2002
Beating Cancer with nutrition Patrick QUILLIN 2001
Vit C infectious diseases and toxins
Curing the incurable Thomas LEVY 2002
DISEASE PREVENTION and
TREATEMENT 4ème edition Life Extension Foundation 2003
Sites internet
www.gestionsante.free.fr Site en français
www.brightspot.org utilisation de la Vit C en haute dose en intra veineuse.
www.lef.org protocoles anti-cancer
www.vitamincfoundation.org site d'info sur la vitamine C
www.ralphmoss.com site d'informations médicales de Ralph MOSS
www.orthomed.com site du Dr Robert CATHCART
http://www.doctoryourself.com site informations médicales
Gabriel DUFILS
gabriel.dufils@wanadoo.fr |
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Astyan CONFERENCIER
Inscrit le: 01 Nov 2007 Messages: 160
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Posté le: 21 Avr 2010 21:46 Sujet du message: |
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Je lisais ce sujet, pour rebondir sur ce que disait Arnaud à propos du Dr Hamer, je suis assez sceptique, sur l'origine presque uniquement psychologique et conflictuel des cancers et le non besoin de médicaments. Le mental à une grande influence mais je pense pas que le type de conflits détermine la localisation du cancer non?
Les remédes naturels je suis bien sûr à 100% pour, pour mieux éviter et prévenir le cancer, éviter de tomber malade, mais aussi en cas de cancer mieux le soigné, et le guérir, augmenté ses chances, et il faudrait les généraliser, et mieux informer les gens surtout les malades par rapports aux divers pratiques. _________________
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Paul CONFERENCIER
Inscrit le: 11 Jan 2005 Messages: 6432 Localisation: Haute Corse
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Posté le: 24 Avr 2010 7:58 Sujet du message: |
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Bonjour Astyan,
Comme précisé sur de nombreuses pages de mes sites, bien que d'une remarquable efficacité, les techniques naturelles de santé ne se substituent en aucune façon aux ordonnances médicamenteuses éventuellement prescrites par un médecin.
En revanche, il s'agit de techniques préventives ou éventuellement complémentaires des traitements conventionnels facilitant le processus de rémission et de guérison.
Quant à l'origine des cancers, de l'avis de nombreux spécialistes, elle est plurifactorielle ce qui inclut également une dimension psychologique.
Cordialement,
Paul
http://agirpoursasante.free.fr |
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Paul CONFERENCIER
Inscrit le: 11 Jan 2005 Messages: 6432 Localisation: Haute Corse
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Posté le: 04 Mai 2010 6:47 Sujet du message: |
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Psycho-oncologie
Dr Van Alphen
Le «cancer» est un mot qui englobe une multitude de maladies qui n’ont souvent en commun que quelques comportements cellulaires anormaux d’un tissu, dans un organe, et un contrôle immunitaire qui n’arrive plus à bien faire son travail pour éliminer ces cellules «anormales».
Le système immunitaire est un système biologique très complexe avec de nombreux types de cellules de défense, des anticorps et des substances qui activent, inhibent, transforment et attirent des cellules dont certaines sont dites «tueuses» car elle peuvent détruire une cellule indésirable...
Toutes ces relations entre cellules et substances qui régulent l’immunité sont influencées par l’état émotionnel dont le stress est le mieux connu et est très souvent associé au «cancer»...
En effet, le mot «cancer» véhicule l’image de la maladie fatale ou difficilement traitable alors que certains cancers se guérissent bien ou se contrôlent bien durant de très nombreuses années.
Dès l’annonce de ce diagnostic, la personne concernée mais aussi son environnement familial développent un stress plus ou moins important selon la personnalité de chacun et selon la qualité de la communication avec le médecin et son équipe.
Nous savons depuis déjà plusieurs années que le stress diminue les défenses immunitaires et certaines études ont mis en évidence que dans certains cancer, un accompagnement psychologique adapté réduisait ce stress et augmentait la durée et la qualité de la survie !
Cet effet de la psycho-oncologie a permis à des personnes peu expertes ou mal intentionnées de laisser croire que des techniques mentales pouvaient guérir un cancer...
Aucune étude n’a jamais validé cette affirmation mais il est vrai que certaines lésions tumorales non cancéreuses (comme les verrues de la peau par exemple) peuvent régresser et disparaître après un travail psychologique souvent basé sur la suggestion d’une disparition du problème...
La démarche des concepteurs des audiocaments s’inscrit dans la démarche rationnelle et validée scientifiquement des psycho-oncologues qui travaillent en milieu clinique :
augmenter l’efficacité des traitements médicaux en évitant le stress face aux traitements et à l’attente de leurs résultats.
diminuer certains effets secondaires de certains traitements (nausées, douleur, etc.)
améliorer le moral et donc la qualité de vie émotionnelle.
Cette démarche se base sur la suggestion indirecte qui s’adresse au cerveau émotionnel, créatif, «primitif».
Les suggestions indirectes, «métaphoriques», sont conçues en fonction de la cible : confort digestif et appétit contre les nausées et les vomissements («Gastro-relaxation» par exemple), amélioration de l’humeur («Joie de vivre» et «Retrouver la Joie»), conception positive de l’épreuve thérapeutique («Ma maladie, Ma chance» et «Sein-timentalement»), etc.
En ce qui concerne l’objectif «stress et immunité», la stratégie proposée est celle de laisser à l’équipe médicale le soin... de bien soigner... pour vous laisser mettre toute les énergies psychologiques dans l’apprentissage du lâcher prise intégral par rapport à toutes les sources possibles de stress... pour vous laisser mettre toutes ces énergies mentales dans la découverte des paix intérieures et des ressources physiologiques comme le font les yogis ou les fakirs... avec les effets physiques étonnants que cela permet.
Les articles scientifiques qui s’intéressent aux relations entre «psychologie et cancer» sont innombrables et couvrent de nombreux domaines de la médecine, de la biologie et de la psychologie.
Sur la question de l’effet d’une intervention psychologique sur la survie des patientes opérées d’un cancer du sein, une très récente publication dans la revue Cancer en décembre 2008 confirme les résultats de nombreuses études précédentes.
En effet, l’équipe du Département de Psychologie de l’Université américaine de Columbus montre que les stratégies psychologiques de réduction du stress, d’amélioration de l’humeur et d’encouragement au respect des traitements proposés diminuent le nombre de récidives et la mortalité due à ce cancer mais aussi due à d’autres causes que le cancer !
L’étude publiée en avril 2008 dans «Clinical Cancer Research» montre qu’une seule intervention psychologique par téléphone chez des patientes opérées d’un cancer du col de l’utérus améliorait la qualité de vie et modifiait favorablement l’axe psycho-neuro-immunitaire avec des changements au niveau de certaines cellules de défense et de molécules immunorégulatrices.
Les auteurs évoquent de nouvelles hypothèses d’action de la réduction du stress chronique sur l’évolution du cancer et la survie.
Dans ce même domaine de l’oncologie génitale, les résultats de l’étude réalisée à Cheltenham (USA) par l’équipe du professeur Fang montrent que les lésions pré-cancéreuses du col utérin causées par l’infection à papillomavirus humain de type 16 (un des virus oncogènes du col utérin) sont sous le contrôle d’une immunité cellulaire dont l’efficacité est réduite par le stress.
L’étude suggère un mécanisme potentiel par lequel le stress peut influencer la progression des lésions pré cancéreuses du col utérin.
Une étude publiée par des membres du Centre du Cancer du Foie de l’Université de Pittsburgh (USA) suggère le traitement des symptômes dépressifs, très fréquents chez ces patients, car ils réduisent la survie de manière significative par une action sur les défenses immunitaires (étude des cellules tueuses, de facteurs humoraux de l’immunité, etc.)
L’étude réalisée par les chercheurs de la division d’oncologie gynécologique de l’Université de l’Iowa montre que le support psychologique influence favorablement le micro-environnement cellulaire des tumeurs de l’ovaire comme leur infiltration par certaines cellules de défense.
Une revue systématique de la littérature a évalué l’utilité de plusieurs techniques nonpharmacologiques pour réduire les effets secondaires de la chimiothérapie : nausées, vomissements, constipation, diarrhée, fatigue, mucosite, etc.
Certaines techniques de relaxation profonde avec visualisation, comme l’hypnose médicale, sont étudiées pour leurs effets sur les nausées et les vomissements et particulièrement comme moyen de prévenir les effets secondaires de certains traitements anticancéreux.
Voici quelques références bibliographiques
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Fang CY, Miller SM, Bovbjerg DH, Bergman C, Edelson MI, Rosenblum NG, Bove BA, Godwin AK, Campbell DE, Douglas SD.
J Clin Oncol. 2007 Jun 10;25(17):2397-405
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Social support, psychological distress, and natural killer cell activity in ovarian cancer
Lutgendorf SK, Sood AK, Anderson B, McGinn S, Maiseri H, Dao M, Sorosky JI, De Geest K, Ritchie J, Lubaroff DM.
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J Natl Cancer Inst Monogr. 1996;(21):65-70
Stress and quality of life following cervical cancer
Andersen BL.
Darius Razavi , Nicole Delvaux , Julie Beckers , Emilie Bertin , Collectif
Précis de psycho-oncologie
Masson 2008
Dr Patrick Van Alphen
Docteur en médecine générale de l'Université Libre de Bruxelles, formé en suggestion éricksonienne (formation au département d'anesthésie-réanimation du centre hospitalier du Sart Tilman de Liège par le Dr Faimonville. Il est responsable dans plusieurs départements hospitaliers de la prise en charge psychosomatique (problèmes de douleurs pré et post-opératoires, de l'accompagnement à la chimiothérapie, menace d'accouchement prématuré, etc.). Collaboration sur les textes de : "Céphalée", "Prénatale", "Psoriasis"... Médecine psychosomatique et médecine de l'obésité au Centre Hospitalier Interrégional Edith Cavell à Bruxelles - Belgique. Coordinateur du projet national "Les cliniques du juste poids" en Belgique.
http://www.zenlatitudes.com/FR/ArticlePsycho-oncologie.htm
Cordialement,
Paul Zveguinzoff
Psychologue clinicien, psychothérapeute
Président d'Agir pour sa Santé
http://agirpoursasante.free.fr |
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Paul CONFERENCIER
Inscrit le: 11 Jan 2005 Messages: 6432 Localisation: Haute Corse
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Posté le: 01 Juin 2010 15:53 Sujet du message: |
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Le végétalisme, la meilleure protection contre le cancer, selon le Dr Michael Greger (1)
Un mode de vie basé sur le végétalisme, dont l'assiette est constituée d’une combinaison de certains légumes et de produits du soya, apporterait la meilleure protection contre le cancer, affirme le Dr Michael Greger, spécialiste de la nutrition et populaire conférencier américain.
Il a présenté ces conclusions après avoir consulté plus de 5 000 articles sur la nutrition publiés dans la littérature scientifique des dernières années. Michael Greger a été invité par l'Association végétarienne de Montréal pour présenter sa conférence intitulée Latest in nutrition (La revue de l'année en nutrition)1.
Les meilleurs légumes
« La diète est directement liée au cancer, affirme le conférencier, plus encore que les gènes ou le tabac. » La conférence de Michael Greger prend la forme d'un jeu-questionnaire. Ses questions en vrac visent à séparer les mythes des faits appuyés par la science concernant la nutrition et les habitudes de vie.
Sa première question portait sur une récente étude qui a comparé 34 légumes consommés régulièrement et leurs propriétés à freiner la prolifération des cellules cancéreuses contre 8 types de cancer. L'épinard, le champion toutes catégories, préviendrait le cancer du pancréas, du sein, du poumon, des reins, de la prostate, de l'estomac et certaines tumeurs au cerveau.
« Les radis sont inutiles à prévenir le cancer du pancréas, mais freinent l'évolution du cancer de l'estomac. Les poivrons orangés n'ont aucun effet contre le cancer de l'estomac, mais ralentissent la progression du cancer de la prostate de 75 % », avance Michael Greger.
La plupart des légumes les plus populaires, comme la carotte, la tomate, le concombre, la laitue ou la pomme de terre, n’auraient pas de propriétés anticancer, affirme-t-il. En revanche, les propriétés de l'ail en feraient le légume par excellence, ex aequo avec l'épinard, contre le cancer, soutient Michael Greger.
Du poisson et de la viande?
Le Dr Greger n’encourage pas la consommation de poisson et de viande en raison des produits chimiques toxiques qu’ils contiennent, par exemple les biphényles polychlorés (BPC). Il privilégie la consommation de produits de soya qui, selon les études, amélioreraient la mémoire et diminueraient le taux de mortalité.
Tout au long de son discours, Michael Greger a insisté sur l'importance de douter des études et de ses propres affirmations. Ce qu'il faut retenir, souligne-t-il, c'est l'association de certains types de légumes qui freineraient la prolifération de certaines tumeurs cancéreuses. « Une salade aux épinards composée de radicchios, de betterave et de tofu, avec une vinaigrette à l'ail, ferait un excellent choix santé », a-t-il donné en exemple.
Danny Raymond – PasseportSanté.net
1. Le Dr Michael Greger a présenté sa conférence à l’École des hautes études commerciales de Montréal le 29 mai dernier.
http://www.passeportsante.net/fr/Actualites/Nouvelles/Fiche.aspx?doc=vegetalisme-meilleure-protection-contre-cancer-selon-dr-michael-greger_20100531&source=bulletin&provenance=
Cordialement,
Paul
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